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CITATIONS ISSUES DU MUR INVISIBLE

Publié le 25/02/2026

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« CITATIONS ISSUES DU MUR INVISIBLE I) CHANGER DE RAPPORT À LA NATURE : UNE LEÇON DE VIE A) L’homme est perçu comme une menace pour le milieu naturel : Extermination: Nom de Lynx ne lui va pas car « les vrais lynx avaient été exterminés depuis si longtemps que personne ici ne pouvait s’en faire une idée.

» (p.45); « On est en train de payer le fait que toutes les bêtes de proie aient été décimées depuis longtemps et que le gibier n’ait plus d’ennemi naturel à l’exception de l’homme.

» (p.119) Conséquence: « La forêt ne veut pas que les hommes reviennent.

» (p.215) Animal dominé par l'homme, cf.

chats battus, au sujet de vieille chatte : « Elle avait dû faire de mauvaises expériences avec mes semblables.

Je sais trop comment les chats sont traités la plupart du temps, surtout à la campagne, pour m’en étonner.

» (p.58) Nécessité de la chasse vécue comme une torture : « la sanglante occupation de chasser » (p.73) ; « Je ne perdrai jamais cette répugnance à tuer.

» (p.144) « La perspective de ces activités meurtrières ne me plaisait pas, et pourtant je n’avais pas d’autre choix si je voulais rester en vie ainsi que Lynx.

» (p.50) ; « C’est quand il est question de chevreuil que cela me semble particulièrement condamnable, presque une sorte de trahison.

Jamais je ne pourrai m’y habituer.

» (p.63) cf.

même espèce : mammifères B) À l’inverse, la narratrice, immergée dans la nature, se livre à une observation sensible du milieu naturel : Vie omniprésente VS impression première de forêt déserte: « La forêt n’est jamais entièrement silencieuse.

» (p.104); Attention au détail: « petite procession hâtive (…) de fourmis géantes » ; bruit du « pic vert » ; « clapotis de l’eau de la fontaine » ; « air frais de la montagne » (p.28) => locus amoenus, cadre salubre ; mais aussi milieu âpre (VS carte postale pour regard de touriste en quête de pittoresque) : « Pour la première fois, je ne trouvais pas la gorge belle et romantique, mais seulement humide et sombre.

» (p.33) ; « Obnubilée par l’idée de constituer une grande réserve de bois, je ne voyais plus le paysage.

» (p.115) Perception aiguisée, et capacité à identifier ce qui est équivoque VS vision simpliste: « Dans le cyclamen, le rouge de l’été et le bleu de l’automne se fondent en mauve et leur parfum semble retenir une dernière fois la douceur passée ; mais si on le respire trop longuement, on y sent une tout autre odeur, celle de la décomposition et de la mort.

» (p.114); Brame des cerfs perçu comme mélancolique et désespéré devant contrainte d’affronter danger VS éthologues qui y voient manifestation orgueilleuse et provocatrice de leur désir (p.141) // « Ce que j’en ai vu suffit à me persuader que l’amour n’est pas un état agréable pour les animaux.

Ils ne peuvent pas savoir que cet état sera passager car pour eux chaque seconde dure une éternité.

» (p.281) C) De cette immersion et de cette observation respectueuse découlent des apprentissages : Capacités quasi-divinatoires: Apprend à lire « les différents signes qui [lui] permettent à présent de prévoir le temps.

» (p.91); « Je suis devenue un paysan, et un paysan doit prévoir.

» (p.121) Expérience de la nature fournit une connaissance empirique, et même corporelle, plus vitale que la connaissance théorique: « Ce n’est que lorsque la connaissance d’une chose se répand lentement à travers le corps qu’on la sait vraiment.

» (p.72) Ex : technique de sciage : « Le troisième jour je compris enfin, ou plutôt mes mains, mes bras, mes épaules comprirent et d’un seul coup ce fut comme si je n’avais rien fait d’autre de toute ma vie que scier du bois.

» (p.93) PB d’éducation urbaine occidentale, coupée de l'expérience de la nature, et donc trop théorique : « mal armée pour affronter les réalités de la vie » (p.97) ; « qqch dans notre système d’enseignement devait être détraqué » (p.97) ; « J’avais une chance en naissant mais ni mes parents, ni mes maîtres ni moi-même n’avons su la saisir.

» (p.98) « J’ai mis quarante ans pour comprendre que j’avais des mains.

» (p.160) La doxa, une fausse connaissance, à rebours d’une expérience directe : « Je prenais conscience que tout ce que j’avais pensé ou fait dans le passé n’avait été qu’une imitation sans valeur. D’autres hommes avaient pensé et agi, avant moi et pour moi.

» (p.245) ; « Depuis mon enfance, j’avais désappris à voir les choses avec mes propres yeux et j’avais oublié qu’un jour le monde avait été jeune, intact, très beau et terrible.

» (p.245-246) 1 Savoir scientifique impuissant VS savoir-faire vital au quotidien : spécialiste des armes de destruction comprendrait mieux, mais « Avec tout son savoir il ne pourrait rien faire de plus que moi : attendre et essayer de rester en vie.

» (p.48) ; réflexions abstraites < activités nécessaires, quotidiennes, matérielles : « Même si les connaissances les plus excitantes m’étaient soudain révélées, elles resteraient pour moi sans signification.

Je devrais continuer à nettoyer l’étable deux fois par jour, à couper du bois et à remonter le foin de la gorge.

» (p.75) D) S’esquisse alors une leçon éthique, un éloge de l’ascétisme, prônant un labeur plus sain que la frénésie et les oppressions larvées du mode de vie occidental : Nature comme lieu de vie idéal: « Parfois je pense qu’il aurait été agréable d’élever mes enfants ici, dans les bois.

Pour moi, cela aurait été sans doute le paradis.

(…) Je crois que le paradis n’a jamais existé.

Il ne pourrait y avoir de paradis qu’en dehors de la nature et c’est ce que je ne peux pas me représenter.

L’idée d’un tel paradis m’ennuie et je n’y aspire pas.

» (p.90) Apprendre à ralentir: « je m’étais adaptée à la forêt.

(…) À présent je prends le pas tranquille du paysan (…) » (p.257) ; « C’est depuis que j’ai ralenti mes mouvements que la forêt pour moi est devenue vivante.

» (p.258); patience VS précipitation du rythme urbain: « Quand le temps serait venu, ce qui devait être fait serait fait.

» (p.225) À l'inverse, le monde moderne urbain est placé sous le signe d'une fuite en avant, où la montre représente « une sorte de divinité » qui tient l’homme en « esclavage » ; « temps artificiel des hommes » (p.75) VS Sagesse sur l’alpage, sentiment cosmique : sentiment de persistances des étoiles, même qd invisibles : apaisement ; « Il semblait qu’une grande main ait arrêté l’horloge qui était dans ma tête.

» (p.222) // « (…) sur l’alpage cette vie m’apparaissait misérable et ridicule, un néant bouffi d’orgueil.

» (p.215) « j’étais comme tous les hommes, tjs pressée de fuir et tjs empêtrée dans mes rêveries » (p.246) VS « les animaux vivent jusqu’à leur mort dans un monde de terreur et de ravissement.

Ils ne peuvent pas fuir et doivent jusqu’à la fin supporter la réalité.

» (p.246) Oppression silencieuse de la société des hommes : « monde hostile aux femmes », fonder une famille : « accablée d’un nombre écrasant de devoirs et de soucis » (p.96) ; « la société dans laquelle elle vivait (…) était aussi ignorante et accablée qu’elle.

» (p.96) ; « malaise (…), conscience que cela ne pouvait pas être suffisant » (p.97) ; révélation de vie vaine, comme celle de « tous (s)es semblables » (p.71) ; « Nous étions tous comme anesthésiés par l’ennui.

» (p.128) Le contact avec le monde sauvage implique un changement d’échelle de valeurs : réévaluation des choses sans prix, mais vitales (VS précieux futile) : sac de pdt, allumettes et munitions, outils, jumelles : « se sont révélés d’une importance vitale » (p.49) ; pdt et haricots : « plus précieux trésor » (p.50) VS bagues qu’elle retire de ses mains, qui sont ses « principaux outils de travail » : « Qui aurait l’idée de décorer ses outils avec des bagues d’or ? » (p.95) Labeur permet aussi d'échapper au ressassement et aux questionnements stériles: fatigue, activités nécessaires, libèrent de préoccupations, cf.

première journée de labeur ou n’éprouve plus de désespoir, mais st le désir de dormir (p.43), « étourdie de travail » (p.46) VS « livrée aux pensées » qd elle n’est plus « fatiguée physiquement » p.45 ; plus tard, retour de cette observation : « j’étais bien trop fatiguée pour ressasser » (p.137) II) POROSITÉ DES FRONTIÈRES ENTRE LES VIVANTS A) Projection de pensée/affect (potentiellement humains) sur animaux : La narratrice se figure ce qu'éprouvent les animaux; cf.

rencontre de la vache, deux jours après le cataclysme: : « La vache avait l’air tout à fait tranquille et semblait satisfaite.

Après ces deux terribles journées, elle avait trouvé qqn qui avait su la délivrer de la douloureuse montée de lait et elle n’avait pas.... »

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