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La finalité en biologie.

Publié le 16/09/2014

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biologie

b) Le mécanisme rend compte de l'unité de cohésion, non de l'unité d'organisation; il ne peut expliquer l'inséparabilité : or, cette insépara-bilité du vivant implique une relation à un but, une finalité. Les exp"-riences de CARREL et de LINDBERGH n'ont en ce domaine qu'une poilée limitée; normalement, un membre détaché de son organisme meurt. ii moins qu'on ne te réincorpore à un autre organisme (greffe; ou qu'on ne lui fournisse l'équivalent de ses relations tu cet organisme; en outre, les cellules détachées perdent leur spécificité.

De plus, s'il rend compte de la vie dans l'espace, le mécanisme ne rend pas compte de la vie dans le temps : le vivant se construit, curieuse ma­chine que cette machine qui se perfectionne elle-même I Ni la « préfor­mation gométrique « de DRIESCH, ni la préformation chimique par les hor­mones, n'expliquent, dans ce progrès, ni la source d'énergie, ni la direction.

L'explication par la matière seule néglige encore le fait que la matière s'homogénéise, mais ne se diversifie pas; le vivant au contraire se spécia­lise, s'adapte, se centre sur un organisme.

 

Ajoutons une remarque : pour un fait isolé, la négation de la cause finale est compréhensible : toute cause finale dirige une cause efficiente; une fois celle-ci découverte, l'observateur n'est pas forcé de reconnaître la cause finale. Mais devant un enchaînement continu, il faut bien se poser le problème de la direction, de la finalité.

biologie

« 274 LOGIQl!E vivant ce soit, à partir de sa description, tenter de découvrir les causes qui rendent compte de la vie.

Mais de quel ordre sont ces dernières et faut-il faire une place aux causes finales dans cette « explication " ~ La considération de la finalité doit-elle avoir une place en biologie ? Tel est l'un des problèmes les plus aigus qui se posent au savant d'au­ jourd'hui : « Comprendre ou expliquer la finalité organique est le pro· hlème central de la biologie, et même celui de la philosophie; c'est à ce sujet que les biologistes se divisent en deux écoles.

"(1).

Nous ne pou­ vons faire mieux que d'envisager l'une après l'autre ces deux attitudes.

J.

- LA FINALITÉ : HYPOTHÈSE INl:JTILE.

Si de nombreux ·savants refusent toute considération de finalité en bio­ logie, c'est qu'ils élèvent contre elle une double critique, de droit et de fait.

A.

Critique de droit.

- Utiliser la finalité serait, d'après eux, une attitude extra-scientifique.

Ce reproche nous amimerait à envisager les rap­ ports de la science et de la philosophie; c'est en effet toute la question du et du « comment " qui se pose ici.

Si l'on affirme que la science « ne se préoccupe· que du > et jamais du. »

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