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La liberté de religion est-elle légitime ?

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religion

LIBERTÉ (lat. libertas, condition de l'homme libre)

Gén. La liberté au sens primitif s'oppose à l'esclavage et se définit alors négativement comme absence de contrainte extérieure. On appelle ordinairement liberté physique le fait d'agir sans entrave ou de suivre spontanément les lois correspondant à sa nature propre comme le fait une plante qui se développe sans tuteur. Appliquée à l'homme, cette expression semble inadéquate sauf à désigner strictement la possibilité matérielle de faire. Car, pour qu'un homme soit libre, il faut non seulement qu'il puisse matériellement, mais encore qu'il veuille : l'homme peut toujours s'interdire à lui-même de faire ce qu'il peut faire.
Mor. État d'un être qui se décide après réflexion, en connaissance de cause, qu'il fasse le bien ou le mal. La liberté, au sens moral, caractérise l'homme en tant qu'être responsable. Ainsi, Kant distingue la volonté libre, qui suppose que celui qui agit sait ce qu'il veut et agit conformément à des raisons qu'il approuve, et l'arbitraire, qui ne suppose pas l'existence de la raison. La liberté morale est donc autonomie, obéissance à la loi de la raison (pouvoir de se déterminer par soi-même) et non soumission aux penchants de la sensibilité». Cependant, la liberté semble ici se confondre avec la Raison. Descartes, au contraire, considérait que la liberté se manifeste déjà dans tout acte de choisir, distinguant ainsi la liberté éclairée (qui sait ce qu'elle veut) de la liberté d'indifférence (définie comme l'indétermination de la volonté relativement à ses objets). On peut toujours choisir entre deux solutions alors même qu'on est indifférent. Pour Descartes, la liberté n'est donc pas toujours responsabilité, mais d'abord libre arbitre qui, en son plus bas degré, se définit comme simple puissance d'agir sans aucune raison ou sans autre cause que l'existence même de cette puissance de choisir arbitrairement.

RELIGION (lat. religare, relier, attacher)


La religion est, selon son étymologie, un lien ou une mise en relation : elle relie les hommes à plus haut qu'eux, à une puissance qui les dépasse infiniment, les transcende. Ainsi, la religion semble s'opposer à la société, qui est le lien des hommes entre eux. L'homme serait donc à la fois social et religieux, ce double lien pouvant engendrer des conflits comme en témoigne l'histoire de la chrétienté occidentale qui a vu souvent s'affronter l'autorité politique, représentant la société, et l'autorité sacerdotale, représentant la religion. Cependant, le monde antique se caractérisait plutôt par une indistinction entre lien social et lien religieux : pour un Athénien du Ve siècle, la religion n'est pas une affaire privée, mais le signe de son appartenance à la communauté. Aucun lien personnel ne l'attache à un Dieu , les cultes divins étant d'abord des cultes publics. Il faut donc distinguer la religion grecque, qui est une religion sociale, puisque dans sa religion chaque cité s'adore elle-même et magnifie ses vertus, de la religion chrétienne qui suppose avant tout une relation personnelle à Dieu . Or, comme le souligne Hegel, une religion qui se définit strictement par le lien social ne peut prétendre à l'universalité. Ainsi, la multiplicité des dieux grecs les conduit à se combattre et à se haïr comme le feraient des hommes. Hegel évoque alors l'« oubli comique de leur nature éternelle », et conclut que le vrai sentiment religieux ne peut se retrouver dans cette forme de religion sociale. La vraie religion serait donc le christianisme, religion de l'homme libre, qui sépare nettement lien social et lien religieux. Parce que Jésus dit tu à tout homme, abstraction faite des liens sociaux dans lesquels il est pris, la religion chrétienne « rend à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ».

« La liberté religieuse s'oppose à la liberté individuelle tU•HI Chaque religion tend par nature à rejeter les autres. Les religions étant incompatibles, l'État doit privilégier celle qui correspond à la culture des citoyens. Les religions goslave n'a pas pu é li - corde à la cultur e et aux sont par définition miner le confli t entre les traditions de la majorité incompatibles Bosniaques musulmans des citoyens. chaque r eligion croit et les Serbes ch rétiens être la seule véritab le orthodoxes. Toute religion a et cons idère ce ux qui ses fanatiques cro ient autremen t comme La religion n ' est ceux-ci veu lent. im- des infidèles. Il est vain pas seulement une affaire privée poser un pouvoir re- de vou loir les faire co- li gie ux sur toute la so- exister harmorùeusement , Elle fait partie de l' iden- ciété , fonder une théo- tité d' une soc iété . cratie. C'est le cas en Iran •T6toù tard, li vient un mo- L'affaire du port du fou- et dans les pays musul- ment où .. notion qui • em- lard islamique à l 'éco le mans où les fondamen- plché de voler wt «:u [c'est- en France a illustré le talistes rejettent le pou- à-dire la religion] fait égor· conflit qui peut surgir voir laïque. On a vu éga- gercent mille hommes. • Denis Diderot entr e les valeurs cultu- l ement des théocraties relies de l' Occident et chrétien nes, comme la ca r le sen tim ent reli- ce lles d'une re li gi on Gen ève calvi niste . Pour gieux est plus fort qu e «étrangè r e» plus ou moins ces régimes , l' obé issan- le sentiment d'appar - intégrée. L'État ne peut ce à des principes re- t enance à un État. co nsid érer toutes les ligieux très stricts prime Comme nous l'a montré religions sur un pied sur les libert és indi vi- la guerre en ex-Yougo -d 'égalité, mais doit pri- du elles. slav ie, l'État laïqu e you- vilégier cell e qui s'ac- L'État doit privilégier la religion de la majorité de ses citoyens. Mais il doit aussi s'opposer aux fanatiques qui cherchent à imposer un pouvoir religieux. »

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