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LA BELLE Chocolatière de Jean-Étienne Liotard

Publié le 28/07/2012

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Comme l'artiste l'a écrit lui-même, l'essentiel pour lui réside dans la netteté du dessin, la grâce, le fini et le velouté ; il s'élève avec une violence particulière contre le dessin hachuré ou les touches apparentes...

« lA BEID: CHOCOlATIÈRE 1744-1745 Peintre Suisse Analyse ~ La Belle Chocolatière est une des œuvres les plus célèbres de Jean-Étienne Liotard.

Ce tableau eut beaucoup de succès à l'époque, bien que l'artiste n'en ait pas fait grand cas ; il l'appe­ lait « Portrait de femme de chambre » ou « de camériste » et n'en parle jamais dans ses lettres ou dans son Traité des principes et des règles de la peinture.

Ses contemporains en revanche le consi­ déraient comme le plus beau pastel connu.

Il fut beaucoup copié et même utilisé à notre époque à des fins publicitaires.

Un dessin à la plume et encre brune sur papier blanc, du même sujet, est conservé au musée de Genève et provient de la collection Tilanus d'Amsterdam.

L'artiste l'utilisa probablement pour reporter les contours de la composition sur parchemin comme l'indiquent les traces de pous­ sière.

Le style de Liotard est sobre et incisif, l'image fixe, l'espace inexistant, peu profond.

La lumière est diffuse, sans clair-obscur, si ce n'est parfois sous forme d'un reflet qui se profile.

Les figures de Liotard s'imposent par la fermeté de leurs contours et la netteté de leurs coloris.

Son réa­ lisme pénétrant est toujours soumis à une grâce discrète, sans rien d'équivoque ou de banal.

XVIIf siècle École su isse Paste l su r parchemin 82,5 x 52,5 cm Parfois, cette volonté de se conformer au réel devient quasi impitoyable.

Les pastels de Liotard ne doivent rien au brio de l'exécution ni au coloris retenu , ou encore à la variété des poses et des décors caractéristiques des pastellistes fran­ çais.

Le style mesuré et exact de Liotard est proche , sans que l'on puisse parler d'éch;mges directs, de celui de Duplessis ou de Lépicié en France, de Knapton, Ramsay ou Zoffany en Angleterre .

Comme l'artiste l'a écrit lui-même, l'essentiel pour lui réside dans la netteté du dessin, la grâce, le fini et le velouté ; il s'élève avec une violence particulière contre le dessin hachuré ou les tou­ ches apparentes.

Il indique dans son traité « que la première qualité du peintre est d'introduire la grâce dans tout ce qu'il fait ».

L'œuvre C Ce pastel exécuté à Vzenne à la fin de 17 44 ou au début de 1745 fut vendu par Liotard au comt e Algarotti à Venise le 3 février 1745 pour la collection du roi de Pologne.

Outre une douzaine de gravures , il existe une version en por celaine de Saxe de La Belle Chocola­ tière.

Le tabl eau fi~re dans le catalogue du musée de Dresd e dès 1765.

Caftans et turqueries + Liotard fut un grand voyageur.

Il s'ennuya Moldavie, il se laissa pousser une longue barbe quelque peu en Italie -et s'en alla à Constantino- qui, avec les fantaisies de son caractère, contri- ple (où il exécuta une série de des~ins à la pierre bua à accroître et à étendre considérablement sa.

d 'Ita lie et à la sanguine).

Les portraits et esquis- renommée, potamment à Londres, puis dans les ses réalisés là-bas contribuèrent à lancer la mode salons parisiens.

On le verra aussi à Lyon, à des turqueries.

Il avait adopté les coutumes et Vienne , à Genève .

Pour se marier, il dut cepen- les mœurs turques · et portait le caft a n.

En dant sacrifier sa célèbre barbe ! Ou même peintre : PICTO 518 à 522 Photo Giraud on Cl Nardini Editor e, 1991 .

VPC L.arousse -L.affont pour t'édition fratlÇ>ltse , 1991.

07-10. »

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