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Les théories de l'Etat démocratique

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* C'est ce qu'a bien vu Rousseau, dont le Contrat social (1762) peut être considéré comme la « charte de toute démocratie » (voir p. 188). L'État n'a d'autre but que de réaliser, de garantir la liberté et l'égalité auxquelles les individus ont naturellement droit. La loi sera donc ainsi, non pas le tombeau, mais la réalisation même de la liberté : « L'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté », écrit Rousseau.  L'obéissance au seul appétit est esclavage et l'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté. (Du Contrat Social) La liberté ne consiste pas à suivre nos désirs. Elle n'est pas dans l'absence de contraintes mais dans le libre choix des contraintes que l'on se donne à soi-même. On peut appliquer cette idée au peuple. Un peuple libre est celui qui se donne à lui-même ses propres lois, ce qui définit la démocratie. * B.

« • B. La « volonté générale » Le « contrat social » consiste à ne reconnaître d'autre autorité législative que la volonté générale qui est, au fond,la volonté raisonnable, présente en tout individu quand il délibère « dans le silence des passions ». L'opposition despassions rend «nécessaire» le contrat ; l'accord des hommes délibérant sur leurs intérêts communs et raisonnablesle rend «possible ». Cependant, comme la volonté générale ne saurait être à tout instant la volonté universelle,comme il se trouvera toujours quelque citoyen pour contester l'adoption de telle ou telle loi, on convient de tenirpour volonté générale celle de la majorité. La liberté de la minorité n'est pas pour autant aliénée, car on peutconsidérer que c'est à l'unanimité que les individus ont décidé de se soumettre aux volontés de la majorité (laminorité conservant d'ailleurs sa liberté d'expression et de critique). Tel est du moins le postulat de toutedémocratie. SUPPLEMENT: ROUSSEAU : l'État, expression de la volonté générale Selon Rousseau, les hommes sont contraints de s'associer pour survivre. Le problème est de « trouver uneforme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaqueassocié, et par laquelle chacun s'unissant à tous, n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste aussi librequ'auparavant ». Sa solution, c'est le contrat social. Rousseau l'énonce ainsi : « Chacun de nous met encommun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale, et nous recevonsen corps chaque membre comme partie indivisible du tout. » Par ce contrat chaque individu préserve doncintégralement sa liberté puisqu'il décide librement d'obéir à la volonté générale, et son égalité, puisque chacunparticipe également à cette volonté générale. L'État trouve sa légitimité dans cette volonté générale dont il nedoit être que l'expression. Dès que l'État ne représente plus cette volonté générale, le contrat est rompu, etl'État devient illégitime. « Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne etles biens de chaque associé et par laquelle chacun s'unissant à tous n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant» (Rousseau) Le Contrat Social propose une solution à ce difficile problème : Le souverain c'est l'ensemble des membres de lasociété. Chaque homme est donc à la fois législateur et sujet : il obéit à la loi qu'il a lui-même établie. Celasuppose l'existence d'une volonté générale distincte de la somme des volontés particulières. Chaque homme acomme individu une volonté particulière qui le conduit à vouloir son intérêt particulier et qui en ce sens leconduit à s'opposer aux autres ; mais il a aussi comme citoyen une volonté générale qui lui fait vouloir le biende l'ensemble dont il est membre. Il appartient à l'éducation de former cette volonté générale et Rousseaudéveloppera ce thème dans son projet de gouvernement pour la Pologne. « C'est l'éducation qui doit donneraux âmes la force nationale et diriger tellement leurs opinions et leurs goûts qu'elles soient patriotes parinclination, par passion, par nécessité. Un enfant en ouvrant les yeux doit voir la patrie et jusqu'à la mort nedoit plus voir qu'elle ». Les personnages historiques de Moïse ou de Lycurgue sont des exemples de législateursqui sont parvenus à former leur peuple. Il est vrai que de nos jours, on ne peut guère espérer rencontrer detels hommes ; c'est pourquoi, à défaut d'unanimité, les lois pourront ne traduire que la volonté de la majorité. »

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