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La fonction de l'imagination ?

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. » (Il a rêvé successivement la vie de cour d'un prince et d'une princesse, un voyage dans un paysage exotique, et enfin un rêve de simplicité rustique.) Dans la Chambre Double, il écrit : « Relativement au rêve pur, à l'impression non analysée, l'art défini, l'art positif, est un blasphème... » « Je suis la vie, l'insupportable, l'implacable vie... » (dit la pendule).Bédier, par ailleurs, explique : « les Cyrano protestent par la splendeur de leur rêve contre une destinée injurieuse ». La rêverie nous montre donc l'individu façonnant la société à son gré.C Le Jeu.1° Le jeu a pour propriété d'imiter la vie sérieuse. Toutes les branches de la vie pratique ont leur équivalent dans l'activité ludique. D'où la théorie de Karl Groos : le jeu ne serait qu'une initiation à la vie sérieuse.

« Pierre Janet pense que le jeu diffère de l'acte réel par sa moindre complication. La fonction du jeu serait d'éliminerun risque, de procurer au joueur la joie du triomphe. 2° Mais le jeu apporte une satisfaction pure, qui dépend de lui-même et non de son succès. Le tricheur n'est plussensible au charme du jeu; il n'y voit qu'un métier, dont il attend profit.D'autre part, les règles du jeu sont le plus souvent compliquées. 3° En réalité, le jeu a son origine dans une décharge motrice incontrôlée; le sujet au lieu de retenir son désir luidonne libre cours, le traduit par des actes qui, au lieu d'être adaptés à la situation, n'ont d'autre objet que dedissiper au dehors l'énergie des tendances, de mimer et de dissiper des convoitises.Sous sa forme la plus achevée, le jeu est un acte organisé qui doit son unité aux désirs qu'il exprime : les voeuxsecrets de l'enfant, être grand, fort, habile, célèbre, se manifestent. De même ses sympathies, ses haines, sesgourmandises, sa cruauté. 4° Ce besoin d'exprimer ses désirs, dans un monde non réel et de les réaliser, survit à l'enfance. Certains adultescherchent cette satisfaction dans les paradisartificiels (cf. Baudelaire : Le vin des Chiffonniers): Donc, le jeu nous montre l'individu maître de la société. Deuxième partie. Fiction et réalité. A Mythes et rites. Les mythes sont les rêveries de toute la société. Les contes, les légendes, traduisent les voeux éternels del'humanité : amour, richesse, puissance, gloire, longévité.Le héros mythique est placé au-dessus de la morale commune, il accomplit dans le récit légendaire les actesinterdits de la vie commune, viole les tabous, enfreint les lois, renverse les obstacles, bref incarne celui que chacunvoudrait être.Les Fêtes rituelles sont les jeux de toute la société. On passe à l'action : état d'exaltation croissant des assistants,cris, danses, gestes; on viole publiquement les tabous. L'objet de ces fêtes est de donner issue aux tendancescondamnées par la morale. dont l'ordre social ne peut tolérer la satisfaction qu'en des circonstancesexceptionnelles. B La magie. Elle prépare l'action : cérémonies propitiatoires.Elle remplace l'action (envoûtement).Plus profondément, elle témoigne de la croyance à l'efficacité de l'imaginaire. On saisit ici le moment où l'imaginaireveut devenir réalité. Il suffit d'imaginer l'action, de la penser, de la dire, pour qu'elle soit.La magie emploie des moyens tout à fait différents de ceux qu'utilise la technique profane; les pratiques y sont trèsformalistes; on y trouve le culte du mystère. Ces traits témoignent que la magie accomplit une fonction intérieure etpsychologique : comme on le voit dans l'envoûtement, l'action est la soeur du rêve. Elle protège contre l'anxiété, ledoute, le découragement. Magie et superstition se développent dans les milieux où la chance importe plus que lesavoir-faire. Ce sont des procédés d'auto-suggestion pour se protéger contre la peur, se persuader de l'heureuseissue de l'entreprise.Ici encore, nous trouvons l'exigence de réalisation, sur un plan quelconque, de l'imagination. Mais la magie est uneimpasse. La véritable incarnation de l'imagination, c'est l'art. C L'Art (cf. Lalo : L'Art loin de la vie.) 1° C'est le complexe de fuite, de diversion, qui explique par exemple la prédilection de certains hommes d'affairespour un art facile qui les distrait sans requérir d'effort. 2° Dans l'idéalisme de certaines écoles littéraires ou artistiques, il faut voir la marque d'une intolérance à l'égardd'une existence trop prosaïque, trop banale : Alain Fournier dans Le grand Meaulnes (cf. Baudelaire). 3° Des peuples résolument pacifiques s'immunisent contre les instincts belliqueux en portant des drames à la scène(« tragéries » basques). Cette catharsis s'explique par la condamnation des tendances belliqueuses. 4° Dans la doctrine de l'art pour l'art, on trouve un dédain pour la vie pratique. Cf. Wilde : « L'art n'exprime jamaisautre chose que lui-même, il a une vie indépendante, tout comme la pensée. »En définitive, selon la formule bovaryque, l'homme peut se penser autre qu'il n'est. Conclusion. 1° Au point de vue psychologique : il y a une fonction de la fiction. Il semble qu'on doive donner tort à Pascal. Lafiction exprime le désir, le satisfait en rêve : elle nous donne l'illusion d'une puissance infinie, elle est un moyen dejouissance. 2° Est-ce à dire qu'elle remplisse une fonction métaphysique? M. Lacroze pense que l'imagination nous délivre de »

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