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Fayçal Ier par Thierry Hentsch Professeur de politique internationale, Université du Québec,

Publié le 05/04/2015

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Fayçal Ier par Thierry Hentsch Professeur de politique internationale, Université du Québec, Montréal Le roi Fayçal est mort au faîte de son pouvoir, alors même qu'il achevait, malgré son âge et malgré les contradictions de son règne, d'émerger comme le chef le plus en vue et peut-être le plus influent du monde arabe. Le règne à proprement parler est relativement court : une décennie (1964-1975) Mais son pouvoir et son influence remontent bien plus haut dans le passé et se font sentir du vivant déjà d'Ibn Séoud, son père, fondateur de l'État saoudien. Fondation à laquelle le jeune Fayçal est suffisamment mûr pour participer activement dès l'adolescence. A dix-sept ans, il commande une partie des troupes de l'Ikwan. Quatre ans plus tard, il achève pour le compte de son père la conquête du Hedjaz - dont il sera nommé vice-roi - en amenant la capitulation de Djeddah. Par-là, il s'impose aux yeux de tous comme un chef militaire de valeur et, atout non négligeable, gagne le respect de nombreux chefs de tribu. Mais l'émir est autre chose qu'un homme de guerre. Avec la chute de Djeddah, d'ailleurs, l'ère des conquêtes territoriales s'achève. Une nouvelle phase s'ouvre pour l'Arabie, dans laquelle l'esprit d'organisation, le sens politique et la suite dans les idées comptent désormais davantage que les prouesses guerrières. Sens politique et suite dans les idées, voilà des qualités dont Ibn Séoud n'a jamais manqué. A la fougue et au génie de son père, Fayçal apporte néanmoins un complément précieux : sa capacité d'organisateur, le désir de doter le pays, au sommet, des institutions et des structures d'un État

« par Thierry Hentsch Professeur de politique internationale, Université du Québec, Montréal. »

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