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Résume complet Le malade Imaginaire

Publié le 10/01/2026

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« Le Malade imaginaire est une comédie-ballet en trois actes de Molière qui raconte l’histoire d’Argan, un riche bourgeois obsédé par sa santé, qui se croit continuellement gravement malade alors qu’il n’a en réalité que des maladies imaginaires.

À travers l’intrigue familiale, amoureuse et médicale qui l’entoure, la pièce dénonce la crédulité des patients, la cupidité de certains médecins et l’injustice des mariages arrangés au XVIIᵉ siècle.

C’est aussi la dernière pièce de Molière, créée en 1673, où l’auteur tient lui-même le rôle d’Argan et meurt peu après une représentation, ce qui donne à l’œuvre une dimension à la fois comique et tragique. Contexte et situation de départ L’action se déroule entièrement dans la maison d’Argan, ce qui renforce l’impression d’un univers clos étouffant dominé par sa maladie imaginaire.

Dès l’ouverture, Argan est présenté en train de calculer ses dépenses médicales, comptant les saignées, purges, clystères et remèdes qu’il a reçus, et se plaignant du coût énorme de ces soins inutiles que des médecins complaisants lui imposent.

Il se nourrit de remèdes comme si sa vie en dépendait, et ne remet jamais en question la compétence de ceux qui le soignent, malgré l’absurdité de leurs prescriptions. Argan vit avec sa seconde épouse Béline, sa fille Angélique, sa plus jeune fille Louison, ainsi que sa fidèle servante Toinette.

Veuf de sa première femme, il s’est remarié avec Béline qui joue la femme dévouée, pleine de soins et de tendresse, mais qui n’a qu’un véritable objectif : s’assurer l’héritage de son mari en éliminant tous les autres bénéficiaires possibles, notamment les enfants.

Autour de cette cellule familiale gravitent plusieurs personnages : Béralde, frère lucide d’Argan, Cléante, l’amant d’Angélique, les médecins Diafoirus (père et fils), l’apothicaire Monsieur Fleurant, ainsi que quelques personnages de farce comme les notaires ou les faux médecins. L’enjeu initial d’Argan est double : se protéger contre la mort qu’il craint constamment et organiser sa famille de manière à ce que sa santé soit garantie à vie.

Pour cela, il a imaginé un projet matrimonial pour sa fille aînée : la marier non pas à l’homme qu’elle aime, mais au neveu d’un médecin, Thomas Diafoirus, afin d’avoir un praticien dans la famille qui lui prodiguera des soins permanents et à moindre coût.

Le mariage devient donc un prolongement de son obsession médicale et non une alliance fondée sur l’amour ou le bonheur des jeunes gens. Acte I : l’hypocondrie et le projet de mariage Au début de l’acte I, Argan est seul et examine une longue note de frais médicaux qu’il commente en détail, ce qui le fait apparaître à la fois ridicule, avare et extrêmement anxieux.

Il râle contre les médecins qui « saignent trop » ou « purgent trop », tout en continuant à se soumettre à leurs traitements parce qu’il est persuadé qu’ils sont sa seule protection contre la mort.

Cette scène liminaire installe immédiatement le comique de caractère : Argan n’est pas malade du corps, mais de l’esprit, prisonnier d’une peur irrationnelle de la maladie. Toinette, la servante, arrive rapidement et joue un rôle de contrepoint comique et critique.

Elle ose dire à son maître ce que personne d’autre n’ose exprimer : qu’il n’est pas réellement malade, qu’il abuse des remèdes et qu’il se laisse berner par des médecins intéressés.

Elle remet aussi en cause le projet de le marier à un médecin en soulignant l’absurdité de sacrifier le bonheur d’Angélique simplement pour satisfaire ses peurs. On découvre ensuite le projet de mariage imposé : Argan veut fiancer Angélique à Thomas Diafoirus, un jeune médecin balbutiant et ridicule, fils de Monsieur Diafoirus, docteur pédant qui parle en latin et adore les théories dépassées.

Ses qualités ne sont valorisées que sous l’angle médical : ce n’est ni son caractère, ni son intelligence, ni son charme qui comptent, mais son statut de futur médecin, comme si cela suffisait à faire de lui un bon parti.

Or, Angélique aime déjà Cléante, un jeune homme honnête et amoureux, qui ne possède pas ce prestige médical et que son père refuse d’emblée. Dans l’acte I, la tension dramatique se noue autour de ce conflit : Argan s’acharne à organiser un mariage d’intérêt, tandis qu’Angélique et Cléante cherchent à préserver leur amour.

Béline, de son côté, encourage le projet d’Argan, car un gendre médecin lui semble aussi un moyen de maintenir son mari dans une dépendance encore plus grande à la médecine et donc de contrôler davantage les affaires familiales et les successions.

Les intentions de chacun commencent à se dessiner, mais Argan, aveuglé par sa peur et par sa confiance aveugle, ne voit rien venir. Acte II : stratagèmes amoureux et critique des médecins L’acte II développe surtout les intrigues amoureuses et accentue la satire des médecins.

Cléante se présente chez Argan sous l’identité d’un maître de musique pour pouvoir approcher Angélique sans éveiller la méfiance du père, ce qui offre l’occasion de scènes comiques de théâtre dans le théâtre, avec une leçon de musique transformée en dialogue amoureux codé.

Sous prétexte de répéter un air, les deux jeunes gens échangent des déclarations à double sens devant Argan qui ne comprend pas les sous-entendus, révélant son manque total de lucidité sur ce qui se déroule sous ses yeux. Pendant ce temps, Toinette continue d’attaquer la médecine avec esprit et ironie.

Elle se moque des remèdes qu’on impose à Argan, des latinismes ridicules des médecins, de leur habitude de prescrire saignées et purges sans réflexion, et de leur intérêt principalement financier.

Cette critique n’est pas seulement burlesque : elle met en cause une médecine dogmatique, attachée aux apparences et aux rituels, plutôt qu’au véritable soin du malade. C’est dans cet acte que Béralde, le frère d’Argan, apparaît et joue le rôle de porte-parole de la raison. Il explique clairement que le problème d’Argan n’est pas son corps, mais son imagination : il se rend malade par peur, se laisse dominer par une angoisse de la mort qui paralyse sa pensée et le rend vulnérable aux charlatans.

Béralde l’invite à se méfier de Béline, de ces médecins intéressés, et à écouter Toinette qui le conseille mieux qu’eux, même sans diplôme. L’acte II renforce aussi le conflit autour du mariage d’Angélique.

Thomas Diafoirus est présenté en détail : il est solennel, lent, mal à l’aise, incapable d’adapter son discours à la situation, récitant mécaniquement un compliment préparé pour Angélique comme s’il lisait un texte scientifique.

Le jeune médecin, caricature de la formation universitaire rigide, apparaît comme la parfaite antithèse du véritable amoureux qu’est Cléante, ce qui accentue le contraste entre mariage d’intérêt et mariage d’amour. Face à la détermination de son père, Angélique résiste mais reste prisonnière de son statut de fille soumise dans une société patriarcale.

Elle se trouve menacée par une double pression : celle du mariage forcé avec un homme qu’elle n’aime pas et celle de la menace du couvent, que son père brandit comme solution si elle refuse de se soumettre à sa volonté.

La pièce montre ainsi l’injustice faite aux femmes du temps, contraintes d’obéir à l’autorité paternelle sans que leur voix soit entendue. Acte III : dévoilement des vérités et dénouement burlesque L’acte III est celui des révélations, des déguisements et de la résolution des intrigues..... »

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