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Faut-il séparer le rêve de la réalité ?

Publié le 18/09/2005

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            Mais, étant le plus souvent fausse, elle ne donne aucune marque de sa qualité marquant du même caractère le vrai et le faux. Je ne parle pas des fous, je parle des plus sages, et c'est parmi eux que l'imagination a le grand droit de persuader les hommes. La raison a beau crier, elle ne peut mettre le prix aux choses. » III - Mais le rêve entretient pourtant certains rapports avec le réel 1)      Ce qui nous apparaît est toujours du réel Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception :               « Si le mythe, le rêve, l'illusion doivent pouvoir être possibles, l'apparent et le réel doivent demeurer ambigus dans le sujet comme dans l'objet. On a souvent dit que par définition la conscience n'admet pas la séparation de l'apparence et de la réalité et on l'entendait en ce sens que, dans la connaissance de nous-mêmes, l'apparence serait réalité : si je pense voir ou sentir, je vois ou sens à n'en pas douter, quoi qu'il sen soit de l'objet extérieur. Ici la réalité apparaît tout entière, être réel et apparaître ne font qu'un, il n'y a pas d'autre réalité que l'apparition. » 2)      Le rêve, source de création artistique Bachelard, La poétique de la rêverie :             « Je suis un rêveur de mots, un rêveur de mots écrits. Je crois lire. Un mot m'arrête. Je quitte la page.

« III – Mais le rêve entretient pourtant certains rapports avec le réel 1) Ce qui nous apparaît est toujours du réel Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception : « Si le mythe, le rêve, l'illusion doivent pouvoir être possibles, l'apparent et le réel doivent demeurerambigus dans le sujet comme dans l'objet.

On a souvent dit que par définition la conscience n'admet pas laséparation de l'apparence et de la réalité et on l'entendait en ce sens que, dans la connaissance de nous-mêmes,l'apparence serait réalité : si je pense voir ou sentir, je vois ou sens à n‘en pas douter, quoi qu'il sen soit de l'objetextérieur.

Ici la réalité apparaît tout entière, être réel et apparaître ne font qu'un, il n'y a pas d'autre réalité quel'apparition.

» 2) Le rêve, source de création artistique Bachelard, La poétique de la rêverie : « Je suis un rêveur de mots, un rêveur de mots écrits.

Je crois lire.Un mot m'arrête.

Je quitte la page.

Les syllabes du mot se mettent à s'agiter.Des accents toniques se mettent à s'inverser.

Le mot abandonne son senscomme une surcharge trop lourde qui empêche de rêver.

Les mots prennentalors d'autres significations comme s'ils avaient le droit d'être jeunes.

Et lesmots s'en vont cherchant, dans les fourrés du vocabulaire, de nouvellescompagnies, de mauvaises compagnies.

Que de conflits mineurs ne faut-il pasrésoudre quand, de la rêverie vagabonde, on revient au vocabulaireraisonnable.

» Ce pouvoir de négation que révèle l'imagination est positif.

L'imagination estune puissance majeure pour l'homme.

Comme l'avait montré Kant, elle n'estpas simplement "reproductrice" mais également productive.

Bachelard élèvecette faculté, qui précède l'expérience à une puissance d'anticipation del'avenir.En ce sens, l'imagination nous détache du passé et du présent et ouvre lechamp du futur.

La fonction de l'irréel nous permet de dépasser le donné pournous projeter vers ce qui n'est pas encore.

L'imagination dynamise, en nousréveillant de nos habitudes et de nos automatismes.

Elle est une porteouverte sur le champ du possible qui coexiste au champ du réel. Conclusion : Rêve et réalité ne semblent pas pouvoir se résoudre en une simple séparation.

Certes, le rêve nous met enprésence d'images illusoires qui ne sont pas réelles à proprement parler.

Mais l'illusion comme l'imaginaire nous sontnécessaires et utiles pour nous aider à vivre dans notre monde qui, lui, est bel et bien réel. SECOND CORRIGE Rien de plus naturel que cette opposition.

Cela ne semble même pas requérir l'obligation du « faut-il ». Lorsque nous disons de quelque chose que c'est un rêve, nous entendons naturellement que cette chose n'a rien deréel.

Est-il donc besoin de poser cette question ? Oui.

Car malgré les apparences, le rêve n'est pas si irréel que cela.Le fait de rêver n'est-il pas réel ? Ne rêvons nous pas réellement, chaque fois que nous rêvons ? Tout homme dort,donc chacun rêve… et cela n'a rien d'un rêve.

Nous pourrions alors pousser cette perspective jusqu'au bout et nousdemander alors : qu'est-ce qui distingue véritablement le rêve de la réalité ? Qui nous dit que toute cette existencen'est pas qu'un simple rêve ? Bien que peu de critères nous amènerons à distinguer radicalement le rêve de laréalité.

Nous pourrons alors établir la distinction nécessaire à poser entre les deux.

Mais cette distinction est-elled'emblée posée essentiellement ? Il se pourrait qu'elle ne soit pas posée préalablement mais qu'elle se trouveraitdans le fait de pouvoir construire la réalité. I / PLATON : Dans le rêve s'expriment des désirs sans limites, maîtrisés dans la réalité Ce que Platon rappelle dans un extrait du livre X de la République , et que Freud reprendra bien des siècles plus tard, c'est cette présence de désirs et de plaisirs déréglés en chaque homme.

Il entend par « déréglés » lesdésirs de la partie bestiale qui n'ont aucune pudeur ni aucune raison.

Alors que ces désirs n'ont pas n'ont pas librecours lorsque nous sommes éveillés, ils ne sont plus guidés par la partie raisonnable lorsque nous dormons.

Ainsi, ilsse laissent alors aller à tous les débordements possibles, et le rêve est le moment de ces débordements.

La réalitéest donc le moment où les désirs peuvent être réglés, alors que le rêve est celui où ils échappent à tout contrôlede la partie raisonnable.

Réalité et rêve se distinguent donc par le pouvoir d'extirper ces désirs déréglés. - Si c'est par l'entendement seul que je puis distinguer le rêve de la réalité, c'est parce que celui-ci me donne accès. »

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