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Arts et littérature VERSAILLES

Publié le 05/02/2019

Extrait du document

Le château est une véritable ville miniature, où résident environ cinq mille personnes. Les aristocrates, naguère frondeurs et menaçants à l’encontre du pouvoir, y sont contrôlés grâce à une vie de cour très organisée. Ainsi maintenus dans une oisiveté luxueuse et coûteuse, leurs velléités de révolte sont annihilées et leur puissance financière, bridée. Mais cette vie de cour, régie par une stricte étiquette, oblige le roi et sa famille à être en représentation permanente (cérémonies du lever, des repas...). De là, sans doute, est né le besoin de se ménager des espaces plus intimes (les Petits Appartements) et

aussi celui de s’évader vers d’autres lieux, à l’abri du monde, qui explique la construction, au fond du parc, du palais du Grand Trianon (1687), bâtiment de plain-pied tout en marbre et en porphyre réservé à la seule famille royale.

 

Au siècle suivant, Louis XV fit construire, avec le même souci, le Petit Trianon (1762-1768), petit chef-d’œuvre de style néoclassique, par Jacques Ange Gabriel.

La décoration intérieure

 

Dès 1671, Charles Le Brun (1619-1690), premier peintre du roi, est chargé de coordonner et de diriger les grands travaux de la décoration intérieure du château. Ses projets sont soumis à l’approba-

Intérieur du palais de Versailles, la galerie des Glaces. Prestigieuse salle d’apparat et de réception, la galerie, construite en 1678, décorée par Le Brun entre 1681 et 1684, est garnie de miroirs, objets de luxe produits principalement à Venise jusqu’au xviie siècle ; les miroirs de Versailles, sortis de la manufacture royale de Saint-Gobain, sont une manifestation de la suprématie économique française recherchée par Louis XIV et son ministre Colbert.

 

tion de Louis XIV II dirige peintres et sculpteurs pour leur réalisation et réserve pour lui-même une partie des peintures, celles des plafonds notamment. Son chef-d’œuvre est sans conteste la voûte de la galerie des Glaces (1681-1684), le plus vaste ensemble pictural de France : les peintures, qui sont d’une grande virtuosité technique, tout en trompe-l’œil et en perspectives feintes donnant l’impression d’une profondeur immense, représentent de manière allégorique les victoires militaires et l’œuvre civile du roi depuis 1661 jusqu’à 1678.

 

D’une façon générale, l’appareil décoratif des appartements de Versailles met à l’honneur le soleil, l’or et la lumière -signes et symboles concrets du caractère solaire de Louis, identifié au dieu grec Apollon. D’autres figures de la mythologie antique sont utilisées dans un but idéologique, et représentent divers aspects de la royauté

 

triomphante : le héros Hercule ou le dieu de la guerre Mars. Louis XIV est à la fois montré comme un foudre de guerre et comme un héros pacificateur, apportant au monde la prospérité. Versailles a connu des réaménagements intérieurs incessants, une partie de la décoration variant selon les saisons, les modes et les règnes. Cependant, décor et mobilier ont pour commun dénominateur le luxe des matériaux employés -marbres, porphyres des murs et des cheminées, boiseries, dorures-et celui des objets décoratifs -sculptures, bronzes, tapisseries et tentures (velours ou soieries, souvent brodés d’or ou d’argent).

« Versailles Éléments de mobilier .....

caractéristiques de l'époque Louis XIV.

Pour la décoration et l'ameublement de Vetsa llles, on fit appel à un luxe de matériaux inouï.

Cela stimula vigoureusement les arts et métiers français de l'époque.

est couverte afin d'abriter la galerie des Glaces.

À la même époque sont construites par Jules Har­ douin-Mansart les deux grandes ailes latérales, au nord et au midi, pour le logement des princes et des courtisans, ainsi que la ville de Versailles, sui­ vant un plan géométrique et harmonieux, desti­ née à accueillir la population que le château ne pouvait contenir, notamment la nombreu se domesticité des courtisans.

Le château est une véritable ville miniature, où résident environ cinq mille personnes.

Les aristo­ crates, naguère frondeurs et menaçants à l'en­ contre du pouvoir, y sont contrôlés grâce à une vie de cour très organisée.

Ainsi maintenus dans une oisiveté luxueuse et coûteuse, leurs velléités de révolte sont annihilées et leur puissance finan­ cière, bridée.

Mais cette vie de cour, régie par une stricte étiquette, oblige le roi et sa famille à être en représentation permanente (cérémonies du lever, Tapisserie .....

des Gobelins reptésentant une visite du roi Louis XIV dans la manufacture royale.

Sous l'Impulsion du ministre des Rnances Colbert, la France de Louis XIV se dota de puissantes Industries manufacturières centralisées.

des repas ...

).

De là, sans doute, est né le besoin de se ménager des espaces plus intimes (les Petits Appartemen ts) et aussi celui de s'évader vers d'autres lieux, à J'abri du monde, qui explique la construction, au fond du parc, du palais du Grand Trianon (1687), bâti­ ment de plain-pied tout en marbre et en porphyre réservé à la seule famille royale.

Au siècle suivant, Louis XV fit construire, avec le même souci, le R:!tit Trianon (1762-1768), petit chef-d'œuvre de style néoclassique, par Jacques Ange Gabriel.

La décoration intérieure Dès 1671, Charles Le Brun (1619-1690), premier peintre du roi, est chargé de coordonner et de diri­ ger les grands travaux de la décoration intérieure du château.

Ses projets sont soumis à J'approba- � Intérieur du palais de Vetsallles, la galerie des Glaces.

Prestigieuse salle d'apparat et de réception, la galerie, construite en 1678, décorée par Le Brun entre 1681 et 1684, est 8 gamle de miroirs, objets de luxe produits � principalement à Venise jusqu'au XVIf siècle; :s- les miroirs de Vetsa illes, sortis de la manufacture � royale de Saint-Gobain, sont une manifestation de la suprématie économique française recherchée par Louis XIV et son ministre Colbert.

tion de Louis XIV Il dirige peintres et sculpteurs pour leur réalisation et réserve pour lui-même une partie des peintures, celles des plafonds notam­ ment.

Son chef-d'œuvre est sans conteste la voûte de la galerie des Glaces (1681-1684), le plus vaste ensemble pictural de France : les peintures, qui sont d'une grande virtuosité technique, tout en trompe-l'œil et en perspectives feintes donnant l'impr ession d'une profondeur immense, représen­ tent de manière allégorique les victoires militaires et l'œuvre civile du roi depuis 1661 jusqu'à 1678.

D'une façon générale, l'appareil décoratif des appartements de Versailles met à l'honneur le soleil, l'or et la lumière -signes et symboles concrets du caractère solaire de Louis, identifié au dieu grec Apollon.

D'autres figures de la mytho­ logie antique sont utilisées dans un but idéolo­ gique, et représentent divers aspects de la royauté triomphante: le héros Hercule ou le dieu de la guerre Mars.

Louis XIV est à la fois montré comme un foudre de guerre et comme un héros pacifica­ teur, apportant au monde la prospérité.

Versailles a connu des réaménagements intérieurs incessa nts, une partie de la décoration variant selon les sai­ sons, les modes et les règnes.

Cependant, décor et mobilier ont pour commun dénominateur le luxe des matériaux employés -marbres, porphyres des murs et des cheminées, boiseries, dorures-et celui des objets décoratifs -sculptures, bronzes, tapisse­ ries et tentures (velours ou soieries, souvent brodés d'or ou d'argent).

Les jardins à la française C'est Le Nôtre (1613--1700) qui a conçu et réalisé les jardins de Versailles, modèles pour toute l'Eu­ rope du style «à la française».

Ce fils de jardinier travaille d'abord pour le surintendant Fouquet, au château de Vaux-le-Vicomte; puis, après la dis­ grâce et l'emprisonnement de celui-. »

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