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Les bienfaits des exercices réguliers

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Nombreux sont les gens qui croient que les exercices peuvent faire du tort à leur coeur. Il nous est arrivé de lire à la rubrique nécrologique d'un journal qu'un homme de cinquante-deux ans était mort d'une crise cardiaque, alors qu'il balayait la neige devant chez lui. D'après cette chronique, il semblerait que, ce jour-là précisément, cet exercice ne convenait pas à ce malheureux et qu'il ait été à l'origine de sa mort. Selon les statistiques, neuf personnes sur cent sont frappées d'une crise cardiaque à la suite d'un exercice physique violent. Dans ce cas, l'activité physique était effectivement la cause du décès...

« Ci-dessus: Les athlètes ont un coeur plus puissant que les autres indi vi­ dus. lei, on voit l'athlète britannique David Hemery soumis à un con­ tr61e de son activité cardiaque. A droite: De nombreux muscles sont stimulés trop rarement et leur mo­ bilisation réclame un effort inhabituel de la part du coeur. mais ce phénomène n'est pas toujours évident. Les compétitions et l'éducation physique offrent de merveil­ leuses occasions pour se forger une personnalité et pour s'affirmer, mais le résultat dépendra plus de la personne elle-même que des activités. Bien que le fait soit controversé, certains observateurs prétendent que les exercices réguliers faciliteront l'adap­ tation d'une personne à la société et réduiront ses tendan­ ces agressives. Presque toutes les études effectuées parmi des groupes d'athlètes ont pris en considération des fac­ teurs tels que les performances athlétiques, la taille et l'intelligence des athlètes, sans se préoccuper des activités quotidiennes et régulières de ces individus ou de savoir s'ils étaient heureux et bien assimilés dans la société. Mais, à l'école, on accorde parfois aux bons athlètes plus d'estime sociale qu'ils n'en méritent. Bien que les exercices puissent diminuer la tension ner­ veuse et réduire les risque s de dépression, on ne peut af- firmer de façon catégorique qu'ils préviendront les mala­ dies mentales. Trop de facteurs interviennent pour qu'on puisse faire une généralisation par trop absolue dans ce domaine . Il est patent, toutefois, que les exercices aident certaines personnes à vaincre une dépression . Bien souvent, on met la santé et la force physiques en équation. C'est un tort. La force physique ne dépend pas seulement des dimensions des muscles ou de leur capacité motrice: il est hors de doute que des individus musclés et bien développés sont physiquement forts; la santé et la forme physique ne relèvent pas seulement des caracté­ ristiques morphologiques, elles dépendent aussi de la ca­ pacité fonctionnelle et des besoins de l'individu. On con­ fond souvent aussi force musculaire et endurance. En fait, la puissance physique dépend de la force maximale qu'un muscle ou un groupe de muscles peuvent dévelop­ per. Contrairement à l'endurance, on ne la mesure pas en déterminant le nombre de fois qu'une activité d'un cer­ tain type est répétée. La puissance maximale s'évalue en calculant la force maximale développée pour effectuer un effort. On peut augmenter sa force sans hypertrophier les mus­ cles. Mais on peut aussi développer leur volume sans ac­ quérir une force plus grande. Un corps à la Tarzan avec une large poitrine, de fortes épaules, des bras et des jam­ bes solides, bref le symbole de la puissance masculine, peut constituer un désavantage du point de vue physique. En effet, un gros muscle est un poids supplémentaire à transporter. C'est un peu comme si on était obèse. Mais il ne faut pas non plus tomber dans l'excès contraire; si nous n'exerçons pas nos muscles, ils deviendront inutiles. Mais, si nous les faisons bouger, chacun d'eux formera un coeur supplémentaire et pompera du sang. Lorsqu'un muscle se contracte, il envoie du sang au coeur; lorsqu'il se détend, il se remplit de sang -exactement comme le coeur. »

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