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REMBRANDT : Les Eaux-fortes

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REMBRANDT : Les Eaux-fortes

 

L'eau-forte est l'une des principales techniques de la gravure en creux, dite aussi taille douce; l'artiste après avoir recouvert de vernis sa planche, une fine lame de cuivre rouge, dessine sur ce support avec une pointe qui met à nu le métal; le graveur peut alors faire mordre sa plaque, c'est-àdire la plonger dans un bain d'acide ou mordant, l'eau-forte proprement dite, dont l'action corrosive creuse le métal là où il est à découvert. La morsure ayant été jugée suffisante, le cuivre est déverni à l'essence puis soigneusement encré et essuyé, afin de ne conserver l'encre que dans les parties creuses sans en laisser de traces sur la surface. Au moment de l'impression - passage sous la presse de la plaque recouverte d'une feuille de papier humide - ce dernier se gauffre et va chercher l'encre au fond des tailles; sans procéder à de nouvelles morsures, l'artiste peut modifier sa planche en la retravaillant directement, ajoutant tel accent ou tel détail à la pointe sèche ou au burin ou, au contraire, supprimant tel autre au grattoir. Toutes ces reprises donnent lieu à des états différents qui permettent d'assister au travail de l'artiste et à sa progression.

Le fait d'avoir regroupé, au sein de

chacune des périodes, les oeuvres

d'après leurs sujets (autoportraits et

portraits; sujets bibliques et religieux;

sujets de genre et mythologie; paysages)

ne doit pas amener à considérer

l'art de Rembrandt comme une

juxtaposition de spécialités - ce qui

est une des caractéristiques essentielles

de l'art hollandais du XVIIe

siècle - mais inviter plutôt à reconnaître

la diversité des intérêts de l'artiste,

sa remarquable indépendance

dans le choix comme dans l'interprétation

et le traitement de ses thèmes

dont l'ambiguïté défie parfois une

stricte définition.

Rembrandt ne sépara jamais son

activité d'aquafortiste de ses activités

SALLEI

de peintre ou de dessinateur. Loin

que l'une d'elles fût subordonnée aux

autres, elles s'enrichirent mutuellement

d'expériences et d'accomplissements

qui ne pouvaient être réalisés

que par le truchement de matériaux et

de techniques spécifiques : rapprocher,

comme nous l'avons fait quelques

fois {documentation photographique),

une eau-forte d'une peinture

ou d'un dessin, c'est bien souvent

mettre en évidence comment un

même thème ou un problème artistique

semblable étaient différemment

traités ou résolus par l'artiste selon

que sa main tenait la pointe du graveur,

le pinceau ou la plume de

roseau.

Dans les années 1636-1640, années

de confluence, coexistent, parfois

dans la même oeuvre, l'extrême dans

la tension dramatique et une figuration

nouvelle, plus calme et plus classique;

le Retour du Fils .Prodigue

(1636, fig. 7) et Adam et Eve (1638)

sont, à cet égard, des oeuvres charnières

: si le sens du mouvement et

l'extériorisation des sentiments

appartiennent au passé, l'interprétation

du sujet révèle une compréhension

plus mûre.

« 2 Le fait d'avoir regroupé, au sein de chacune des périodes, les œuvres d'après leurs sujets (autoportraits et portraits; sujets bibliques et religieux; sujets de genre et mythologie; pay­ sages) ne doit pas amener à considé­ rer l'art de Rembrandt comme une juxtaposition de spécialités -ce qui est une des caractéristiques essen­ tielles de l'art hollandais du XVII• siècle -mais inviter plutôt à recon­ naître la diversité des intérêts de l'ar­ tiste, sa remarquable indépendance dans le choix comme dans l'interpré­ tation et le traitement de ses thèmes dont l'ambiguïté défie parfois une stricte définition. Rembrandt ne sépara jamais son activité d'aquafortiste de ses activités SALLEI de peintre ou de dessinateur. Loin que l'une d'elles fût subordonnée aux autres, elles s'enrichirent mutuelle­ ment d'expériences et d'accomplis­ sements qui ne pouvaient être réalisés que par le truchement de matériaux et de techniques spécifiques : rappro­ cher, comme nous l'avons fait quel­ ques fois {documentation photogra­ phique), une eau-forte d'une peinture ou d'un dessin, c'est bien souvent mettre en évidence comment un même thème ou un problème artisti­ que semblable étaient différemment traités ou résolus par l'artiste selon que sa main tenait la pointe du gra­ veur, le pinceau ou la plume de roseau. TE CHNIQUE DE L'EAU-FORTE L'eau-forte est l'une des principales techniques de la gravure en creux, dite aussi taille douce; l'artiste après avoir recouvert de vernis sa planche, une fine lame de cuivre rouge, dessine sur ce support avec une pointe qui met à nu le métal; le graveur peut alors faire mordre sa plaque, c'est-à­ dire la plonger dans un bain d'acide ou mordant, l'eau-forte proprement dite, dont l'action corrosive creuse le métal là où il est à découvert. La mor­ sure ayant été jugée suffisante, le cui­ vre est déverni à l'essence puis soi­ gneusement encré et essuyé, afin de ne conserver l'encre que dans les par- ties creuses sans en laisser de traces sur la surface. Au moment de l'im­ pression -passage sous la presse de la plaque recouverte d'une feuille de papier humide -ce dernier se gauf­ fre et va chercher l'encre au fond des tailles; sans procéder à de nouvelles morsures, l'artiste peut modifier sa planche en la retravaillant directe­ ment, ajoutant tel accent ou tel détail à la pointe sèche ou au burin ou, au contraire, supprimant tel autre au grattoir. Toutes ces reprises donnent lieu à des états différents qui permet­ tent d'assister au travail de l'artiste et à sa progression. -- - --- --- J »

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