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Est-ce bien de perdre ses illusions ?

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La liaison vite établie entre l'illusion, l'imagination et l'erreur renforce la condamnation : on voit décidément mal comment l'illusion pourrait être positive.Si l'on s'interroge sur son rôle dans l'accès à la vérité, on doit constater qu'elle apparaît en effet comme un obstacle. Elle fournit du monde une version à laquelle un esprit sain ou rationnel n'acceptera pas d'adhérer : il devra s'en défendre, et faire un effort pour ne pas en être victime - ce qui n'est pas toujours très facile : on sait, par exemple, combien les illusions d'optique sont persistantes, même une fois qu'on a compris leur fonctionnement. A un niveau supérieur, c'est la connaissance en elle-même qui semble interdite par l'illusion : si je reste dans l'illusion (que me suggère ma perception quotidienne) selon laquelle c'est le soleil qui « se lève »  chaque matin, je bascule carrément dans l'erreur et l'absence de savoir, situation éminemment répréhensible. [II. L'illusion et la vie]L'illusion possède une fonction vitale. En effet « on ne peut pas vivre avec la Vérité », car découvrir cette vérité, c'est découvrir que n'existe qu'un flux éternel des choses, un Abîme où toutes s'abîment. La vie, expression de la Volonté de Puissance, a donc besoin de falsifier le réel, d'affirmer l'être contre le devenir, d'organiser ce flux, de le contraindre à se plier aux options vitales du sujet, c'est-à-dire aux valeurs et aux normes définies par la Volonté de Puissance, bref .elfe a besoin de l'illusion, qu'elle érige en vérité. C'est pourquoi, même la prétendue vérité objective de la science se réduit en fait à une croyance, une illusion qui nous est nécessaire pour vivre.

« [III. Nécessité de l'illusion]Dans une autre critique célèbre de la religion comme illusion, Freud a montré que la croyance religieuse n'avait pas d'autre origine que le désir de reconstituer une situation infantile, où la figure paternelle apparaissait comme celled'un être tout-puissant et tout-connaissant, à la fois juste et protecteur. Cette critique – tout comme celle de Marx – paraît pourtant manquer d'efficacité ; en tout cas, elle n'a pas suffi à faire disparaître la religion, loin de là. Sic'est un bien de perdre ses illusions, il semble donc que ce ne soit pas facile. « Représentons-nous la vie psychique du petit enfant. [...] La libido suit la voie des besoins narcissiques et s'attache aux objets qui assurent leur satisfaction. Ainsi la mère, quisatisfait la faim, devient le premier objet d'amour et certes de plus la première protection contre tous les dangers indéterminés qui menacent l'enfant dans le monde extérieur ;elle devient, peut-on dire, la première protection contre l'angoisse.La mère est bientôt remplacée dans ce rôle par le père plus fort, et ce rôle reste dévolu au père durant tout le cours de l'enfance. Cependant la relation au père est affectée d'une ambivalence particulière. Lepère constituait lui-même un danger, peut-être en vertu de la relation primitive à la mère. Aussi inspire-t-il autant de crainte que de nostalgie et d'admiration. Les signes de cette ambivalence marquentprofondément toutes les religions [...]. Et quand l'enfant, en grandissant, voit qu'il est destiné à rester à jamais un enfant, qu'il ne pourra jamais se passer de protection contre des puissances souveraines etinconnues, alors il prête à celles-ci les traits de la figure paternelle, il se crée des Dieux, dont il a peur, qu'il cherche à se rendre propices et auxquels il attribue cependant la tâche de le protéger. Ainsi la nostalgie qu'a de son père l'enfant coïncide avec le besoin de protection qu'il éprouve en vertu de la faiblesse humaine ; la réaction défensive de l'enfant contre son sentiment de détresse prête à la réactionau sentiment de détresse que l'adulte éprouve à son tour, et qui engendre la religion, ses traits caractéristiques. » Freud. La religion n'est pas l'objet central de l'investigation Freud ienne : l'auteur étend à ce champ du réel les conséquences de son interprétation des maladies psychiques et du fonctionnement de l'inconscient. C'est ainsi que la religion se trouve englobée dans sa théorie du déterminisme psychique.Freud lui consacre tout de même trois ouvrages, dont deux, « Totem & Tabou » et « Moise & le monothéisme », développent une hypothèse, aujourd'hui fort contestée, de la genèse du phénomène religieux : à l'origine de l'humanité, le meurtre du père par ses fils aurait fait naître chez ceux-ci un sentiment de culpabilité, qui n'aurait trouvé d'issue que dans le culte voué au père défunt, et divinisé. Le troisième livre de Freud, « L'avenir d'une illusion », porte, comme son titre l'indique, un double regard, synchronique et diachronique, sur la nature de la religion, et sur son destin historique.Freud conçoit la religion comme une illusion, cad comme une croyance fondée sur la réalisation d'un désir (et non sur la connaissance objective de la réalité). Elle est une réponse à une situation de détresse : lorsque l'enfant constate que ses parents,qu'il croyait parfaits, s'avèrent faillibles, son désarroi l'incite à projeter dans l'au-delà les attributs de toute-puissance et de toute-tendresse qu'il désirait (et donc croyait) les voir assumer jusqu'alors. La religion a donc pour effet de reproduire à l'échellesociale les relations de l'enfant à l'autorité parentale, dans leur double fonction de protection et de répression.Plus précisément, Freud assimile la religion à une névrose obsessionnelle, cad à l'expression symbolique d'un conflit psychique, en l'occurrence à un mécanisme de défense contre l'angoisse par la pratique répétée de rites et de prières. C'est ainsi que le psychisme gère ses propres tensions internes, nées de la déception, de la culpabilité et de la souffrance. La religion permet au croyant de sublimer la figure du père. La sublimationest un travestissement et un détournement de pulsions moralement inacceptables (et donc censurées) vers des activités socialement valorisées : arts, travail, effort intellectuel, religion, etc. La pulsion orientée versle père, double désir inconscient de le supprimer et d'en prolonger la présence protectrice au-delà de l'enfance, n'est ici ni satisfaite ni refoulée, mais se trouve transfigurée et canalisée dans un cadre que légitime laconscience morale (le surmoi) : le Père divin se substitue au père humain.Quant au destin de cette illusion religieuse, il consiste à s'effacer devant les progrès de l'humanité et son accession à l'âge adulte : l'humanité doit pouvoir surmonter sa détresse infantile et assumer la réalité de sacondition. «[Les idées religieuses] sont des illusions, la réalisation des désirs les plus anciens, les plus forts, les plus pressants de l'humanité; le secret de leur force est la force de ces désirs.» Freud, L'Avenir d'une illusion (1927).• Pour Freud, il ne suffit pas de dire que la religion est une erreur, qui décrit de manière erronée la réalité et donne aux prêtres un ascendant illégitime sur les gens assez crédules pour les croire. La religion a une force propre, celledu désir. Elle est, comme l'ensemble des comportements humains, une des manifestations de la libido. Pour Freud, la croyance en un Dieu providentiel est une projection de la figure paternelle, qui permet de se prémunir contre lesangoisses rencontrées dans la réalité. La religion est une pathologie, une névrose obsessionnelle, qui nous maintient dans un stade infantile et dont il faut se délivrer pour parvenir à l'âge adulte.• La critique freudienne est à double tranchant, car elle permet aussi de voir que certaines critiques de la religion reproduisent, au nom de la science et de la liberté de penser, les mécanismes qu'elles croient critiquer. Ce qui seprétend «discours rationnel» n'est souvent pas moins dogmatique et pas moins symptomatique de certains désirs et angoisses que la religion.« Ainsi je suis en contradiction avec vous lorsque, poursuivant vos déductions, vous dites que l'homme ne saurait absolument pas se passer de la consolation que lui apporte l'illusion religieuse, que, sans elle, il ne supporterait pasle poids de la vie, la réalité cruelle. Oui, cela est vrai de l'homme à qui vous avez instillé dès l'enfance le doux -ou le doux et amer- poison. Mais de l'autre, qui a été élevé dans la sobriété? Peut-être celui qui ne souffre d'aucunenévrose n'a-t-il pas besoin d'ivresse pour étourdir celle-ci. Sans aucun doute l'homme alors se trouvera dans une situation difficile; il sera contraint de s'avouer toute sa détresse, sa petitesse dans l'ensemble de l'univers; il nesera plus le centre de la création, l'objet des tendres soins d'une providence bénévole. Il se trouvera dans la même situation qu'un enfant qui a quitté la maison paternelle, où il se sentait si bien et où il avait chaud. Mais le stade del'infantilisme n'est-il pas destiné à être dépassé? L'homme ne peut pas éternellement demeurer un enfant, il lui faut enfin s'aventurer dans l'univers hostile. On peut appeler cela « l'éducation en vue de la réalité »; ai-je besoin devous dire que mon unique dessein, en écrivant cette étude, est d'attirer l'attention sur la nécessité qui s'impose de réaliser ce progrès? »FREUD.D'origine juive, mais formé à l'école de la philosophie des Lumières, du darwinisme et de l'hellénisme, Freud s'est très vite démarqué de la religiosité de sa famille. C'est, de son propre aveu, ses réflexions sur l'origine de la culturequi l'ont amené à rencontrer le phénomène religieux . « Totem & Tabou » (1913), « Malaise dans la civilisation » (1930), « Moise & le Monothéisme » (1934), « L'avenir d'une illusion » (1927)., autant d'oeuvres qui témoignent del'intérêt de Freud pour la religion.Dans cet ouvrage, Freud affirme que ce serait l'angoisse de l'homme devant la nature toute-puissante, angoisse analogue à celle de l'enfant, qui aurait engendré, en quelque sorte, le comportement religieux. En personnifiant lesforces naturelles sous formes d'êtres supérieurs, parfois terrifiants, mais pourvus d'une volonté semblable à celle des hommes, en attribuant aux dieux les caractères que l'enfant attribue au père, les hommes auraient cherché àexorciser l'angoisse due à la cruauté de la nature.La première fonction de la religion serait donc d'humaniser la nature, de protéger l'homme contre celle-ci. Mais, humaniser la nature, c'est aussi la tâche de la civilisation. Or, si celle-ci rend la nature plus supportable, elle imposenéanmoins à l'homme des privations et des souffrances qui, à leur tour, suscitent l'anxiété et le besoin d'un dédommagement ou d'une consolation. La religion aurait donc aussi pour objectif de protéger l'homme contre « lesdommages causés par la société humaine ». Ainsi la religion serait une satisfaction de notre désir archaïque d'être protégé et aimé.Mais la religion apporte-t-elle vraiment une réponse à l'angoisse de l'humanité ? D'où les idées religieuses, qui ne reposent ni sur l'expérience ni sur la raison, tirent-elles leur force, sinon de nos désirs d'un univers ordonné danslequel l'angoisse peut être rendue supportable ? La religion n'est-elle donc pas une croyance conforme à nos désirs, cad une illusion ? Ne nous enferme-t-elle pas dans l'infantilisme ? Ne serait-il pas préférable que les hommesaffrontent la réalité sans le secours de la religion ? Ne faut-il pas, en particulier, désacraliser les interdits sociaux de manière à ce que les hommes, comprenant les nécessités de la vie sociale, supportent mieux « la pressionqu'exerce sur eux la civilisation » ? L'essai d'une éducation non religieuse ne vaut-il pas la peine d'être tenté ?Telles sont les questions que Freud examine à partir du chapitre IV de « L'avenir d'une illusion », au cours d'un dialogue entre lui et un contradicteur imaginaire. Le texte étudié est un plaidoyer pour une éducation sans religion.Commentaire du texte.I. Ce que Freud met en cause est la thèse exprimée par un contradicteur (supposé) : l'homme ne saurait se passer de la consolation qu'apporte l'illusion religieuse.II. Mais la réponse apportée doit varier, en oui ou en non, selon le type d'éducation donnée à l'enfant.III. Jusqu'à présent la réponse est oui, mais on peut d'ores et déjà envisager la nouvelle situation qui résultera pour l'homme, d'une « éducation en vue de la réalité ».IV. Car dépasser le stade de l'infantilisme est un progrès possible que Freud appelle de ses voeux.I. La discussion déjà engagée antérieurement (« lorsque poursuivant vos déduction ») se relance avec le « ainsi » qui ouvre le texte où chacun est le contradicteur de l'autre.La thèse adverse est rapportée clairement : « L'homme ne saurait absolument pas se passer de la consolation que lui apporte l'illusion religieuse ». Mais Freud est en désaccord avec une telle position et la suite du texte vapermettre à Freud de retourner cette thèse : l'homme pourrait vivre sans « l'illusion religieuse » non pas en partant de la réalité d'aujourd'hui mais en l'inscrivant comme programme éducatif d'une société adulte à venir.II. Cependant, c'est Freud, par le procédé littéraire du pseudo-dialogue, qui est bien sûr amené à rédiger la thèse de son contradicteur. Aussi dans la formulation on retrouve le vocabulaire Freudien. Plus particulièrement le termed'illusion.Une telle notion n'est pas remise en cause : l'illusion religieuse est bien une croyance dans laquelle domine la réalisation d'un désir. L'illusion religieuse est bien le moyen pour l'homme civilisé de supporter « le poids de la vie », decompenser « la réalité cruelle ». Ceci est la thèse même de Freud, acceptée par son contradicteur supposé. Ce qui, de la thèse, fait l'objet du débat, c'est le caractère nécessaire, oui ou non, d'une telle illusion.III. La première réponse est oui. Oui absolu, de la part du contradicteur : « l'homme ne saurait absolument pas se passer de la consolation... ». Oui, aussi, de la part de Freud, mais un oui relatif : oui actuellement, oui pourl'homme qui a reçu un certain type d'éducation : « Oui [pour celui] à qui vous avez instillé dès l'enfance le doux poison ». Les termes de Freud dénoncent le crime : un empoisonnement, son caractère prémédité et lent (« instillé»), la faiblesse particulière de la victime (« dès l'enfance ») ce qui rend le crime plus odieux encore.Mais la réponse de Freud est un non, implicite. Car, pense-t-il, une autre éducation est possible, bien qu'elle n'ait jamais encore été tentée, sans drogue (une éducation dans « la sobriété »), sans « l'ivresse » de cette drogue, dece poison qui fait oublier (« qui étourdit ») la souffrance.La réponse de Freud est aussi un non explicite. Car, pense-t-il, une autre éducation est possible, mais on n'a point de témoin de cela car elle n'a jamais encore été tentée (« Qui a été élevé ? »). Une éducation qu'on peut imaginer(« peut-être ») ne produisant aucune névrose. Donc une éducation ne fabriquant pas de malades (de névrosés) , et par conséquent, ne nécessitant le recours à aucune drogue (une éducation dans la « sobriété »), à aucun poison(aucune potion) qui fournit « l'ivresse » pour « étourdir » (et faire oublier). IV. Il faut imaginer une telle situation (« alors »), avec sa part d'incertitude (« sans aucun doute »), tout entière décrite dans le futur (« l'homme alors se trouvera », « il sera », « il ne sera plus », « il se trouvera »).Tout à l'heure nous parlions de l'enfance, maintenant nous parlons de l'homme, comme si l'histoire de l'humanité était une histoire qui fait passer l'homme de l'état d'enfance à celui de l'adulte. Cependant, contrairement à unepente habituelle consistant à enjoliver les rêveries qui concernent l'avenir, Freud ne se rive pas ici de peindre en sombre la « situation » de l'homme. Mais cette situation n'est en rien nouvelle, sa peinture est simplement réaliste(et concerne aussi bien sa situation d'aujourd'hui) : détresse de l'homme, source possible d'une angoisse prête à l'étreindre ; petitesse de l'homme dans l'immensité (« l'ensemble ») de l'univers.On songe à la description pascalienne de la petitesse de l'homme sans Dieu. Mais ici point de renversement possible justifié par la croyance en l'existence de Dieu, compte tenu de la position strictement athée de Freud. D'oùl'impossibilité d'un mensonge qui cacherait cette situation, la nécessité d'un aveu (« il serait contraint de s'avouer »), qui est le prix d'une éducation fondée sur la vérité. Par rapport à l'éducation qui a eu cours jusqu'à présent ils'agit d'une révolution comparable à la révolution copernicienne. L'héliocentrisme se substituant au géocentrisme : l'homme n'est plus le centre de la création (divine). L'hypothèse d'une Providence au bon vouloir, pourvoyant aubien-être de l'homme (« bénévole ») n'est plus nécessaire. Même si cette Providence était comparable à une tendre mère (« les tendres soins ») sensible aux prières de son enfant. Cela, c'était du passé. C'est encore le présent.Ce ne saurait être le futur.Il faut bien que le devenir de l'histoire s'accomplisse : quel enfant n'a-t-il pas fini par quitter le foyer (« la maison paternelle »), source de chaleur (« où il avait chaud »), et lieu de protection (« où il se sentait si bien ») face auxatteintes du monde réel. Analogie entre l'histoire individuelle (l'enfant hors du giron doit faire ses années d'apprentissage) et l'histoire sociale : c'est l'humanité tout entière qui doit faire son apprentissage. Pour Freud la notion destade est applicable à l'humanité. Il ne s'agit pas, comme pour les ethnologues, de passer de la sauvagerie, puis à la civilisation, mais du stade infantile au stade adulte, qui réalisera enfin l'humanité qui est en l'homme.Passage d'un stade à l'autre, où l'histoire , loin de se répéter, dépasse la situation précédente. Car il s'agit bien d'histoire donc de devenir, et non pas d'une « éternelle » répétition du même, mais au contraire du nécessairedéveloppement : naissance, maturation, mort.Ce développement impose un éloignement. Si la demeure (le foyer) était le centre, il faudra se lancer « à l'aventure », hors du domaine protégé. L'incertitude, la menace, les périls (la mort peut-être) sont le lot de cette incursiondans l' « univers hostile ». Mais, en contrepartie, il y a aussi l'idée de conquête et d'accomplissement. L'homme n'est vraiment homme qu'en se dépouillant de l'enfance (et de ses terreurs infantiles), dans l'affrontement et dumême coup la conquête de soi.Que cette éducation en vue de la réalité voie le jour n'est cependant pas assuré. Mais Freud met son autorité morale dans le poids de la balance (« attirer l'attention »). Car rien ne se réalisera de soi. Il faut pour cette révolutionune réforme de l'éducation (qui est possible aujourd'hui) même si Freud affirme qu'il est « nécessaire » de réaliser ce « progrès », il s'agit seulement d'une nécessité morale, qui implique une volonté commune, née d'une nouvelleconviction. L'homme, par le biais d'une éducation rénovée, peut assurer son servage (« pouvoir se passer de »). »

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