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à la suite d'un attentat perpétré contre le Chah en 1963 et dont Khomeyni fut tenu pour responsable

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Alors que le Chah d'Iran vient de soumettre à son peuple le référendum sur la "révolution blanche", un attentat est commis contre sa personne en avril 1963. Les investigations de la police mettent en cause l'aya­tollah Khomeyni demeurant alors dans la ville sainte de Qom. Tenu pour responsable, il est condamné à l'exil en Turquie puis en Irak. Mais son expulsion ne va pas sans poser de problèmes. Des émeutes éclatent à Qom

et ailleurs en Iran; elles feront 5.000 victimes.

On n'entend plus guère parler du "saint homme" avant l'année 1978 où, au cours d'une manifestation, les in­tégristes musulmans réclament son retour (coût de la manifestation: 60 victimes). Sa popularité ne cesse de grimper. En juin 1978, il lance un appel pour le ren­versement du Chah. En octobre 1978, jugé trop turbulent par Saddam Hussein, Khomeyni est expulsé d'Irak. Il trouve refuge auprès des Français qui l'hébergent à Neauphle-le-Château. Les manifestations de soutien se succèdent chaque jour à Téhéran et bien­tôt, le Front national, créé en son temps par Mossa­degh, se rallie à Khomeyni. Une grande partie des Ira­niens considèrent l'ayatollah comme le sauveur. Et c'est en sauveur qu'il est accueilli le 1 er février 1979 à l'aéroport de Téhéran. Pas moins de trois millions de personnes sont là pour l'acclamer. Mais sa popularité n'a d'égale que l'ardeur de ses opposants. Les soulève­ments se succèdent. A Tabriz, des manifestations anti-Khomeyni font une vingtaine de morts. En 1981, c'est une bombe qui explose dans l'enceinte du parlement de la République islamique; elle fait près de quatre-vingts victimes.

 

Khomeyni meurt en 1989 à l'âge de 89 ans. Ses ob­sèques font encore 8 morts et 500 blessés, étouffés par la masse des croyants venus rendre un dernier hom­mage au guide de la révolution islamique.

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