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◼ L’élasticité prix croisée de la demande

Publié le 28/04/2023

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« ◼ L’élasticité prix croisée de la demande Quel est le lien entre une variation relative du prix d’un bien X et la variation relative de la consommation d’un bien Y ? Ex/y = taux de variation de la demande de Y / taux de variation du prix de X Le prix de X augmente de 10 % ➔ La conso de Y augmente de 20 % ➔20/10=2 Si Ex/y est positive, cela veut dire que si le prix de X augmente, la demande de X diminue et la demande de Y augmente.

Donc je consomme moins de X et plus de Y à la place.

Il s’agit de biens substituables. Si Ex/y est négative, cela veut dire que si le prix de X augmente, la demande de X diminue et la demande de Y diminue.

Donc je consomme moins de X et moins de Y également.

Il s’agit de biens complémentaires. ◼ Le surplus du consommateur Le consommateur cherche à maximiser son utilité ou satisfaction grâce à la consommation. On suppose que plus on consomme une quantité importante d’un bien ou service, plus l’utilité augmente. Par contre, chaque quantité supplémentaire consommée en plus amène une utilité de plus en plus petite.

On appelle cela la décroissance de l’utilité marginale (marginal voulant dire en plus). Um ➔ Utilité apportée par la consommation d’une unité de bien en plus. Illustration : si j’ai très soif, le 1er verre d’eau que je bois a une très forte utilité.

Chaque verre d’eau en plus aura une utilité inférieure au verre précédent jusqu’à atteindre une utilité marginale nulle. Ainsi, le niveau de consommation d’un bien va tendre vers un maximum d’utilité totale (la satiété) car l’utilité marginale tend vers 0. Autre question : comment mesurer concrètement l’utilité d’un bien ? Réponse : par le prix maximum que l’on est prêt à payer pour l’obtenir Ainsi, en reprenant l’exemple des verres d’eau, si j’ai très soif, je suis prêt à payer très cher le premier verre.

Ensuite, je suis prêt à payer de moins en moins pour les verres supplémentaires et à partir d’un certain point, si on me propose un verre en plus, je ne suis plus prêt à payer car je n’ai plus soif. Le surplus Si l’on suppose qu’il existe un marché en CPP pour chaque bien et service, il existe donc pour chacun d’entre eux un seul prix de marché (atomicité). Le surplus apparait quand le prix maximum que je suis prêt à payer (consentement à payer) est supérieur au prix de marché du bien qui est supposé être toujours le même. Quantités (litres Consentement à Prix de marché Surplus (euros) d’eau) payer (euros) (euros) 1 50 2 48 2 10 2 8 3 5 2 3 4 3 2 1 5 2 2 0 70 10 60 Surplus = prix maximum que je suis prêt à payer pour chacune des quantités consommée – prix de marché Dans la « vraie vie », les offreurs vont chercher à anticiper notre consentement à payer en fixant un prix de vente qui en sera proche. ◼ Le surplus du producteur Surplus du producteur : prix de marché – prix minimum de vente pour chaque unité produite L’équilibre (optimum) du consommateur Qu’est-ce que la contrainte budgétaire du consommateur ? Donnez-en l’expression mathématique dans le cas où le panier de biens du consommateur se compose de deux biens 1 et 2 (avec X1 et X2 les quantités maximales que le revenu du consommateur permet d’acheter aux prix P1 et P2 respectivement).

Représentez graphiquement cette contrainte. La contrainte budgétaire du consommateur (aussi appelée droite de budget) rend compte de l’ensemble des choix de consommation possibles compte tenu du revenu du consommateur et des prix des biens. En d’autres termes, elle rend compte, non seulement du pouvoir d’achat du consommateur mais aussi des choix de consommation que ce pouvoir d’achat permet d’effectuer. Par choix de consommation, on entend la façon dont le consommateur alloue son revenu entre les quantités des différents biens compte tenu des prix de ces derniers. En microéconomie, pour appréhender ces choix de consommation on utilise la notion de panier de biens (définition : combinaisons des diverses quantités des différents biens).

Par conséquent, la contrainte budgétaire rend compte de l’ensemble des paniers de biens que le consommateur peut se procurer compte tenu des prix des biens et de son revenu. Le consommateur étant en outre rationnel il va chercher à saturer sa contrainte budgétaire, c’est-à-dire, à consommer l’intégralité de son revenu. Ceci nous permet d’écrire la contrainte budgétaire du consommateur comme étant égale à la somme des dépenses pour chacun des biens composant son panier, soit dans le cas d’un panier de biens composé de deux biens 1 et 2 : R = p1*X1+p2*X2. Il est possible de représenter cette dernière équation dans un axe (X1; X2). R = p1*X1+p2*X2 X1 = R/p1 – p2*X2/p1 X2 = R/p2 – p1*X1/p2 Si mon budget est de 100 euros et que je veux acheter des bonbons (X1) à 10 euros le paquet et des gâteaux (X2) à 5 euros l’unité, je pourrai acheter : ◼ X1 = 100/10 = 10 paquets de bonbons sans acheter de gâteaux ◼ X2 = 100/5 = 20 gâteaux sans acheter de bonbons Qu’appelle-t-on relation de préférence ? Présentez les hypothèses de complétude, de transitivité, de divisibilité des biens, de continuité des préférences, de monotonie et de convexité des préférences qui soustendent la relation de préférence. Une relation de préférence est la façon dont un agent économique ordonne les paniers de biens selon ses préférences en fonction de la satisfaction qu’ils lui procurent.

Nous sommes donc dans une vision de l’utilité qualifiée d’ordinale (on classe) et non cardinale (on attribue une valeur) ➔Hypothèse de complétude : Tout agent économique est rationnel, il sait hiérarchiser et définir ses préférences.

Par exemple, pour deux paniers de biens A et B, il existe trois possibilités : ➢ soit A est préféré à B ➢ soit B est préféré à A ➢ soit A est équivalent à B ➔ Transitivité du classement : La relation de préférence est cohérente.

Si je préfère A à B et si je préfère B à C, alors forcément je préfère A à C. ➔Divisibilité des biens : Les quantités de biens sont représentées par tous les nombres réels positifs. ➔Continuité des préférences : Cette hypothèse signifie que l’ensemble des paniers de biens procurant au consommateur un égal niveau de satisfaction est représenté par une courbe unique et continue. ➔Monotonie des préférences : La satisfaction du consommateur augmente toujours, ou au pire, stagne, lorsqu’augmente sa consommation de l’un des biens constituant son panier, les quantités des autres biens étant inchangées. (3 oranges + 50 tomates) < (3 oranges + 51 tomates) ➔Convexité des préférences : La valeur subjective qu’un consommateur accorde à un bien relativement à un autre est d’autant plus basse qu’il détient d’importantes quantités de ce bien.

Par conséquent, les consommateurs ont une appétence pour la diversité, ils préfèrent diversifier les biens qui composent leur panier Qu’est-ce qu’une courbe d’indifférence ? Quelles conséquences les hypothèses se rapportant à la relation de préférence ont-elles sur la forme des courbes d’indifférence ? Une courbe d’indifférence relie les paniers de biens procurant au consommateur un égal niveau de satisfaction. Comme on peut le constater sur le graphique ci-dessous, l’utilité totale « U » est d’autant plus élevée que la courbe d’indifférence est éloignée des axes à l’origine.

Plus concrètement, cela traduit que les paniers de biens procurent plus de satisfaction lorsqu’ils sont sur une courbe d’indifférence éloignée des axes tandis qu’ils procurent moins de satisfaction dans le cas inverse Complétude des préférences : Tout panier de biens est nécessairement situé sur une courbe d’indifférence. Continuité des préférences et divisibilité des biens impliquent la continuité des courbes d’indifférence. Monotonie des préférences implique que les paniers de biens procurent d’autant plus de satisfaction qu’ils sont éloignés des axes à l’origine et réciproquement. Convexité des préférences : La substitution d’une grande quantité d’un des biens se fera avec une petite quantité de l’autre car l’utilité marginale de la 1ère quantité sera égale à celle de l’autre. Qu’est-ce que l’équilibre du consommateur ? L’équilibre du consommateur représente le panier de biens optimal. Celui-ci est matérialisé par le point de tangence entre la droite de budget et la courbe d’indifférence la plus élevée possible.

C’est donc le choix de consommation procurant le maximum de plaisir compte tenu des ressources limitées d ont.... »

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