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Question 164: L'affaire peut paraître anodine, mais elle n'en relance pas moins le débat sur l'intégration des immigrés.

Publié le 19/08/2014

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Question 164: L'affaire peut paraître anodine, mais elle n'en relance pas moins le débat sur l'intégration des immigrés. De quelle "affaire" s'agit -il: A. celle du foulard islamique? B. celle du boycott par les commerçants musulmans de la fermeture dominicale? C. celle de la transformation d'un monument classé en mosquée? Réponse 164 A. Celle du foulard islamique, abusivement désigné çà et là sous le terme tchador, celui-ci étant, par définition, le grand voile noir porté par les femmes iraniennes. Voile, tchador ou foulard, les faits sont anodins: deux jeunes musulmanes prétendent fréquenter les cours, la tête recouverte. En quelques jours l'affaire ameute le pays. Le ministère de l'Education nationale y voit une atteinte au principe fondamental de la laïcité. Les députés de gauche et de droite s'en alarment, d'aucuns en appellent au respect des libertés fondamentales, d'autres dénoncent l'irrésistible montée d'un intégrisme fanatique. Il est vrai que l'appel au meurtre de S. Rushdie, auteur des "Versets sataniques", est encore dans toutes les mémoires. Quant à l'opinion publique relayée par les médias (ou inversement), elle y trouve provende pour réactiver le débat sur l'immigration et sur le racisme. Que l'affaire se soit vite tassée (elle ira cependant jusqu'au Conseil d'Etat) ne doit pas cacher que l'immigration reste, plus que jamais, une des données essentielles du paysage politique français (comme en témoigne une élection législative partielle qui voit la victoire d'un représentant du Front National) et, plus fondamentalement, un fait de société incontournable. Les uns préconisent une assimilation totale, d'autres une intégration respectueuse des différences. L'accentuation des problèmes d'immigration coïncide (inéluctablement?) avec la montée du racisme. Dans le cadre d'un p lan d'intégration des immigrés, M. Rocard propose, en mars 1990, de renforcer la lutte antiraciste. Témoignant de sa vive inquiétude en la matière, on verra même (le fait est sans précédent sous la Ve République) le président Mitterrand défiler en personne et se joindre à une manifestation contre la profanation du cimetière juif de Carpentras. Des leaders politiques, toutes tendances confondues, l'accompagnent. Notons que le Front National voit dans l'attentat antisémite une manipulation des "professionnels de l'antiracisme et de la provocation". Rappelons, pour faire bonne mesure, le procès, terminé en juillet 1987, de K. Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon extradé, en 1983, de Bolivie. Le racisme fut, on s'en doute, au centre des débats judiciaires. Ce même racisme contre lequel partait en croisade, à la même époque, l'organisation S .O.S.-Racisme a vec sa formule percutante: "Touche pas à mon pote".
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« Que l'affaire se soit vite tassée (elle ira cependant jusqu'au Conseil d'Etat) ne doit pas cacher que l'immigration reste, plus que jamais, une des données essentielles du paysage politique français (comme en témoigne une élection législative partielle qui voit la victoire d'un représentant du Front National) et, plus fondamentalement, un fait de société incontournable.

Les uns préconisent une assimilation totale, d'autres une intégration respectueuse des différences. L'accentuation des problèmes d'immigration coïncide (inéluctablement?) avec la montée du racisme. Dans le cadre d'un plan d'intégration des immigrés, M.

Rocard propose, en mars 1990, de renforcer la lutte antiraciste.

Témoignant de sa vive inquiétude en la matière, on verra même (le fait est sans précédent sous la Ve République) le président Mitterrand défiler en personne et se joindre à une manifestation contre la profanation du cimetière juif de Carpentras.

Des leaders politiques, toutes tendances confondues, l'accompagnent.

Notons que le Front National voit dans l'attentat antisémite une manipulation des "professionnels de l'antiracisme et de la provocation". Rappelons, pour faire bonne mesure, le procès, terminé en juillet 1987, de K.

Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon extradé, en 1983, de Bolivie.

Le racisme fut, on s'en doute, au centre des débats judiciaires.

Ce même racisme contre lequel partait en croisade, à la même époque, l'organisation S.O.S.-Racisme avec sa formule percutante: "Touche pas à mon pote".. »

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