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Dissertation : la relation maitre-valet

Publié le 25/10/2015

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Français- Dissertation Dans le théâtre, la relation maître-valet est souvent présente. C’est un thème que l’on retrouve souvent dans des pièces théâtrales de comédie. Au fil du temps cette liaison évolue et les rapports de force changent et se renversent entre le maître et le valet. La relation maître-valet est une convenance du théâtre de comédie, utilisée par Molière, Marivaux, Beaumarchais,… Le valet est un symbole de la comédie, il mène une relation très familière avec son maitre. Il est son confident, une sorte de double pour le patron. Principalement dans le classicisme, le maître et le valet forment un duo très utilisé au théâtre de comédie. Pendant les Lumières, à partir du XVIIIème, le siècle des nouvelles idées, les dramaturges utilisaient davantage le couple maitre-valet. La problématique qui se pose alors est : La relation maître-valet a-t-elle uniquement pour but de faire rire ? Dans un premier temps, nous verrons l’aspect comique de la relation maître-valet. Ensuite, dans une deuxième partie, nous parlerons de la critique de l’injustice faite à travers le dialogue. Et enfin, nous décrirons le valet en tant que porte-parole du dramaturge. En première partie, nous allons décrire la relation maître-valet qui permet le comique et comment elle provoque le rire chez les spectateurs. L’acte I, scène 1...

« bout du nez. Il ne suffit pas d’être né « noble » pour se croire supérieur aux autres car même les plus instruits se laissent tromper facilement. C’est une critique de la noblesse. On peut aussi dire que sans des personnes à leurs côtés les nobles sont des gens sans plus d’importances. Sans reconnaissance de plein de monde (leurs valets entre autre), les maîtres n’existent pas dans la société. Seuls, ils sont perdus dans la foule. La relation maître-valet permet de critiquer non seulement l’injustice mais aussi beaucoup d’autres thèmes. Ainsi, le dramaturge va même plus loin en choisissant le valet comme son porte-parole. Cela va être décrit dans la dernière partie. L’acte I scène1 du Barbier de Séville de Beaumarchais est une scène de retrouvailles entre un maître, le Comte, et son valet, Figaro. Le début de la rencontre se déroule comme une relation maître-valet habituelle. Le Comte tutoie Figaro, tandis que ce dernier vouvoie son maître. Puis, peu à peu, le dialogue n’a plus rien de traditionnel. Figaro se révèle beaucoup plus cultivé qu’un valet normal. Il a beaucoup plus d’expériences ce qui lui donne du poids et de la consistance. Cela lui permet de rivaliser avec son maître. Il exprime une opinion et donne une leçon de morale. Figaro est spirituel et se comporte ainsi pas du tout comme un valet traditionnel c’est-à-dire ridicule, naïf et pas intelligent. Dans cette scène, Figaro est le porte-parole de Beaumarchais. Le valet a le dessus dans la conversation car ils ont la réputation d’être très bavards ce qui se retrouve ici. Il critique la censure en comparant les censeurs à des insectes : « les insectes, les moustiques, les cousins […] achevait de déchiqueter et sucer le peu de substance qui leur (les malheureux gens de lettres) restait » Il critique par une énumération et situe le déroulement à Madrid, hors de France, pour que Beaumarchais évite lui-même la censure. Beaumarchais était engagé dans la lutte politique et sociale et pour l’égalité, cela explique pourquoi dans toutes ses pièces de théâtres, il fait du valet son porte-parole. Dans le Mariage de Figaro acte III scène 5, Figaro critique, en se moquant du Comte, l’égoïsme des nobles qui se croient supérieur « on coudoie, on renverse, arrive qui peut ; le reste est écrasé ». La relation maître-valet n’apporte pas seulement un aspect comique à la pièce de théâtre mais elle permet aussi la critique de thèmes auquel le dramaturge tient à cœur. C’est aussi pour cela que l’auteur choisit le valet comme son porte-parole. Le valet est issu d’une classe sociale pauvre et peu ainsi mieux critiquer l’injustice des nobles. Cela faire bizarre que ce soit le maître qui critique sa propre classe sociale. Il est plus facile de faire des valets, des porteurs de revendications de justice et d’égalité sociale. Ce n’est pas à la place d’un maitre de se battre pour l’égalité vu qu’il n’en souffre pas. Ces critiques faites à travers la relation maître-valet sont représentatives du siècle des Lumières. Mais que nous apprennent-elles vraiment sur la société du XVIIIème siècle ? »

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