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Parle t-on comme on pense ou pense t-on comme on parle ?

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Cette question fut centrale lors de la querelle médiévale des universaux : quel est le rapport entre le mot, l'idée et la chose ? (Cette même question étant intégrée dans une interrogation plus vaste encore : les concepts universels ont-ils une réalité qui leur correspondent ?)  

I.                   On peut penser, avec Guillaume d'Ockham [3], philosophe médiéval, qu'il existe un signe conceptuel antérieur à tout type de langage. Ce signe serait donc la forme la plus pure, dégradé à chaque transformation par les outils imparfaits de son expression : d'abord le langage oral, puis l'écriture.  

II.                L'expérience de l'incompréhension ou du manque d'idée due à l'oubli ou à la méconnaissance de mots tend à prover que c'est du langage que jaillit la pensée.   "Si la parole présupposait la pensée, si parler c'était d'abord se joindre à l'objet par une intention de connaissance ou par une représentation, on ne comprendrait pas pourquoi la pensée tend vers l'expression comme vers son achèvement ... Pourquoi le sujet pensant lui même est dans une sorte d'ignorance de ses pensées tant qu'il ne les a pas formulées... comme le montre l'exemple de tant d'écrivains qui commencent un livre sans savoir au juste ce qu'ils y mettront.

INDICATIONS DE LECTURE


• De la philosophie de Michel Gourinat (Hachette) pages 677 à 685 : Langage et pensée.
• Linguistique et anthropologie de Whorf ( Denoël-Gonthier).
• Bulletin de Psychologie de janvier 1966 intitulé Aspects du langage .
En particulier :
— le rôle médiateur du langage; langage et pensée, culture; langage et pensée opératoire.
• Anthologie philosophique de Grateloup (Hachette). Texte de H.A. Gleason (p. 117-118) : Structure du spectre
ou structure de la langue; de F. de Saussure (p. 116) : La Langue : système de différences significatives.
• Langage et classes sociales de Basil Bernstein (Editions de Minuit).
Cet auteur reprend et soumet à l'épreuve empirique les analyses de Sapir et Whorf sur la fonction constituante du langage, les thèses de Durkiein sur la relation entre structure sociale et structures logiques.
Le langage est appréhendé comme déterminé par et déterminant de l'expérience sociale.
• Les problèmes théoriques de la traduction de G. Mounier
( Gallimard).
Citation page 272 : « Chaque langue contient, préfabrique, impose à ses locuteurs une certaine manière de regarder le monde, d'analyser l'expérience que nous avons du monde. Par conséquent, les phénomènes publiquement observables, la situation commune apparemment semblable en deux langues, que désignent deux énoncés linguistiques, ne peuvent pas servir de commune mesure immédiate à ces deux énoncés : le locuteur mongol et le locuteur japonais qui parlent d'un puits, d'une table, de l'action de poser ne regardent pas dans les situations correspondantes les mêmes traits distinctifs, ne caractérisent pas ces situations par les mêmes traits pertinents «

« (aussi bien perceptive. que conceptuelle) serait détèrminée par la langue mise en œuvre. Ces travaux sont certes une mise en cause salutaire de la fonction langagière comme pur instrument de communication et d'expression. Mais un certain nombre de questions se posent. - N'est-il pas possible de penser la même chose sous des signifiants dift'érents ? Par exemple, le linguiste Frédéric François fait remarquer que tout nom peut toujours être remplacé par un syntagme et que la richesse lexicale n'est nullement un indice incontes­ table de richçsse conceptuelle. - Ne peut-on concevoir des « systèmes de signes distincts correspondant à des idées distinctes » indépendants des langues? Certes Roland Barthes en dtiute : « Il parait de plus en plus difficile de concevoir un système d'images ou d'objets dont les signifiés puissent exister en dehors du langage : percevoir ce qu'une substance signifie, c'est fatalement recourir au découpage de la langue : il n'y a de sens que nommé, et le monde des signifiés n'est autre que celui du langage. » · Degré zéro de J'écriture. page 80. Pourtant ne peut-on constater que les hommes sont capables de constituer des « systèmes de signes » qui ne comportent pas nécessairement les deux articulations ni le caractère vocal spécifique des langues humaines? - La symbolisation peut-elle se réduire au langage? . - La pensée peut-elle être réduite à la symbolisation? • Quel est ce on qui parle? • Que peut-on penser sous le terme « pensée » '! (Cf. l'article « pensée » du Nouveau vocabulaire des études philosophiques -Hachette) « 1) Tout ce qui est vécu par une conscience humaine; toute· activité purement mentale d'un sujet : « Par le mot pensée, je comprends tout ce qui est tellement en nous que nous en sommes immédiatement connais­ sants. Ainsi toutes les opérations de la volonté, de l'entendement, de l'imagination et des sens sont des pensées » (Descartes) · « 2) Faculté de connaitre, de comprendre, de juger, de raisonner, Qui est sensée caractériser l'homme par opposition à l'animal; synonyme : entendement, raison. · e Prendre garde, en ce qui concerne l'ordonnancement de la dissertation. de partir du sujet tel qu•il est posé : qu'est-ce »

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