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L'être vivant peut-il être réduit à un mécanisme ?

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« La pensée du vivant doit tenir du vivant l'idée du vivant. » Canguilhem, La Connaissance de la vie, 1952. « La vie est [...] la liberté s'insérant dans la nécessité et la tournant à son profit. » Bergson, L'Énergie spirituelle, 1919.La vie, pour Bergson, tranche radicalement sur la matière. Le monde matériel obéit à des lois immuables et nécessaires. Dans ce monde régi par le déterminisme le plus strict, le vivant introduit l'indétermination et la spontanéité ; d'une façon toujours imprévisible, il « se nourrit» en effet de la matière pour la transformer à son profit. « Dieu et la Nature ne font rien en vain. » Aristote, Du ciel, ive s.

« sont des propriétés de la matière organisée. L'homme-machine dérive de l'animal-machine de Descartes mais LaMettrie entend pousser le mécanisme cartésien jusqu'au maximum de ses conséquences logiques: tout ce que lamétaphysique cartésienne attribuait à l'âme (pensées, ides innées) peut être expliqué matériellement. Tout enl'homme n'est que mécanisme et il revient à la science d'en rendre compte. • Comment expliquer alors l'union vécue de la « substance étendue » (= la matière) du corps et de la « substancepensante » (= l'âme) ? Descartes localise bizarrement dans la glande pinéale (petite glande située au-dessus ducerveau moyen, que nous nommons aujourd'hui : épiphyse), le point de jonction entre les volitions de l'âme et lesmouvements du corps de l'homme. (Evitez : « le gland pinéal », perle célèbre rencontrée dans certaines copies !)• « Toute l'action de l'âme consiste en ce que, par cela seul qu'elle veut quelque chose, elle fait que la petiteglande à qui elle est étroitement jointe, se meut en la façon qui est requise pour produire l'effet qui se rapporte àcette volonté » (Traité des Passions, art. 41; 1649). La théorie cartésienne des animaux-machines affirme le caractère simplementmécanique des animaux (par opposition à l'homme, qui a, lui, une âme en plusde son corps). La cinquième partie du "Discours de la Méthode" expose la physiquecartésienne, forme résumée du Traité du monde ; c'est une déductionrationnelle des principales lois de la nature à partir d'un chaos initial fictif. «Démontrant les effets par les causes » (V), il s'appuie sur le principemécaniste d'une nature explicable par figure et mouvement, et fait ainsil'économie du recours à la notion d'âme (il développe l'exemple de ses travauxsur les fonctions cardiaques). C'est particulièrement dans l'étude du vivantqu'un tel geste se trouve mis en relief. De là, le modèle de la machine ou del'automate pour penser le corps animal et ses divers mouvements, l'imagetechnique ayant pour vocation de souligner ici l'approche mécaniste du mondenaturel. Mais, là où l'animal peut s'y réduire complètement (car il est toutmatière), on doit reconnaître en l'homme, et en l'homme seulement, unecomposition de deux substances : machine jusqu'à un certain point (le corps),ce qui le caractérise en propre reste l'exercice de la pensée qui, elle, estimmatérielle. Parler avec à propos est le signe extérieur d'une telle spécificité. « [...] ceux qui, sachant combien de divers automates, ou machinesmouvantes, l'industrie des hommes peut faire, sans y employer quefort peu de pièces, à comparaison de la grande multitude des os, des muscles, des nerfs, des artères, desveines, et de toutes les autres parties qui sont dans le corps de chaque animal, considéreront ce corpscomme une machine qui, ayant été faite des mains de Dieu, est incomparablement mieux ordonnée et aen soi des mouvements plus admirables qu'aucune de celles qui peuvent être inventées par les hommes.Et je m'étais ici particulièrement arrêté à faire voir que, s'il y avait de telles machines qui eussent lesorganes et la figure extérieurs d'un singe ou de quelque autre animal sans raison, nous n'aurions aucunmoyen pour reconnaître qu'elles ne seraient pas en tout de même nature que ces animaux. » Descartes,Discours de la méthode (1637), Ve partie. »

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