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Nucléaire: DU COLLÈGE DE FRANCE À HIROSHIMA

Publié le 08/12/2018

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Nucléaire:

DU COLLÈGE DE FRANCE À HIROSHIMA

 

Les tragiques débuts

 

DE L'ÈRE NUCLÉAIRE

 

Hiroshima, 6 août 1945, 8 heures 15 du matin. La grande cité japonaise de 320 000 habitants est installée dans la guerre. Les raids des bombardiers américains ont fait des ravages, et, depuis le lever du soleil, les écoliers déblaient les maisons pour éviter que les incendies allumés par les bombes au phosphore ne se développent trop rapidement. Chacun sent que la défaite est proche. Le 9 mars, Tokyo, le sanctuaire, a été noyé sous les bombes une journée entière. 200 (XX) maisons ont été détruites et 84 000 personnes sont mortes sous les décombres.

 

Un bruit de moteurs vient du ciel et les habitants d'Hiroshima lèvent à peine la tête, ils ont l’habitude de voir passer les forteresses volantes américaines.

 

Brusquement, c'est l’apocalypse. Une gigantesque boule de feu s'est formée au-dessus de la ville. L'éclair a été bref, mais tous ceux qui avaient les yeux tournes dans sa direction sont devenus aveugles. Une vague de chaleur carbonise tout le centre de la ville et allume des incendies à plusieurs kilomètres. Les murs de pierre sont vitrifiés, des milliers de personnes volatilisées. Puis arrive l’onde de choc qui anéantit les neuf dixièmes de la ville: Hiroshima n'est plus qu'un immense brasier. Ceux qui ont eu la chance d’échapper au feu et à l'écroulement des maisons vont bientôt ressentir d'étranges malaises qui les tueront en quelques heures ou trente ans plus tard. La bombe à l'uranium qui vient d'exploser sur Hiroshima avait une puissance de vingt kilotonnes, l’équivalent de vingt millions de kilos d’un explosif puissant comme le TNT. 80 000 personnes ont été tuées sur le coup, 120 (XX) autres vont mourir dans les jours et les semaines suivants.

 

Tout a commencé dix ans auparavant, bien loin du Japon, dans les laboratoires du Collège de France au cœur du quartier Latin à Paris.

« dans le cadre du projet Manhattan pour fabriquer les engins: Arthur Compton, Enrico Fermi, Ernest Lawrence ct Robert Oppenheimer.

lequel a en charge le centre de Los Alamos où les bombes seront fahriquées.

Le 16 juillet, une première bombe est prête, elle est expéri­ mentée à Alamogordo, dans le désert du Nouveau-Mexique.

Les mili­ taires ont du mal à croire que ce petit objet pesant à peine cinq tonnes a une puissance de feu comparable à celle de 2 000 forteresses vo­ lantes.

Mais à 5 heures du matin, à plusieurs dizaines de kilomètres de là, une femme terrorisée se précipite chez ses voisins pour leur dire qu'elle vient de voir le soleil se lever à l'ouest ct se recoucher aussi­ tôt...

Le 26 juillet, le Japon est averti qu'il court à une destruction �prompte et totale» s'il n'accepte pas une reddition sans condition; aucune allusion n'est faite à la bombe.

L'empereur Hiro-Hito voudrait bien terminer la guerre.

mais dans des conditions moins humiliantes que celles exigées par les Américains.

Il a déjà envoyé un émissaire à Moscou pour entreprendre des démarches en ce sens.

La pression des «samouraïs» est la plus forte et, le 29 juillet, l'ultimatum est rejeté.

Plus rien ne peut alors arrêter l'engrenage fatal.

Le 6 août, les prévisions météo sont bonnes.

À 2 heures 45 du matin, trois forteresses volantes B 29 quittent l'atoll de Tinian.

L'une d'elles s'appelle Enola Gay et elle transporte dans sa soute Little Boy, une bombe de 4 500 kilos comportant 20 kilos d'uranium 235.

Le colonel P.1ul Tibbets est aux commandes, assisté du major Sereber, du copil(lte !-ewis.

du navigateur Yan Kirk, et de quatre hommes d'équipa&e.

A 8 heures 16, Caron, le mitrailleur de queue, hurle dans son micro: «Une colonne de feu s'élève rapidement.

Son centre est d'un rouge aveuglant, des feux jaillissent partout, impos­ sibles à dénombrer.

Et voilà le nuage en forme de champignon.» Le copilote Lewis a compris que la guerre est terminée, mais il griffonne ur un carnet: «Mon Dieu, qu'avons-nous fait?" Le 9 août à Il heures 2, c'est au tour de Nagasaki: la bombe au plutonium fera 75 000 morts.

L"empereur Hiro-Hito accepte enfin la reddition sans condition; la veille, l'URSS a déclaré la guerre au Japon.

En ce mois d'août 1945, l'énergie nucléaire a commis son péché originel.

Près d'un demi-siècle plus tard, elle en supporte tou­ jours le fardeau.. »

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