Critique film Animale
Publié le 18/12/2025
Extrait du document
«
Mercredi.
"Animale", le deuxième film d'Emma Benestan (ancienne pitchoune de l'option cinéma au lycée
jean monet à Montpllier), cinéaste, scénariste et monteuse (ayant travaillé pour deux films de Claire
Simon mais également de "la vie d'Adèle"et "Mektoub my love") est enfin sorti.
Elle nous plonge dans le quotidien d'un groupe de raseteurs.
Majoritairement masculins, on suit
parmi des matchos en chemises (qui ne pleure pas mais bien sur renchérissent pour savoir qui est le
plus fort, boit et se chambre à l'aide de blagues lourdes).
Mais dans ce groupe même il y a une
femme, Nejma, pas des moindres, ce personnage (magistralement incarné avec puissance et
sincérité par Oulaya Amamra) est une fille de raseteur qui doit se battre au quotidien pour se faire
une place dans ce milieu de bonhommes.
A propos de personnages principaux, les taureaux sont
évidemment de la partie.
Emma Bensestan nous les montre avec des plans au ralenti en train de se
bousculer faisant voler la poussière sous leurs sabots, le tout accompagné d'une lourde guitare
électrique, rendant les lettres de noblesse à cet imposant animal.
Au fur et à mesure du récit, Nejma,
comme nous, devient de plus en plus emphatique avec la bête, est sensible au regard rempli de
veine lancé par un taureau enragé dans l'arène, dès qu'on le marque violemment au sol.
Le film nous
tiraille entre plusieurs émotions humaines.
On ne peut être tendu face à l'obscurité d'une nuit où un
taureau au....
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