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Est-ce par ma perception QUE JE DÉCOUVRE LE MONDE ?

Publié le 25/01/2020

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perception

Merleau-Ponty critique cette approche : « mon champ visuel est limité, mais d'une manière imprécise et variable». Ainsi, «ma vision n'est pas une opération dont je sois le maître», les objets se chevauchent, se cachent les uns les autres, aucune de leurs apparences «n'est exhaustive» (Les Sens et l'inconscient). Merleau-Ponty veut indiquer que l'objet perçu (indéfiniment ouvert à mon exploration) n'est pas l'objet conçu (déterminé par une définition qui en épuise le sens) : « Quand je dis que je vois le cendrier et qu'il est là, je suppose achevé un développement de l'expérience qui irait à l'infini.» (Phénoménologie de la perception, II, IV).

C'est une critique du sujet cartésien : Descartes suppose que les significations achevées de l'objet sont données dans ia perception, et en fait une opération intellectuelle. Mais, «si la perception était partout, comme elle le prétend, une présentation véritable et authentique de l'objet lui-même, il n'y aurait qu'une seule perception pour chaque objet, puisque son essence spécifique s'épuise dans cette présentation de la chose elle-même», écrit Husserl (Recherches logiques III, I, II).

perception

« ché du feu : toutes les qualités qui paraissaient constituer sa présence disparaissent, l'odeur des fleurs s'est évanouie, etc.

Ainsi, les renseignements que nous confèrent nos sens changent en 1- fonction des circonstances.

~ •Ces arguments étaient déjà déployés par les sceptiques grecs : «Pris :::> séparément, les grains de sable paraissent raboteux, alors que, Ill disposés en tas, ils sont doux au toucher» (Sextus Empiricus, Ill Hypotyposes, I, 130) ou encore : «le même mets, qui semble agréable .J à l'affamé, provoque !'inappétence du rassasié» (idem, 109).

Qu'ajoute Descartes? Si l'on nous demande, après avoir chauffé la cire, «Est-ce la même cire?», nous répondrons «oui», alors que toutes les impressions que nous en avons ont changé.

Nous concevons quelque chose qui, à travers les changements, est restée identique : Descartes le nomme l'étendue, conçue par notre entendement et non pas sentie.

• Dans la plus simple des perceptions, notre entendement est à l'œuvre : alors que j'en reçois des sensations toujours changeantes au cours de la journée, suivant ma position, la lumière, etc., je parle toujours de mon bureau comme s'il restait identique à lui-même.

Nous construisons sans cesse la cohérence du monde perçu.

Ill.

Monde pensé et monde perçu • Merleau-Ponty critique cette approche : «mon champ visuel est limité, mais d'une manière imprécise et variable».

Ainsi, «ma vision n'est pas une opération dont je sois le maître», les objets se chevau­ chent, se cachent les uns les autres, aucune de leurs apparences «n'est exhaustive» (Les Sens et /'inconscient).

Merleau-Ponty veut indiquer que l'objet perçu (indéfiniment ouvert à mon exploration) n'est pas l'objet conçu (déterminé par une définition qui en épuise le sens) : «Quand je dis que je vois le cendrier et qu'il est là, je suppose achevé un développement de l'expérience qui irait à l'infini.» (Phénoménologie de la perception, Il, IV).

•C'est une critique du sujet cartésien : Descartes suppose que les signi­ fications achevées de l'objet sont données dans la perception, et en fait une opération intellectuelle.

Mais, «si la perception était partout, comme elle le prétend, une présentation véritable et authentique de l'objet lui-même, il n'y aurait qu'une seule perception pour chaque objet, puisque son essence spécifique s'épuise dans cette présentation de la chose elle-même», écrit Husserl (Recherches logiques Ill, I, Il).

> Flash bac p.

35 j. »

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