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Images des dieux – L'iconographie sacrée des Celtes

Publié le 17/01/2022

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-        Le cheval à tête humaine : une divinité solaire :

Divinité solaire : def :

Le plus singulier des êtres monstueux est évidement le cheval à tête humaine, déjà évoqué ci-dessus, une création cette fois purement celtique qui figure indiscutablement le dieu solaire : il évoque son mouvement perpétuel source et garantie de vie, sous toutes ses formes. Ce type de représentation ne doit rien, dans son principe à quelque résidu de croyance totémique, c’est l’expression d’une conception de la divinité dont les pouvoirs surnaturels ne peuvent être exprimés éfficacement par le seul aspect humain. Le dieu se trouverait ramené à la condition de ceux qui, en implorant son aide et sa protection, espèrent que son pouvoir leur garantira une autre vie.

 

Une anecdote rapportée par Diodore de Sicile illustre remarquablement ce point de vue : l’amusement de Brennos, chef de l’armée qui envahit en 280 avant notre ère la Macédoine lorsqu’il entre dans un temple, et voit que les Grecs représentent leurs dieux sous une forme humaine. Une telle image, qui les rabaissait au rang de commun des mortels, devait lui paraitre un singulier manque de respect, d’une grande imprudence.

« accompagnée d’un commentaire écrit, d’un identification des personnages qui permettre d’en déchiffrer la signification, comme c’est souvent le cas dans l’art grec ou étrusque par exemple.

Des œuvres rarement narratives : Sur les centaines d’œuvres qui nous sont parvenues, des milliers si l’on tient compte des images monétaires, deux seulement semblent présenter une figuration narrative comparable à celles que l’on trouve dans d’autres arts.

Il s’agit dans les deux cas d’œuvres créées sous l’influence directe d’un milieu non ce ltiques : le foureau de la tombe 994 de Hallstatt, du Ve siecle avant notre ère, qui s’inspire de « l’art des situles » de l’Italie septentrionale et du sud est du massif alpin, et les plaques d’un bassin cérémoniel d’argent trouvées à Gundestrup, dans le nord du Danemark, de la fin du IIe siecle av.

notre ère ou du début du siecle suivant ; elles furent réalisées par des artistes formés dans le milieu thrace ou géto -dace des rivages occidentaux de la mer Noire.

Evidemment, de nombreux chercheurs ont exercés leur sagacité sur ces deux objets, en particulier sur le second, et les interprétations proposées sont aussi différentes que peu convaincantes.

Un fait semble cependant certain : la représentation, sur ces deux objets, d’un défilé militaire de fantassins et de quatre cavaliers, différenciés par des détails de leur équipement, éloignés dans le temps et l’espace, devrait relever d’une même idée et pourrait illustrer un mythe que nous ne sommes plus en mesure d’identifier.

Situle : récipient en forme de seau , dont la partie interieur est renflée et le fond arrondi ou pointu, les situles de petite taille, minie d’une anse, servaient à transporter l’eaupour des aspersions rituelles.

Les Thraces : constituent un ensemble de populations parlant une même langue, p artageant une même culture et vivant dans un espace compris entre la côte nord de la mer Egée , le danube, la côté occidentale de la mer Noire et le cours du Vardar.

L’origine de ce peuple est inconne, mais il est mentionné dès le V e siecle avant notre ère par les Grecs.

Les Thraces seraient arrivés dans les Balkans soit au VI e millénaire av.

notre ère, soit au début du II e millénaire.

Les gétes , selon la dénomination grecque ou les Daces , selon les romains, sont l’une des plus puissantes tribus thraces, installée entre les Carpates, le Danube et la mer Noire.

Des constantes permettant d’éclairer certains aspects religieux : Plutôt que de tenter une interprétation globale fondée sur ces i mages qui constituent apparemment une exception dans l’art celtique, l’approche qui ouvre les meilleures perspectives semblent être le recensement systématique de son répertoire, tel qu’il apparait sur d’autres objets.

On peut ainsi constater l’existence d e constantes, en apprécier la nature et tenter d’en éclairer au moins quelques - une à l’aide des rares textes que les auteurs grecs et latins ont consacré à la religion des anciens Celtes.

Il faut tout d’abord préciser que l’émergence de l’art celtique laté nien (adjectif dérivé du nom du site suisse lacustre de la Tène, donné en 1872 au second âge du fer préromain vers le milieu du Ve siecle av.

notre ère, n’est vraisemblablement une innovation que dans l’aspect formel constitué par l’emprunt et l’utilisatio n d’un répertoire figuré d’origine méditerranéenne.

Les fondements idéologiques de cet art étaient solidement établis depuis longtemps, ainsi qu’en témoigne l’ancienneté de certains thèmes et symboles qui seront présents depuis ses débuts jusqu’à sa fin : le cheval (ou le cavalier), la roue solaire, les oiseaux aquatiques, associés à l’astre diurne, l’esse, le. »

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