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On ne se souvient pas des choses, on ne se souvient que de soi-même ?

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Et en ce sens on peut parler de la subjectivité du souvenir. La fixation du souvenir ne relève pas d'un processus mécanique et impersonnel. La mémoire n'est pas un tiroir qui accueillerait automatiquement n'importe quel objet. Elle apparaît comme un acte de la personne qui fixe le passé en fonction de ses exigences, de ses soucis et de ses valeurs. Certes la sélection des événements fixés par la mémoire obéit en partie à des lois objectives ou, comme disent les gestaltistes, « structurales ». Si une mélodie est plus facile à fixer dans la mémoire qu'une suite de sons quelconques, si une figure régulière est plus facile à retenir qu'un amas informe de lignes, c'est parce que la mélodie et la figure régulière constituent par elles-mêmes de « bonnes formes » qui s'imposent aisément. Mais si nous retenons la mélodie, n'est-ce pas avant tout parce qu'elle nous émeut ? De même, nous fixons à jamais le souvenir des lieux qui furent le théâtre d'un premier amour. Ainsi dans Le Lys dans la Vallée, de Balzac, Félix déclare : « Ce fut la seule fois que j'entendis cette caresse de la voix, le tu des amants ; je regardai les haies couvertes de fruits rouges, je contemplai la troupe des vendangeurs. la charrette pleine de tonneaux et les hommes chargés de hottes.

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