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1970 – 1979 : LA Mode

Publié le 29/11/2018

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La bataille

DU MINI ET DU MAXI

 

La mode «maxi» lancée fin 1969 n’a pas rencontré l’écho escompté. Il est trop tôt, les femmes commencent à peine à s’habituer à leurs jambes dénudées. Ignorant les nouvelles consignes de la mode, elles continuent à raccourcir leurs robes. Audacieuses, certaines acceptent de porter les manteaux longs sur leur mini-jupe, ou combinent la mini-jupe avec une veste très longue. Accessoire très en vogue, le col roulé se porte sous les robes chasubles, qui s’enfilent à leur tour, comme la mini, sur des pantalons longs, à pattes d’éléphant. Ainsi naît l’ensemble tunique.

 

Face à l’échec retentissant de la mode maxi, les couturiers lancent les «hotpants», des pantalons très moulants et très courts en jersey ou en velours. On les porte avec des cuissardes, sans craindre un zeste de provocation. Pour celles qui préfèrent plus de discrétion, une veste longue sur le pantalon tunique, ouverte quelques centimètres au-dessous de la taille, est de mise.

 

Ainsi, malgré toutes sortes de propositions visant à rallonger la mode, le mini reste d’abord roi. Mais petit à petit, centimètre par centimètre, le manteau orné de cols volumineux et de larges poches retrouve sa longueur. En 1975, la robe dépasse le genou ; très vite, elle atteindra la cheville.

 

Du PLUS COURT AU PLUS LARGE

 

Et tandis que le mini perd du terrain, les robes gagnent en largeur. Très amples, coupées dans une seule pièce, on les surnomme «robes housses». Agrémentées d’une ceinture élastique, elles se combinent parfois avec un pantalon large et droit derrière lequel disparaissent les chaussures à talons compensés. Toutes les tentatives visant à réduire les largeurs restent vaines car les femmes rechignent à abandonner de telles habitudes de confort.

 

Du PATCHWORK AU FOLKLORE

 

Jamais les robes n’ont autant ressemblé à celles des petites filles. Elles ont la taille haute marquée d’une martingale, des coutures latérales et les jupes sont droites. Décennie oblige, côté couleurs l’orange et le bleu sont à l’honneur. Très prisé, le jersey se substitue à la pure laine pour les vêtements les plus chers ou au Trevira 2000 pour le prêt-à-porter bon marché. C’est la fête des motifs populaires; les motifs «fermiers» qui figuraient autrefois sur les tabliers surgissent maintenant sur les vêtements les plus chics. En combinant plusieurs motifs, on invente le patchwork.

« LA MODE.

Le jean classique se métamorphose et s'adapte aux nouvelles tendances.

© Elgort-Marie-Claire LA MODE.

Paris s'ouvre au stylisme japonais : les formes simples de Ken zo.

© Marie- Claire LE JEAN , UNE NOUVELLE IDOLE Le «jean » classique se métamorphose et s'adapte aux nou­ velles tendanc es.

Un pantalon étroit sur les hanch es, avec des pattes d'éléphant .

Loïs confectionne des ensembles pantalon-blouson de la même coupe que le blue- jean , mais en corduroy, dans les coloris de brun , de noir et de beige .

Une aubaine pour les hommes qui dénigrent le costume conventio nnel.

Mais pour être vrai et mode , le jean doit vieillir prématuréme nt.

C'est Loïs qui, en 1973, lance sur le marché des jeans déteints .

Plus tard, il les trempera dans un bain de chlore .

Désormais tout devient possible, grâce à ce traite ment souplesse : les sacs, les porte-monna ie, les couvertures d'agenda ou de chéquiers , rien n'y échappe .

Lt: jean est idolâtré .

Sur les pantalons et sur le dos des blousons en jean, on brode même des petites fleurs ...

avatars du mouvement. »

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