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Pourquoi philosophe-t-on ?

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POURQUOI PHILOSOPHE-T-ON ?

     La philosophie est amour de la sagesse. Même elle est aussi l’effort pour acquérir une conception d’ensemble de l’univers, ou de l’universalité des choses. Ainsi la philosophie doit pouvoir s’exercer tant au niveau de la pensée que de l’action. Le philosophe sera à partir de la conception aristotélicienne de la philosophie, celui qui doit s’efforcer de trouver les principes et causes premières de toutes choses. On distingue aujourd’hui plusieurs types de sciences comme la métaphysique (science de l’être en tant qu’être), ou l’anthropologie (qui depuis Kant pose la question de la nature de l’homme). Cependant, c’est toujours la philosophie qui est capable de développer une réflexion critique sur les objets ou résultats des différentes sciences. La philosophie est toujours liée à la réflexion, à un retour du savoir sur lui-même. La question de savoir si les philosophes ont leur utilité semble indiquer qu’il y a toujours le besoin de revenir sur les idées et sur les faits, afin d’en déterminer les raisons, ainsi que leurs véritables places sur le chemin de la vérité.

La philosophie est en quête d'unité, d'universalité, au-delà du fatras des visions partielles et plurielles du monde. Ainsi Epictète, dans ses Entretiens, nous présente-t-il la philosophie comme la recherche d'une norme commune. Il s'agit d'élaborer "un principe supérieur à l'opinion" - puisque toutes les opinions se contredisent, et qu'"il ne suffit pas qu'une chose paraisse vraie pour qu'elle le soit". (Ibidem, II, 11).

Pourquoi philosophe-t-on ? Aristote met en évidence le rôle de l’étonnement au sein de la démarche philosophique : « Ce fut l’étonnement qui poussa, comme aujourd’hui, les premiers penseurs aux spéculations philosophiques (…) Apercevoir une difficulté et s’étonner, c’est reconnaître sa propre ignorance «. (Physique, Livre IV – 384-322 av. J.-C.).
Platon et Aristote s’accordent sur ce point : on commence à philosopher en reconnaissant qu’on ne sait rien. Le savoir demande un apprentissage, il s’acquiert. Il est le fruit d’une recherche. Il faut donc se méfier, en général, des opinions, et de ceux qui s’imaginent détenir des vérités toutes faites : leurs connaissances sont bien souvent illusoires, et non fondées.

 

« a. Les philosophes de toutes époques s'épanouissent dans la pensée à partir des philosophes qui ont pensé le monde avant eux. Le philosophe assure ainsi la pérennité d'une science de l'homme et de la vie. La philosophie estcette tâche infinie de constitution du savoir, et ce depuis sa naissance dans l'Antiquité grecque : « Seule laphilosophie grecque conduit, par un développement propre, à une science en forme de théorie infinie » ( Husserl , La crise de l'humanité européenne et la philosophie ). On peut penser alors qu'il y a, comme l'indiquait déjà Hegel , une unité de la philosophie au-delà de la diversité des philosophies. Tous philosophes, selon Hegel, est une formeconceptuelle de la marche de l'esprit dans l'histoire : « La dernière venue des philosophies est le résultat de toutesles précédentes, et doit contenir par conséquent les principes de toutes les autres » ( Précis de l'Encyclopédie des sciences philosophiques , §§ 13 et 14). En plus d'assurer l'histoire de la philosophie, les philosophes permettent le progrès du savoir vers sa totalité. b. La philosophie est donc une réflexion sur le savoir, une science de l'esprit conçue avant tout comme une connaissance de ses propres limites. La philosophie est ainsi pour Kant « une science des maximes suprêmes de l'usage de notre raison » ( Logique ). Ainsi elle doit pouvoir déterminer rationnellement les fins relatives à tous les domaines. D'où ces quatre questions posées par Kant : Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que m'est-il permis d'espérer ? Qu'est-ce que l'homme ? Et la philosophie doit déterminer « la source du savoir humain, l'étendue de l'usage possible et utile de tout savoir, et les limites de la raison » (idem). La dernière de cesdéterminations est indispensable. c. La philosophie, de par ses multiples expressions à travers les philosophes, doit éclairer l'action, et s'y engager. Son pouvoir critique semble important devant les conséquences que peuvent amener les nouvelles politiques duprogrès techniques. Socrate est la malheureuse figure de celui qui est mort pour ses idées. Il s'est employé à inciterses interlocuteurs à réfléchir par eux-mêmes. Mais il fut accusé de corruption des mœurs, et d'enivrer la jeunesse demensonges. Ainsi la philosophie a toujours eu ce côté hostile devant l'ordre établi, puisqu'elle est capable derépondre devant toutes institutions établies, et d'en déterminer les failles, voire les injustices. Conclusion On est ainsi tous philosophes à notre manière. Seulement, le véritable philosophe sera celui capable d'éclairer lesraisons qui structurent son époque. Les hommes ont l'habitude d'une quotidienneté monotone, bien programmée. Ilsen oublient ainsi de réfléchir sur le monde qui les environne. Le rôle du philosophe peut être, « à cette époque oùtout nous donne à penser », d'éclairer sans cesse les pouvoirs institués qui régissent les comportements humains.Tout ce qui passe pour évident doit ainsi être mis en examen, et chacun des agents (politiques, économiques,militaires) doivent répondre de leurs actions. Tocqueville montrait déjà que la Démocratie en Amérique adoucissait lepeuple, l'uniformisait, et qu'il y avait de moins en moins de mouvements contestataires. Le philosophe doit êtrecapable de s'extraire de toutes ces déterminations et pointer du doigt toute action arbitraire venant du pouvoir. Ilsemble que les philosophes actuels, riches de leur culture, doivent pour un temps se retirer de leurs préoccupationsacadémiques, et s'investir plus profondément dans les décisions d'un Etat. »

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