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presse, histoire de la - médias & information.

Publié le 22/05/2013

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presse, histoire de la - médias & information. 1 PRÉSENTATION presse, histoire de la, histoire des journaux quotidiens ou périodiques. Des premières feuilles périodiques publiées au XVIIe rôle de la presse évoluent considérablement. Les siècle aux journaux en ligne qui se développent à la fin des années quatre-vingt-dix (la presse « on line «), la forme et le XIXe et XXe siècles, avec l'avènement du journal d'information populaire à grand tirage, sont, plus que toute autre période, le théâtre d'une évolution rapide, aboutissant à une grande diversification et à une multiplication des médias écrits. 2 DE TOUT TEMPS, LES NOUVELLES CIRCULENT... Dans la Rome antique, les Acta Diurna (nouvelles quotidiennes) font figure de lointains ancêtres de la presse. Dès le Ier siècle av. J.-C., Jules César ordonne que ces feuillets manuscrits soient quotidiennement livrés au Forum. Mais le privilège de l'invention de la presse imprimée revient à la Chine : c'est à Pékin, à la fin du IXe siècle apr. J.-C., qu'apparaît le premier journal, fabriqué à partir de blocs de bois sculptés en creux, encrés et appliqués sur du papier. En Europe, jusqu'au Moyen Âge, l'information circule d'abord par le biais de l'oralité. Les nouvelles sont ensuite diffusées par placards ou par des crieurs publics. Elles sont encore et pour l'essentiel une préoccupation des marchands, soucieux de se renseigner de l'état des marchés (en Italie tout particulièrement). À partir du milieu du XVe siècle, grâce à l'invention de l'imprimerie typographique (Gutenberg, 1438), puis grâce à l'effervescence intellectuelle de la Renaissance, les feuilles d'annonces et autres occasionnels imposent progressivement l'idée d'une transmission imprimée des nouvelles. Pour autant, le concept de la presse comme organe de communication périodique n'apparaît pas avant le XVIIe siècle. 3 LE CAP DE LA RENAISSANCE 3.1 Un besoin d'information Durant les XVe, XVIe et XVIIe siècles, le nombre de livres et le nombre des élites alphabétisées et lectrices s'accroissent. Le peuple lui aussi voit ses moyens d'information accrus avec l'apparition de la Bibliothèque bleue de Troyes. Les notions et la conscience collective de « l'opinion « et de « l'information « progressent, renforcés, toujours, par le placardage d'affiches, de libelles lus en public, puis par l'accélération de la circulation des livrets de colportage, canards et autres occasionnels. À côté du vecteur historique de la transmission des informations par l'oralité, toujours dominante, l'écrit se présente comme un canal nouveau, auquel la fin de la période médiévale et surtout la Renaissance, avec leur ouverture au monde et leurs conflits (guerre de Cent Ans, guerres de Religion du XVIe siècle), donnent une importance accrue. Ce besoin d'information et sa nouvelle forme trouvent un relais important dans l'organisation des postes modernes : à la création des grands États modernes correspond, en effet, une plus grande sécurité dans les communications et la naissance des services postaux (1464 en France, 1478 en Angleterre). 3.2 Canards et autres occasionnels Appétit d'information, imprimerie et moyens de diffusion favorisent alors la naissance des premières feuilles volantes imprimées comportant des « nouvelles « et autres récits plus ou moins véridiques. Dès le XVe siècle, les « occasionnels «, petits cahiers de quatre pages agrémentés de gravures sur bois, racontent un événement précis : bataille, funérailles, fête princière. Ils sont surtout vendus par colportage. Plus tardifs, les « canards « n'ont avec l'actualité que des rapports diffus, puisqu'ils traitent avant tout d'événements surnaturels ou diaboliques, de crimes, de miracles, d'histoires d'amour. Le plus ancien connu en France est édité en 1529. Les « libelles «, enfin, naissent au XVIe siècle. Ce sont des feuilles volantes inspirées pour l'essentiel par le débat d'idées autour de la religion et de la monarchie absolue. À la différence des occasionnels et des canards, ce sont des textes élitistes, parfois subversifs, qui entraînent d'ailleurs la naissance des bureaux de censure (en France en 1537). Mais c'est dans le premier tiers du XVIIe siècle que naissent les premières gazettes et avec elles les notions de périodicité de publication, de suivi de l'information -- deux principes cardinaux qui permettent de parler, au sens moderne, de presse. 4 Au LE XVIIE SIÈCLE ET LA NAISSANCE DES PÉRIODIQUES XVIIe siècle, les périodiques imprimés apparaissent dans toute l'Europe. D'abord en Hollande, en 1605, avec un mensuel : les Nouvelles d'Anvers. Entre 1610 et 1622, à Strasbourg, Bâle, Hambourg, Amsterdam ou Londres (avec le Weekly), sont publiés les premiers hebdomadaires. Ce type de publication apparaît ensuite en Italie (1636), en Espagne (années 1660), puis en Russie à la fin du siècle. En France, l'hebdomadaire la Gazette est lancé en 1631 par Théophraste Renaudot, un protégé de Richelieu. C'est l'organe officieux de la Cour où l'on publie pour l'essentiel des nouvelles de l'étranger. Dans un supplément intitulé Relations des nouvelles du monde, Renaudot, considéré comme le père de la presse, s'essaie un temps au journalisme d'analyse et de commentaire, mais il renonce rapidement à cette entreprise périlleuse car la monarchie surveille ce nouveau médium qui permet implicitement le développement du libre arbitre, donc une attitude critique envers le régime. Les publications sont alors soumises à un régime préventif comportant l'obligation d'obtenir une permission ou un privilège. Seules les publications officielles peuvent traiter des sujets d'actualité, mais avec prudence. Par une compensation naturelle à la médiocrité de la presse d'information, les nouvellistes prennent donc une importance considérable à Paris : dès le milieu du XVIIe siècle, des articles de commentaires étendent leur champ d'information à tous les aspects de la vie sociale et culturelle, inondant la France de multiples nouvelles manuscrites. Du reste, en 1762, la Gazette est annexée au ministère des Affaires étrangères, et, jusqu'à la Révolution, elle conserve seule le monopole des informations politiques, nationales et internationales. Parallèlement, dans la généalogie de la presse française, deux autres titres importants s'imposent aux cotés de la Gazette : le Journal des savants (scientifique) et le Mercure galant (culturel et littéraire). 5 LE XVIIIE SIÈCLE : LA PRESSE, CANAL DU POLITIQUE 5.1 La tentation d'une presse libre Au XVIIIe siècle en France, à la différence de l'Angleterre où la presse est déjà engagée dans la lutte politique (voir quatrième pouvoir), les instruments privilégiés des débats d'idées demeurent le livre et le libelle. L'activité journalistique n'est pas encore considérée comme un métier à part entière. Et de façon générale, les nouvellistes n'ont pas bonne presse... Surveillée, censurée (sauf pour certains titres bilingues publiés sous le manteau en Hollande et diffusés clandestinement), la presse doit attendre la période révolutionnaire pour que la pression événementielle et la curiosité qu'elle fait naître au sein de l'opinion lui confèrent toute son importance et son rôle capital dans l'arène politique. Le rôle des Lumières est aussi très important : la curiosité intellectuelle du XVIIIe siècle et les élans frondeurs de certains intellectuels favorisent le développement d'un idéal de libre arbitre politique dont la presse constitue un lieu de représentation et un canal de diffusion. 5.2 Le tournant des années révolutionnaires La Révolution française marque une étape fondamentale dans l'histoire de la presse. Quelques années après la naissance du premier quotidien ( le Journal de Paris, 1777) sont établis pour la première fois les grands principes de la liberté de la presse, qui servent de programme, durant tout le XIXe siècle, aux revendications des journalistes du monde entier. L'article XI de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (26 août 1789) affirme, en effet, « la libre communication de la pensée et des opinions comme un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans le...
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« 5.2 Le tournant des années révolutionnaires La Révolution française marque une étape fondamentale dans l'histoire de la presse.

Quelques années après la naissance du premier quotidien ( le Journal de Paris, 1777) sont établis pour la première fois les grands principes de la liberté de la presse, qui servent de programme, durant tout le XIXe siècle, aux revendications des journalistes du monde entier.

L'article XI de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (26 août 1789) affirme, en effet, « la libre communication de la pensée et des opinionscomme un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les casdéterminés par la loi ». De 1789 à 1800, plus de 1 500 titres paraissent, allant du pamphlet de parution irrégulière publié par un seul homme au véritable quotidien d’information rédigé par touteune équipe.

Les ténors de la Révolution, tels Camille Desmoulins, fondateur du Vieux Cordelier, ont souvent une tribune de presse où s’exprimer. Il y a certes des freins à la liberté de la presse, dus à l’instabilité gouvernementale : objet de houleux débats, elle est à plusieurs reprises suspendue et, en 1800, un décretrétablit le régime de l’autorisation préalable, le contrôle et la censure.

Nonobstant, cette flambée de publications et le rôle central des journaux dans le débat et le combatpolitique de la dernière décennie du XVIIIe siècle soulignent la puissance acquise par le journal auprès de l’opinion.

Certes, la lecture est encore l’apanage des élites et il faut attendre le XIXe siècle pour que sa lente démocratisation entraîne une diffusion auprès du peuple.

Néanmoins, le journal s’est imposé comme le canal privilégié de transmission de l’information politique.

Son statut est reconnu dans le déroulement du débat public. 5.3 Reprise en main Après la période révolutionnaire, la sévère surveillance à laquelle l'Empire et la monarchie de Juillet soumettent la presse témoigne d'une prise de conscience très nette dece pouvoir (sinon déstabilisateur, du moins de forte influence sur l’opinion).

Les rédacteurs du National jouent un rôle central dans le déclenchement des Trois Glorieuses (Révolution de juillet 1830), répondant ainsi à l’intensification de la censure de presse au cours des années 1820.

Jusqu'en 1881, la presse française lutte pour reconquérirla liberté à laquelle elle a goûté pleinement de 1789 à 1792. 6 INDUSTRIALISATION, LIBERTÉ ET MASSIFICATION Au XIXe siècle en France, la presse vit trois révolutions successives : l’industrialisation des procédés de reproduction, l’explosion des tirages de la grande presse populaire à bas prix, l’obtention de la loi fondamentale de liberté de la presse en 1881 et la démocratisation du régime de l’information. 6.1 Deux périodes dans le siècle Pendant la première moitié du XIXe siècle, le journal reste un produit rare et cher et qui évolue peu dans sa forme : la mise en page ne cherche pas à séduire et le texte, simplement découpé en colonnes, comporte peu de titres.

Le journal est encore réservé à une élite cultivée et fortunée.

En effet, le prix des journaux, vendus avant tout parabonnement, est grevé par le droit de timbre, taxe prélevée par les autorités sur chaque numéro diffusé.

En 1826, le coût de cette taxe représente 47 p.

100 des dépensesdu quotidien le Constitutionnel .

Cependant, à partir des années 1830, la donne évolue. 6.2 Naissance d’une grande industrie Les mutations techniques débouchent sur une industrialisation progressive.

De 1810 aux années 1880 sont mis au point les presses à cylindre, l’impression recto verso,l’encre industrielle, les rotatives (1845), le papier bobine (1865), la photographie, la machine à écrire, la Linotype (1884, qui permet l’accélération de la composition et lemoulage automatique des caractères).

Ces progrès se marient à la modernisation des transports (chemin de fer, poste) et à celle des messageries de presse, quirévolutionnent la diffusion des journaux en instaurant un mode de diffusion au numéro, en kiosque, chez les libraires, par crieurs de journaux.

Enfin, le télégraphe, puis lestranscripteurs rapides (1830-1880), indissociables de la naissance des premières agences de presse (en France : Havas, en 1832), élargissent et accélèrent le marché desnouvelles en en améliorant la qualité informative.

Partant de cette évolution et de l’inflation des tirages, l’entreprise de presse cesse d’être artisanale pour devenirindustrielle et concurrentielle. 6.3 Expansion de la presse populaire en France L'Aurore du 13 janvier 1898L'Aurore, dans son édition du 13 janvier 1898, fait sa une avec la célèbre lettre ouverte d'Émile Zola au président Félix Faure,« J'accuse ».Roger Viollet/Getty Images Cette expansion est rendue possible par la disponibilité des lecteurs.

Plus on avance dans le siècle, plus le journal est prisé.

La progressive généralisation de l’instruction,l’urbanisation, les soubresauts de la vie politique, le développement des moyens de communication aiguillonnent l’intérêt de la population pour l’information et les opinionsque la presse répercute.

Objet de médiation entre le citoyen et le monde, elle devient un guide, un moyen d’information, ainsi qu’un lieu de divertissement. Cette évolution détermine la naissance des quotidiens populaires à grand tirage dans lequel l’information générale l’emporte sur l’information politique.

En 1836, en France,Émile de Girardin baisse le prix de la Presse de 50 p.

100.

La plupart des patrons de journaux l’imitent et, en 1863, Moïse Millaud, fondateur du Petit Journal, inaugure l’ère de la presse à 5 centimes.

La généralisation de ces titres à 5 centimes génère un rapide accroissement des tirages. Cette expansion n’est pas qu’une affaire de coût : les quotidiens s’adaptent aussi à l’attente sociale.

Ils offrent une information simple et captivante pour des gens simples,en mettant en avant les recettes du fait divers et des feuilletons rédigés par de grandes plumes.

D’où la fulgurante progression de la presse d’information populaire qui, dèsles années 1870, écrase de sa supériorité le panorama médiatique.

À terme, pour quelques dizaines de milliers d’exemplaires diffusés au début du siècle, des millions sontvendus chaque jour à la fin du XIXe siècle.

En témoigne le tirage global des quotidiens régionaux français qui diffusent à 2,8 millions d’exemplaires en 1885 pour 100 000 seulement en 1830.

En témoigne également le poudroiement des quotidiens nationaux et la fulgurante ascension, entre 1880 et 1900, des « Quatre Grands » de l’époque :le Petit Journal, le Petit Parisien, le Matin, le Journal. La France connaît alors la plus forte diffusion en Europe avec l’Angleterre, ou The Daily Mail (quotidien à 1 cent) dépasse le million d’exemplaires. 6.4 La grande loi de liberté de 1881. »

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