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L'Antarctique : découverte et début de l'aménagement scientifique du sixième continent

Publié le 28/03/2019

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scientifique

L'Antarctique : découverte et début de l'aménagement scientifique du sixième continent

L'Antarctique, le « continent » le plus froid, dont la superficie est d'environ 14 millions de km2, est couvert par une épaisse couche de glace. Malgré un environnement hostile, depuis deux siècles, des explorateurs, des chasseurs et des chercheurs partent en quête de gloire, de richesse et de connaissance dans l'extrême Sud. Un vaste programme mis en place depuis les années 50 apporte aux chercheurs des informations de première importance.

Dès le xviii' siècle, les explorateurs tentent de découvrir la légendaire Terra australis, en descendant toujours plus au sud. C'est ainsi qu'on découvre de nombreuses îles et qu'en 1837 le Français Dumont d'Urville foule pour la première fois le sol antarctique. En 1895, le congrès géographique international de Londres place l'Antarctique au centre de la recherche future.

 

Le temps des héros. Le début du xx^ siècle entre dans l'histoire de la découverte comme « l'époque héroïque >>. Plusieurs grandes expéditions se mettent en route, la conquête de ce continent étant considérée comme une question de prestige national. Le triomphe et la tragédie sont étroitement liés. C'est le Norvégien Roald Amundsen qui atteint le pôle Sud le premier en 1911, devançant de quelques jours le Britannique Robert Falcon Scott qui périt avec ses compagnons sur la route du retour. Quelques années plus tard, son compatriote Ernest Shackleton se fixe un nouveau défi, la traversée du continent austral. Mais dès son arrivée en mer de

scientifique

« 1 1 La station de recherche américaine McMurdo en Antarctique.

À l'entrée, on peut lire une inscription qui souhaite la bienvenue à tous les visiteu rs: « Les Ëtats- Unis vous saluent au pôle Sud ».

Le drapeau américain flotte au-dessus du dôme d'aluminium, le centre de la station.

participants élaborent donc le traité de l' Antarctique, ratifié en octobre 1959, et qui entre en vigueur le 23 juin 1961.

Les douze États participants dits « at tribu­ taires >> (ceux qui ont contribué à l'année géophy sique internati onale et qui ont man ifesté des prétentions sur la région) su ivis de ceux qui revend iquent d'être admis à ce groupe, signent ce traité qui fixe le statut de l'Antarctique pour 30 ans à partir de 1961.

Le trait é repose sur trois princip es fondamentaux : la neutralisation militaire de l'An tarctique, l'interd iction d'y effect uer des essais nu cléair es ou d' y stocker des déche ts radioactifs, et la li berté des recherches scientifiques.

Les organisations scientifiques sont placées sous l'autorité du Scientific Committee for Antarctic Research (SCAR), chargé de coor donner les activités et de consei ller les membres du traité de l'Anta rctique.

Sont accueil lies dans le cercle des États consult atifs avec droit de vote, les nations qui offrent un app ort es sentiel à la recherche sur le continent.

Leur nombr e passe à 25 dans les années 90, la République Fédérale d'Allemagne ob tenant ce statut en 1981, date à laquelle elle installe une station perman ente, Georg von Neumayer, et la RDA six ans plus tard.

Les détracteurs du traité disent que les États industriels par tici pant à ce group e pourraient ache ter le contrôle de l'ensemble du continent.

Des risques pour l'envir onnement.

Bien que l'écosys tème exceptionnel soit adap té de façon optimale à des conditions de vie particuli èrement di ffi cile s, il demeur e cependant ex trêmemen t fragi le; la plus petite in te rve ntion pourrait avoir des conséquences dramatiques.

L'utilisation co mmer ciale n'est pas la seule à présenter des dangers ; les stations de recherche peuvent aussi causer des dégâts.

Bien que les hommes aient aujour d'hui une conscienc e accrue de l'en vironnem ent, et malgr é de nombr euses opérations de protect ion, la nature souffre toujours de la présence humaine : on voit apparaître de nouv elles constructions qui prod uisent des déche ts dont l'élimina tion par inciné ration ou imme rsion pollue l'air et la mer.

On fait également preuve de la plus grande prudence en matière de tourisme.

Une végétation unique , qui ne pousse que très lentement dans les quelqu es zones débarrassées des glaces, risque d'être endommagée par les visiteu rs, des colonies d'insectes peuvent être détru ites et des malad ies peuvent être introd uites.

La men ace la plus pesante provient toutefois des toxines qui pourraient modifier profondément les conditions climatiques, et de la sur­ utilisation des ressources naturelles.

Les chasseurs de phoques, au XIX' siècle ont exte rminé de nombr euses espèces.

Suivent, au début du xx• siècle les flottes de navi res balein iers, qui opèr ent dans les mers australes et déciment les bancs de baleines d'abord autour des îles, puis en ha ute mer avec l'in troduction des navir es usines dans les an nées 20.

La pêche commer ciale comme nce environ quarante ans plus ta rd : en une vingtaine d'ann ées, les eaux sont trop pêchées.

La cap ture excessive de krill, une sorte de plancton qui joue un rôle central dans la chaîne nutr itive de l'Antar ctique, est extrême­ ment préjudiciable.

On suppose que le sous-sol de l'Antarctique et les eaux qui la baignent recè lent de nombre uses richesses minérales.

Bien que la recherche et plus enc ore l'exploitation ne soient pas enc ore envisagea bles en raison de di fficultés technique s et écon omique s, plusieur s États se réservent la possi bilité d'y procéder malgré le morat oire de 19 91, qui doit empêcher toute exploitation quelle qu'elle soit pendant cinquan te ans.

L'exploitation des mines et les forages pétrolier s aur aient des conséque nces ines timab les sur l'écologie.

Des mesures de préservation de la faune et de la flore antarctique ont été décidées en 1964.

De nombreux groupes écologistes critiquent le traité ju gé insuffisant et exigent depuis 1972 le statut de > pour l'Antarctique, afin de conserver en l'état la derni ère contrée sauvage encore presque intacte.

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