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SAINT-LAMBERT (JEAN-FRANÇOIS DE)

Publié le 21/06/2012

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Parmi les hommes célèbres qui embellirent à Lunéville, la petite cour du roi Stanislas, Saint Lambert fut l'un des plus brillants et des plus aimables. Après avoir suivi, pendant quelques années, la carrière des armes, il la quitta, en 1748, à la paix d'Aix-la-Chapelle, pour s'attacher au prince philosophe, qui mérita le beau titre de Bienfaisant. Cette cour était alors le rendez-vous des hommes les plus remarqnables dans la littérature....

« achevait le beau monument de l'Esprit des Lois; Voltaire composait les tragédies d'Oreste et de Rome sauvée; madame du Châtelet commentait Leibnitz et traduisait Newton; le comte de Tressan donnait la meilleure traduction que nous ayons de l'Arioste et composait de gracieux romans, et Saint-Lambert preludait au poëme des Saisons par des pièces fugi­ tives qui ont un air de famille avec celles de Vol­ taire, et, qui, au jugement de ce grand maitre, sont autant de myrtes dont une feuille ne passe pas l'autre.

Les Fables orientales, qu'il publia à la même époque, obtinrent un grand succès, même après les TOmans d'Hamilton et de Voltaire, également com­ posés sur le modèle des Contes orientaux.

« Les Fables de Saint-Lambert, dit Thomas, sont un des meilleurs ouvrages de ce genre; la philosophie en est excellente et quelquefois très fine, toujours pré­ sentée d'une manière piquante.

Le ton en est véri­ tablement asiatique, mais cependant ménagé pour nous avec art.

Personne peut-être n'a mieux imite les formes du style oriental, Je choix d'images, et la tournure des maximes qui lui sont propres; enfin une certaine gravité majestueuse qui tient à la sim­ plicité des mœurs et à la pompe de l'imagination, deux caractères dominants des Orientaux.

» Cependant, ces productions, quel qu'en fût le mérite , n'auraient point immortalisé leur auteur; Saint-Lambert serait resté confondu dans la foule. »

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