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Explication de texte de la dixième lettre des Lettres philosophiques de Voltaire

Publié le 09/02/2011

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« contraste entre « les trois flottes » du début et les « deux cents vaisseaux de guerre »d'après.

Il effectue une gradation dans le rôle que tiennent les anglais dans leursexpéditions et met en avant la disproportion entre la petitesse de l'île et sa puissance dans lemonde : L'Angleterre joue un rôle important dans la conquête d'un endroit stratégique, dans laconquête territoriale, et dans son intervention dans les conflits (« le gendarme du monde »).Cette capacité à être une puissance économique et maritime tranche résolument avec son profilgéographique : Ainsi, Voltaire met en relief le contraste entre « la petite île » qui ne fabrique« qu'un peu de laine grossière » avec sa « grandeur » économique, « ses forces navales »… Grace au commerce, les Anglais peuvent donc assurer leur souveraineté sur Gibraltar, dicter les lois aux plus riches (roi d'Espagne), intervenir pour éviter les guerres entre pays.

Les exemples donnés par Voltaire sont ainsi gradués. Le second paragraphe est une anecdote destinée à valoriser l'idée du commerce.

Voltaire évoque la guerre France – Italie. L'argent est le vecteur d'un renversement de situation (le prince Eugène bat Louis XIV par le prêt de « 50 millions », ce qui apparait néanmoins comme une hyperbole).

On relève trois verbes au passé simple (« prêta » / « délivra » / « battit »..) et un complément circonstanciel de temps (« en une demi-heure de temps ») qui donnent une impression de rapidité et renforcent le caractère exagéré de cette anecdote.

Sur un ton hyperbolique, Voltaire fait l'éloge du commerce et du pouvoir de l'argent. Le philosophe propose dans le troisième paragraphe une comparaison avec le citoyen romain pour insister sur la grandeur et sur le prestige du commerce : Il met ainsi au même rang les citoyens romains et les marchands puisqu'il écrit qu' " un Marchand Anglais [...] ose se comparer à un Citoyen Romain ".

Les marchands sont fiers de leur activité, il y a comme une sorte de dignité à pratiquer le négoce.

Par exemple : « un juste orgueil » constitue selon Voltaire une sorte de prétention méritée à pratiquer une telle activité. Il donne l'exemple de nobles anglais.

Et prépare ainsi la comparaison « critique » suivante avec les allemands et les français.

2.

Critique de la noblesse Le troisième et dernier paragraphe est l'occasion pour Voltaire de mettre à mal l'aristocratie allemande et française.

Dans ce paragraphe qui constitue dans son argumentaire un contre-exemple, Voltaire dévalorise les préjugés des nobles allemands dans une tonalité ironique : il utilise une hyperbole pour critiquer le refus des nobles Allemands de faire du commerce : il qualifie ce refus de « coutume monstrueuse ».

Il les montre comme entêtés et ridicules, se contentant de n'avoir pour biens que des armoiries et de l'orgueil.

Cette critique du noble allemand n'est pas sans rappeler le personnage du baron Thunder-ten-tronckh face au personnage de Candide dans Candide ou de l'optimisme de Voltaire. Dans le quatrième paragraphe, Voltaire critique la pratique française des anoblissements (chose possible grâce à l'argent) : « est marquis qui veut ».

Il dresse le portrait de nobles français vaniteux : « un homme comme moi, un homme de ma qualité ».

Il met en avant le mépris des nobles envers les négociants.

Il utilise une litote pour comparer le négociant à tel ou tel seigneur (nobles) : « lequel est le plus utile à l'État ». L'auteur dresse un portrait satirique du noble en tant que courtisan du roi : il montre que l'activité du noble est absurde contrairement à celle du négociant qui se veut réelle et utile.

A la manière d'une maxime, Voltaire affirme le rôle indispensable du négociant dans la société lorsqu'il affirme : « il contribue au bonheur du monde ». Ce sont donc deux portraits antithétiques qui mettent en avant l'idée de l'utilité de l'être dans la société, question chère aux philosophes. Conclusion. »

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