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Le libéralisme peut-il comporter une morale ?

Publié le 01/11/2005

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morale
Les hommes en échangeant librement se rendent mutuellement service. L'échange marchand est la condition même de l'harmonie sociale. Mais, la recherche continuelle du profit est immorale et conduit à l'injustice. Un libéralisme sans règle accroit les inégalités et les tensions sociales.
  • I) Le libéralisme économique a une morale.
a) Le libéralisme est un fait de nature. b) Le libéralisme suppose la concurrence. c) La concurrence aboutit à la moralisation des échanges.
  • II) Le libéralisme économique n'a aucune morale.
a) Le libéralisme est le pouvoir de tout faire. b) Il ne suffit pas d'obéir à des lois pour être moral. c) Le libéralisme est la négation des libertés.
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morale

« Le libéralisme est la négation des libertésLe libéralisme économique suppose malgré tout un grand nombre decontraintes: contrainte liée à la concurrence, contrainte imposée parles monopoles dominant les marchés, contrainte imposée par lesmarchés eux-mêmes.

Au nom de celles-ci, les producteurs peuventexploiter les salariés, les licencier quand bon leur semble.

Le libéralismetrahit donc le droit qu'a tout individu de travailler.Marx montre que la société bourgeoise moderne, élevée sur les ruinesde la société féodale, n'a pas aboli les antagonismes de classes.

Elle n'afait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditionsd'oppression, de nouvelles formes de lutte à celle d'autrefois.Marx examine, dans Le capital notamment, le fonctionnement ducapitalisme.

Il montre que :· la production capitaliste consiste essentiellement en la production demarchandises destinée à être vendue sur le marché (tout devientmarchandise: les biens, le temps, les loisirs, le corps humain...);· la production est effectuée dans des conditions de propriété privéedes moyens de production Þ le pouvoir de disposer des forcesproductives (instruments de travail : machines, outils, etc., lestravailleurs) n'appartiennent pas à la collectivité mais à des firmesséparées (sociétés anonymes, groupes financiers, familles, etc.);· la production est régie par les impératifs de la concurrence; · le but de la production est de réaliser le maximum de profit;· l'ouvrier vend sa force de travail au capitaliste pour le prix d'un salaire.

Mais le capitaliste n'achète pas toutle travail effectué par l'ouvrier, il lui paye uniquement ce qu'il lui faut pour vivre (nourriture, logement,habillement, etc.);· l'ouvrier peut produire plus de richesses qu'il n'en nécessite pour vivre.

Dans sa journée (ex: 8 heures),l'ouvrier travaille d'abord pour son entretien (temps de travail nécessaire : 4 heures, par exemple), puis ilcontinue à travailler gratuitement pour le capitaliste : ce travail supplémentaire (sur-travail : 4 heures quirestent sur sa journée de travail) est appelé plus-value;· la source unique du profit est la plus-value, c'est-à-dire le surtravail de l'ouvrier.

Le travailleur ne reçoit pasles fruits de la richesse qu'il produit, le profit est confisqué entre les mains du capitaliste, propriétaire desmoyens de production;· le développement du machinisme, sous l'impératif de la recherche du maximum de profit, implique unesubordination de plus en plus brutale du travailleur à la machine, aux lois du marché : aliénation Þ le travailhumain est réduit à une marchandise; l'homme est réduit au rang de simple chose; le travail de l'ouvrier est untravail forcé; l'objet qu'il produit semble lui échapper Þ au lieu que le travail soit approprié à l'homme, afin desatisfaire ses besoins, c'est l'homme qui est approprié à la machine, selon les fins, purement économiques, duprofit. Marx, dont toute l'oeuvre vise à condamner sans appel le libéralisme économique, reconnaît cependant sesvertus.

La libre entreprise, la concurrence, la défense des intérêts privés sont autant de moyens de stimuler laproduction de richesses.

Sans ces richesses, l'homme est soumis au milieu naturel, à ses propres besoins.

Iln'est pas libre.

Mais, à partir du moment où le libéralisme a su produire l'industrie, le libre-échange, il fautpasser à autre chose.

Selon Marx, le libéralisme n'est qu'une étape dans l'histoire de l'humanité.

Il doit luisuccéder une autre façon de concevoir les rapports économiques: les richesses créées par les travailleurs, aulieu de bénéficier seulement aux patrons, doivent être réparties équitablement entre tous les acteurs de la vieéconomique.

C'est ainsi, et seulement ainsi, que l'économie peut rejoindre la morale: les hommes, tousensemble, concourront à leur bien-être.

La morale exige donc qu'il n'y ait pas plus d'exploitants que d'exploités,que chacun puisse tirer le juste profit de son labeur.. »

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