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Peut-on être citoyen du monde ?

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Analyse du sujet.

Un sujet classique, ouvrant toutefois à une interrogation très "moderne" et intéressante. En fait, derrière son allure "innocente", il s'enracine dans toute une tradition philosophique et exige, au fond, de solides connaissances pour être véritablement maîtrisé et traité. Les connaissances requises: La philosophie stoïcienne est sans ambiguïté à ce propos. Pour elle, l'homme est un citoyen du monde et un fils, une parcelle du Dieu-Monde. Mais ce thème directement issu du stoïcisme se retrouve (implicitement) chez Spinoza et surtout dans la pensée moderne (Russell, etc.). Kant, pour sa part, apporte une conception du droit très intéressante, quand il s'agit d'expliciter l'idée de citoyen du monde.

— Sens du mot citoyen.
— L'État comme cadre du citoyen.
  • B. Il est légitime d'être membre du monde par notre raison universelle.
— Le cosmopolitisme.
— Les enjeux d'une solidarité mondiale.
— L'appartenance de l'homme à l'univers.

— Le fondement spirituel du droit.
— La dimension universelle de notre destin.
— La tâche de la philosophie pour réaliser ce dessein.

« Introduction • Est-il possible et légitime d'être membre de l'ensemble des réalités existantes, et non point d'une cité ou d'unenation, de dépasser le cadre clos et fini d'une appartenance réduite pour insérer sa personne dans le grand tout ?Tel est le sens de cet intitulé de sujet qui nous questionne à la fois sur le plan de la légitimité et sur celui de lapossibilité. Être citoyen d'une cité ou d'un groupe, cela va de soi. Être enraciné dans cette immense formation dumonde ou de l'univers, voilà qui pose problème. • Aussi peut-on poser les questions suivantes et s'engager dans une problématique. Peut-on légitimement se voircomme un fragment du grand tout ? Mais n'est-ce pas notre raison qui nous fait citoyens du monde ? Tous leshommes ne sont-ils pas liés par la raison du monde, principe unificateur qui anime ce dernier ? D'où le problèmeessentiel : n'est-ce pas la raison universelle qui implique notre participation à l'univers entier ? • D'où l'enjeu : si nous sommes citoyens du monde, alors nous plaiderons la cause du monde et nous engageronspour lui. À la différence d'un engagement partiel, voire partial, le nôtre sera universel et nous nous sentironsresponsables de la totalité du monde. Nous inventerons des réponses pour le nouveau monde planétaire, destin duXXI siècle. A) On ne peut être citoyen du monde, puisqu'on appartient à une cité très délimitée. Non, répondrons-nous de prime abord. Il n'est ni possible ni légitime d'être citoyen du monde. Citoyen ne vient-il pasde cuis, en latin, citoyen ? Civis est de la même famille que civitas, la ville, la cité, laquelle désigne une communautépolitique organisée possédant un minimum d'autonomie. Le citoyen s'acquitte des devoirs définis par les lois de lacité et semble donc lui appartenir de plein droit. Le citoyen romain oeuvre dans un cadre délimité, certes ouvert àl'Empire, mais néanmoins circonscrit.À partir, grosso modo, du XVIe siècle, le cadre qui structure le citoyen et définit son appartenance est celui del'État, pouvoir doté d'organes politiques et administratifs. À la Renaissance, se forment, en France et en Europe, laréalité et le concept d'État. Que désignera donc le citoyen ? Le membre de cet État, le sujet inscrit à l'intérieur dece tout. Le citoyen se situe. au sein de l'État ou de la nation, cette communauté humaine dont les membres sontunis par des liens matériels (intérêts économiques, etc.) et spirituels (tradition, culture).Ni en droit, ni en fait, le citoyen ne semble donc dépasser un cadre très circonscrit. La citoyenneté n'est-elle pasd'ailleurs liée à la nationalité ? Quelle que soit l'approche envisagée, elle nous conduit, en première analyse, àsouligner l'appartenance du citoyen à un « État-Nation », forme moderne de la communauté politique ou cité. Lacitoyenneté désigne une construction s'insérant dans un ensemble global, et non point une qualité liée au mondeglobal. La composante particulière de toute citoyenneté semble nous diriger vers une réponse négative à la questionposée. Nous ne pouvons, du point de vue de la légitimité, être citoyens du monde puisqu'en droit nous sommescitoyens d'une nation. Du point de vue de la possibilité, il y aurait là une négation de notre être quotidien, enracinéde manière étroite. Il ne semble pas possible de dépasser le vécu de notre quotidienneté. Je suis citoyen de lanation française, j'appartiens à sa culture, avant d'appartenir au monde.Toutefois, les particularismes excessifs ne nuisent-ils pas à l'idée d'une civilisation universelle ? Une citoyennetépleinement réalisée n'implique-t-elle pas une politique étendue au monde, comme déjà le voulait Kant ? D'où unnouveau questionnement. D'ailleurs, l'Europe cherche aujourd'hui son identité. Les frontières éclatent. Il faut prendreen compte ces nouvelles donnes, les éclairer par une interprétation philosophique qui anticipe notre présent. B) Il est possible et légitime d'être citoyen du monde : nous participons à la raison universelle. Ne faut-il pas, avec Kant, distinguer du droit des États - celui qui correspond à la manière d'être du citoyenenraciné dans un État -, le droit cosmopolitique, concernant les hommes comme habitants de la planète ? »

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