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Le gouvernement dans un pays constitutionnel est responsable envers le peuple.

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     Le gouvernement dans un pays constitutionnel est responsable envers le peuple. Ce gouvernement est supposé représenter l’ensemble des citoyens et peut parfois se voir tenter de contrôler l’opinion en utilisant un pouvoir de coercition: utilisé en ayant l’accord du peuple, cela ne peut-être menaçant pour les citoyens. Toutefois, de quelle manière le gouvernement peut-il utiliser son pouvoir de coercition, en est-il vraiment légitime? Stuart Mill apporte des réponses à ces questions à travers un extrait de son essai de philosophie “De La Liberté”. D’une part, S. Mill indique que ce pouvoir est illégitime et ne peut en être usé car cela reviendrait à “voler l’humanité”, et serait  donc dangereux pour l’ensemble des citoyens, même lorsqu’ils sont en accord avec le gouvernement. Par ailleurs, Stuart Mill justifie les différentes raisons qui amènent le gouvernement à se servir d’un tel pouvoir; en quoi il est totalement démesuré en utilisant différentes hypothéses pour montrer quelles peuvent être ses consequences.   Tout d’abord, l’auteur tente de justifier la manière dont le gouvernement vient à se servir de son pouvoir de coercition, qui revient à  contraindre un individu à agir d’une certaine façon.   Dès les premières lignes, S. Mill souligne le fait que l’utilisation de ce pouvoir relève de cas d’exceptions, qu’il ne s’agit pas d’une généralité. L’auteur affirme que le gouvernement est responsable face au peuple ce qui signifie que le gouvernement doit être à l’image du peuple, qu’il a été élu par le peuple et pour le peuple, revenant ainsi aux étymologies même du mot “démocratie”. Chaque citoyen a alors confié sa souveraineté au gouvernement, qui lui se doit de respecter les idéaux pour lesquels il a été élu, il est alors le reflet des opinions qui sont partagées par la majorité des électeurs. De ce fait, le gouvernement, ne peut pas s’user de ce pouvoir afin d’y contrôler au mieux ses citoyens. Par ailleurs, il peut exister des exceptions, dans lesquelles le ...

« sa souveraineté au gouvernement, qui lui se doit de respecter les idéaux pour lesquels il a été élu, il est alors le reflet des opinions qui sont partagées par la majorité des électeurs. De ce fait, le gouvernement, ne peut pas s'user de ce pouvoir afin d'y contrôler au mieux ses citoyens. Par ailleurs, il peut exister des exceptions, dans lesquelles le gouvernement se sert effectivement de ce pouvoir de coercition, étant alors responsable envers son peuple, se voit cible de mouvements contestataires menés par ce dernier. Le gouvernement devient alors “l'organe de l'intolérance générale du public”. Cette expression montre bien que le gouvernement laisse l'expressions de l'ensemble des opinions, mais que le gouvernement peut aussi se positionner en tant qu'ennemi du peuple, en étant contre son peuple. De plus, le gouvernement se retrouve à utiliser ce pouvoir de coercition lorsque, selon S. Mill, cela lui est accordé par “la voix du peuple”. C'est alors, que le gouvernement peut exercer un véritable contrôle sur une partie de ses citoyens en contraignant leurs actions et leurs opinions. Le cas des régimes totalitaires Soviétiques en temps de Guerre Froide, ou plus actuellement encore dans certains régimes communistes tel que la Corée du Nord illustrent les propos de l'auteur; les régimes démocratiques en Europe de l'Ouest peuvent se soumettre à ce contrôle notamment lors de la période de la Première Guerre, durant laquelle de nombreuses informations concernant les combats sur le front étaient censurées, mais également en utilisant des outils de propagande afin de soutenir la Guerre. Alors, il s'avère qu'il existe des véritables failles au systèmes électoraux, aussi démocratiques qu'ils soient, puisque dans leur casi totalité, ont tous eu à recourir à un contrôle de l'opinion. L'auteur nous explique alors que le peuple se doit de se ranger aux côtés de son gouvernement au risque que celui-ci ne se serve de son pouvoir de coercition.  Toutefois, l'auteur s'oppose totalement à ces pratiques, celles d'utiliser le pouvoir de coercition et prône la liberté d'expression  avec la phrase : “Mais je refuse au peuple d'exercer une telle coercition, que ce soit de lui-même ou par l'intermédiaire de son gouvernement, car ce pouvoir est illégitime”. Il s'oppose au fait que le  gouvernement puisse s'opposer à des idéologies contraires aux siennes en pratiquant la censure sur ses citoyens, ou encore s'auto-censure. L'auteur par le terme “je refuse” illustre une objection catégorique de contraindre les droits et libertés de tout type d'individu. Par ailleurs, le philosophe évoque la rareté de ce phénomène, en expliquant les points forts d'un régime constitutionnel au début du »

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