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Les Kurdes, une nation sans état

Publié le 02/08/2006

Extrait du document

1991 - chronologie spécialisée

   
17 janvier 1991
Début de la guerre du Golfe.

 

30 janvier 1991
La Fédération internationale des droits de l'homme soulève devant l'ONU le problème des Kurdes irakiens.

 

28 février 1991
Fin de la guerre du Golfe.

 

2 mars 1991
partir de cette date des soulèvements éclatent dans le sud du pays.

   Les insurgés chiites prennent le contrôle de plusieurs villes de la région. Les forces gouvernementales écrasent la révolte. Les Kurdes ouvrent un deuxième front dans le nord de l'Irak.

 

5 mars 1991
L'opposition kurde affirme avoir donné le signal de la rébellion dans le nord du pays. Elle annonce la prise de Souleymaniyeh et de Gharanieh.

 

11 mars 1991
Les Kurdes se joignent aux chiites au Congrès de l'opposition irakienne réuni à Beyrouth.

 

13 mars 1991
Pour la première fois, la presse de Bagdad reconnaît l'existence d'une rébellion dans le pays. Le Département d'Etat confirme que les insurgés kurdes ont pris " le contrôle de plusieurs régions irakiennes proches de la frontière turque ".

 

16 mars 1991
Dans son discours à la nation, Saddam Hussein menace de " régler le compte " des rebelles kurdes.

 

16 mars 1991
Saddam Hussein prononce son premier discours depuis la fin de la guerre. Sans faire allusion à la défaite irakienne, il annonce l'écrasement de l'insurrection chiite dans le sud du pays et promet le même sort au soulèvement kurde.

 

19 mars 1991
L'opposition kurde affirme contrôler la majeure partie de Kirkouk alors que de violents combats opposent l'armée irakienne aux peshmergas.

 

22 mars 1991
Massoud Barzani, chef du PDK, affirme que " 95 % du Kurdistan irakien est libéré " et appelle l'opposition à revenir en Irak pour former " un gouvernement provisoire ".

 

22 mars 1991
le Conseil de sécurité de l'ONU assouplit l'embargo appliqué à l'Irak en raison de la situation économique désastreuse de ce pays.

 

23 mars 1991
un nouveau gouvernement irakien est constitué. Saddam Hussein abandonne à Saadoun Hammadi le poste de premier ministre, mais conserve sa position dominante.

 

28 mars 1991
Bagdad annonce la reconquête de l'important centre pétrolier de Kirkouk, puis, le 31, de Douhouk et d'Irbil. La ville de Zakho est reprise le 1 er avril. Fuyant la répression, des milliers de Kurdes se réfugient en Turquie et en Iran.

 

5 avril 1991
A l'initiative de la France, le Conseil de sécurité vote la résolution 688, exigeant la fin de la répression contre les Kurdes et demandant à Bagdad de faciliter l'acheminement d'une aide humanitaire.

 

7 avril 1991
Washington et Ankara suggèrent la création en Irak de zones de sécurité placées sous le contrôle de l'ONU. Les Douze en approuvent l'idée le 8.

 

10 avril 1991
Pour tenter de limiter l'exode des réfugiés (environ 2 millions), Washington interdit à Bagdad toute attaque aérienne-y compris avec les hélicoptères-dans les régions où se trouvent les Kurdes.

 

12 avril 1991
Les Etats Unis décident de réaliser une " grande opération d'aide " aux réfugiés massés près de la frontière turque, dans le nord de l'Irak. Début du largage de vivres.

 

13 avril 1991
Saddam Hussein se rend au Kurdistan.

 

14 avril 1991
La Turquie commence à transférer les réfugiés vers les zones plus accessibles.

 

16 avril 1991
La Maison Blanche se rallie à la proposition européenne de créer des camps en Irak et à l'envoi de troupes supplémentaires. Acceptation de Bagdad pour l'installation de centres d'accueil de l'ONU sur son sol.

 

18 avril 1991
Conclusion entre les rebelles et le gouvernement de Bagdad d'un cessez le feu " provisoire ".

 

21 avril 1991
Afin de permettre l'installation de centres pour les réfugiés, l'armée irakienne laisse la place aux soldats américains à Zakho. Le 22, des militaires français et britanniques se joignent aux Américains au Kurdistan.

 

24 avril 1991
Les chefs rebelles kurdes et les autorités de Bagdad parviennent à un " accord de principe " sur le statut du Kurdistan irakien. Amorce d'un mouvement de retour de la part des réfugiés massés à la frontière turque.

 

29 avril 1991
Débat sur les Kurdes au Conseil de sécurité. Les alliés demandent l'envoi sur place d'une force de police de l'ONU pour remplacer leurs 9 000 soldats. Refus de Bagdad.

 

6 mai 1991
Reprise des négociations entre le gouvernement et les rebelles kurdes.

 

18 mai 1991
Massoud Barzani annonce un accord de principe entre l'opposition kurde et Bagdad.

 

20 mai 1991
Les forces irakiennes évacuent la ville de Dohouk. Le 22, un accord est conclu entre Bagdad et les forces alliées sur la sécurité de la ville.

 

20 mai 1991
le Conseil de sécurité de l'ONU vote une résolution créant un fonds d'indemnisation qui devra être alimenté par l'Irak pour réparer les dommages de la guerre, notamment au Koweït.

 

15 juin 1991
Les soldats de la coalition alliée et les membres des organisations de secours quittent Dohouk où ils se trouvaient depuis le 25 mai. Le lendemain, des milliers de Kurdes manifestent contre leur retrait.

 

17 juin 1991
le Conseil de sécurité de l'ONU vote une résolution imposant à Bagdad de prendre à sa charge l'élimination, prévue par la résolution du 3 avril, de ses armes de destruction massive. Dans une autre déclaration, adoptée le 28, le Conseil ordonne à l'Irak de ne plus empêcher les experts de l'ONU d'inspecter ses sites nucléaires.

 

28 juin 1991
Le porte parole du parti démocratique du Kurdistan (PDK) annonce que la conclusion d'un accord sur l'autonomie du Kurdistan est retardée.

   Des divergences se font jour au sein du mouvement kurde.

 

12 juillet 1991
Les troupes alliées quittent le Kurdistan irakien.

 

18 juillet 1991
De sanglants affrontements opposant l'armée aux peshmergas font entre 80 et 200 morts et environ 600 blessés, à Souleymanieh qui est reprise par les peshmergas. L'Irak accuse l'Iran d'avoir suscité les combats.

 

7 août 1991
Ankara décide de créer une " zone tampon " dans le nord de l'Irak.

 

15 août 1991
le Conseil de sécurité de l'ONU vote trois résolutions : la 705 fixe à 30 le pourcentage maximal annuel de prélèvement des recettes pétrolières irakiennes pour le paiement des dommages de guerre. La 706, proposée par la France, autorise pendant six mois une reprise partielle et très contrôlée des exportations de pétrole irakiennes afin de financer l'achat par l'ONU de vivres et de médicaments pour la population civile. La 707 condamne l'Irak pour les entraves mises à la neutralisation de ses équipements destinés à la production d'armes de destruction massive. Bagdad qualifie la résolution 706 d' " humiliante ", la considérant comme une " mise sous tutelle ".

 

20 août 1991
Les négociations entre Bagdad et les Kurdes échouent, le projet d'accord ne faisant aucune concession à ceux ci.

 

9 septembre 1991
Des représentants de l'ONU annoncent que les combats ont repris au cours des derniers jours dans le nord de l'Irak entre forces gouvernementales et Kurdes, faisant des dizaines de victimes. Le PDK de Massoud Barzani met en cause l'action d' " opportuniste kurdes ".

 

23 septembre 1991
Bagdad, des Irakiens retiennent contre leur gré les experts de la mission d'inspection de l'ONU qui ont découvert des documents prouvant l'existence d'un programme d'armement nucléaire clandestin.

 

5 octobre 1991
Les combats reprennent dans le Kurdistan irakien. Des peshmergas exécutent, le 7, une soixantaine de militaires irakiens désarmés dans la ville de Souleymanieh. Un cessez le feu est conclu, le 8, entre les dirigeants militaires du Front du Kurdistan et les représentants du ministère de la défense irakien.

 

10 octobre 1991
Le dernier groupe de soldats américains appartenant à la force multinationale d'intervention rapide quitte la base de Silopie (sud est de la Turquie). Le retrait des troupes étrangères avait débuté le 16 septembre.

 

11 octobre 1991
Le Conseil de sécurité de l'ONU vote à l'unanimité la résolution 715 qui place sous contrôle l'ensemble de l'industrie militaire irakienne après la découverte, fin septembre, de bombes à hydrogène.

 

7 novembre 1991
Une délégation du Front du Kurdistan se rend à Bagdad pour y discuter des moyens de mettre fin à l'embargo imposé par les Irakiens aux régions contrôlées par les peshmergas.

 

29 novembre 1991
Massoud Barzani, chef du PDK, renoue le dialogue avec le pouvoir sur le statut d'autonomie du Kurdistan irakien. Les derniers pourparlers avaient eu lieu en juillet à Bagdad : le PDK avait annoncé des " progrès ", mais Jalal Talabani (UPK) les avait jugés insuffisants. 

 

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