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LA RENAISSANCE XVIe siècle (histoire de la musique)

Publié le 23/09/2015

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MUSIQUE PROFANE

 

I. LA CHANSON FRANÇAISE

 

Pour les compositeurs du xvie siècle, l'art profane, puisant aux sources non religieuses, semble avoir autant d'attrait que la musique chrétienne issue de l'Ars Nova, si l'on en juge par le nombre impressionnant de recueils de chansons polyphoniques en langue française à quatre parties, publiés à cette époque grâce à la toute récente découverte de l'imprimerie musicale. Certes, la chanson existait au Moyen Age, mais lourde, et d'écriture compliquée. Le xvie siècle, tout en utilisant les ressources du contrepoint, l’allège et lui apporte spontanéité, vivacité et rythme, qualités de la chanson populaire à laquelle, d'ailleurs, elle emprunte parfois ses thèmes. Elle devient alors l'équivalent vocal de ce qu'on appellera plus tard la musique de chambre (trio, quatuor, quintette). Rien ne limite le choix des sujets et des formes. Cette souplesse et cette liberté justifient sans doute la magnifique floraison de compositeurs qui la pratiquent, et parmi lesquels il faut retenir les noms de Claudin de Sermisy, Clément Jannequin et Claude le Jeune.

 

Claudin de Sermisy (1490-1562), chantre de la chapelle de Louis XII, suit François Ier en Italie, voyage en Angleterre et devient maître de chapelle de la Cour.

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« HIST OIRE DE LA MUSIQUE les cadres de la polyphonie, devient réaliste et expressive, et aboutit bientôt à la formule moderne de la mélodie accompagné e.

MUSIQUE RELIGIE USE Au xvie siècle, Flamands et Italiens prennent la tête du mouvement musical, et c'est à Palestrina que revient la gloire d'avoir porté la musique polyphonique à son p lu s haut degré de perfe ction.

ÉCOLE ITALIENNE GIOVANNI PIERLUIGI DA PALEST RINA, né à Palestrina en 1526, mourut à Rome en I594· Il consacre toute sa vie à la musique liturgique.

D'abord organiste et maître de cl1 apelle de l'église de sa ville natale, on le trouve succes­ sivement maître de chant des enfants de chœur de la chapelle Julia à Saint-Pi erre de Rome, chanteur à la Chapelle Sixtine, maître de chapelle à Sainte-M arie Majeure, puis à Saint-Pi erre de Rome.

La musique reli­ gieuse, menacée par le Concile de Trente à cause de sa complexité et de certaines tendances profanes, retrouve grâce à lui et à qudques-uns de ses contemporains, sa simplicité et sa sérénité primitives.

Son œuvre, destinée surtout à l'église, comprend quatre-vingt-treize messes, cent soixante-dix neuf motets et deux livres de Lamen­ tations.

Le grand mérite de Palestrina, c'est d'avoir atteint l'idéal des polyphonistes qui l'ont précédé, unissant à l' élégance et à la pureté mélodiques, toute la science con­ trapuntique des maîtres franco-flamands.

Un sens moderne de l'harmonie intervient dans ses compositions, et sa musique chorale sans accompagnement (a capella) symbolise toute son époque.

(-44). »

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