Devoir de Philosophie

Histoire et Géographie de la ville de Saint-Etienne (France)

Publié le 19/11/2010

Extrait du document

histoire

Marquée par une milieu difficile d'accès (Saint-Etienne est l'une des deux seules grandes villes d'Europe à être à plus de 500 mètres d'altitude, elle est semée de collines aux pentes très raides et bloquée entre les Monts du Lyonnais au nord et le massif du Pilat au sud, ce qui rend le climat particulièrement froid), rien ne laissait supposer le développement de la ville avant le dynamisme de la période industrielle. Saint-Étienne fut d'ailleurs longtemps une ville secondaire, moins influente que Montbrison, qui fut préfecture avant elle, et même que Feurs, chef-lieu de la Loire de 1790 à 1795. Ce n'est qu'en 1855 que Saint-Étienne, en raison de son rapide développement industriel et démographique, devint chef-lieu du département. Saint-Etienne tire sa fierté et son attrait touristique du travail des hommes, de sa mémoire industrielle. La ville est d'ailleurs labellisée, Ville d'Art et d'Histoire pour son patrimoine du XIX ème et XXème. Charbon, cycles, armes, rubans : Saint-Etienne s'est développée grâce à la présence de charbon, d'une eau d'excellente qualité et d'un bon air et s'est enrichie pendant un siècle en s'appuyant sur un réseau d'artisans et de grandes entreprises renommées. Cependant, depuis les années 1970, les industries stéphanoises ont connu un déclin, symbolisé par la fermeture des mines de charbon, et la ville a connu un important repli économique et démographique. Mais cette métropole (390 000 habitants au total) située entre le Lyonnais et l'Auvergne est en pleine mutation. Cette ville réputée attachante, chaleureuse, accueillante regarde aujourd'hui vers l'avenir.

histoire

« Fondée par E.MIMARD et P.BLACHON, la Manufacture Française d'Armes et de Cycles (1885-1984) fut considéréecomme une des entreprises les plus innovantes de France : premier fabricant français d'armes de commerce et decycles, on comptabilise en 1938 19 usines sur la région stéphanoise (Terrenoire, Saint-Chamond, Lorette, LeChambon, Firminy) ainsi que le célèbre siège de type néoclassique le long du Cours Fauriel qui s'étend sur 12 000 m²de surface avec 450 machines outils.

En 1913, par exemple, est créé le fusil "le Robust", le plus répandu des fusilsde chasse français dont le 500 000 ème exemplaire sortira des ateliers en 1962.

Mais MANUFRANCE c'est aussi lapremière entreprise au monde a avoir pratiqué la vente par correspondance de "tout ce qui peux exister" au traversdu "Chasseur Français" ("encyclopédie" pratique et raisonnée de la chasse, la pêche, la vélocipédie et le sport engénéral) et de son "Tarif Album" (catalogue d'objets de bijouterie, optique, jardinage ...) qui a tiré jusqu'à 1 000 000d'exemplaires début XXème siècle de Paris à Saigon...

A partir des années 60, l'entreprise doit assumer lesconséquences d'un manque de modernisations et des charges de fonctionnement trop lourdes.

Malgré diversinvestissements, la liquidation des biens eut lieu en 1986.

 La MAS En 1535, sur ordre de François 1er fut fondée la Manufacture d'Armes de Saint Etienne.

Rebaptisée "Armeville" sousla Révolution, St Etienne devient un des arsenaux de la république et de l'Empire.

Depuis 1870 tous les fusilsd'infanterie y ont été étudiés et fabriqués.

Le fusil LEBEL dont la 1/2 de la production sera produite à la MAS armerales troupes coloniales en Côte d'Ivoire, au Sénégal, lors de la pacification du Tonkin et du Madagascar, à Fachoda,au Maroc avec Lyautey.

C'est le fusil LEBEL qui arrêtera l'ennemi à Verdun en 1916.

Toutefois, à cause du contexteinternational, GIAT Industries (dont fait partie la MAS) est en pleine reconversion.

La quasi totalité des sites et desemplois seront supprimés sur St Etienne, St Chamond et Roanne d'ici 2006. La petite métallurgie  La "clincaillerie" La "clincaillerie" stéphanoise (les fabrications à base de métal : couteaux, serrures...) était vendue dans toute laFrance.

Ainsi, une grande partie des hôtels particuliers parisiens (quartier du Marais) , sont équipés de "fiches"(charnières de fenêtres) réalisées à Saint-Etienne.

Nombre d'entre elles sont estampillées, montrant ainsi que lesfabricants stéphanois avaient à la fois organisé la production et la commercialisation.

 La gravure sur métal Les armuriers faisaient appel à des graveurs qui ciselaient les gardes d'épée, gravaient parfois de témérairesdevises.

Les Stéphanois ont ainsi pris l'habitude de graver le métal.

De l'arme de chasse gravée à la médaille il n'y aqu'un pas qui sera vite franchi par les Stéphanois à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, périoded'apogée pour la gravure.

Du milieu des artisans stéphanois vont sortir de l'anonymat des artistes de renomméesnationale et internationale, de véritables dynasties de graveurs et de médailleurs : Dupré, Montagny, Merley,Jaley,... c) MinesLe bassin de Saint-Etienne fut en France le berceau de l'exploitation de la houille et la ville lui doit en grande partieson essor du XIXe siècle.

Le charbon est alors employé essentiellement pour chauffer les fers à forger et, à Saint-Etienne, pour la consommation locale.

Sa présence est ainsi directement liée à l'essor de la métallurgie.

Au XVIIIesiècle, le charbon devient l'élément moteur de la Révolution industrielle.

Précédé dès 1750 par Rive-de-Gier, lebassin stéphanois commence véritablement son exploitation au tout début du XIXe siècle.

La région stéphanoise vafournir la moitié de la production nationale, avant d'être rejoint par le bassin du Nord.

La création des premierschemins de fer français à Saint-Etienne est directement liée à la nécessité de transporter le charbon vers le fleuveLoire pour son exportation vers le nord de la France.

Les nouvelles lois minières, dès 1810, favorisent la constitutionde solides entreprises, avec l'intervention d'ingénieurs formés à l'école des Mineurs.

La production, favorisée par ledéveloppement de la machine à vapeur, augmente régulièrement, passant de 365.000 tonnes en 1816 à 4 millions detonnes en 1873. La constitution d'un prolétariat minier donna à Saint-Etienne un visage nouveau, les activités industriellestraditionnelles (textile, petite métallurgie) conservant leur structure de production en ateliers où les liens étroitsentre compagnons et maîtres favorisaient le conservatisme.

Face aux conditions de travail (de 1871 à 1890, legrisou fit plus de 600 victimes, en particulier dans les puits Jabin et Verpilleux) s'imposa un important mouvementouvrier, notamment par la création en 1869 de la société de secours mutuels " la fraternelle des Mineurs " par MichelRondet.

C'est ainsi qu'est créée en 1883 la Fédération nationale des Mineurs, ancêtre de l'importante FédérationCGT du sous-sol.

Au formidable enrichissement que procurait la Révolution industrielle pour une minorité s'opposaientla dureté des conditions de travail et la brutale répression contre le mouvement ouvrier (la fusillade du Brûlé, en1869, fit 13 victimes parmi les familles de mineurs à la grande grève des mineurs en 1947).

L'apparition de nombreuxréseaux de solidarités révèle l'importance politique et culturelle d'une classe ouvrière influencée par l'Eglise, malgréun sentiment profond en faveur de la République sociale.

Si la crise de 1880-1890 frappe la Mine comme les autresactivités, la première guerre mondiale porte la production à 5 millions de tonnes en 1918 et le nombre de mineurs de20.000 en 1914 à 28.000.

Le formidable développement industriel de Saint-Etienne au XIXe siècle entraîne, danstous les secteurs d'activité, mais essentiellement dans la Mine, l'appel à une nombreuse population immigrée, d'abordissue des campagnes environnantes, notamment de la Haute-Loire (depuis le début du XIXe siècle) mais aussid'Alsace et surtout de Pologne, d'Espagne, d'Italie puis du Maghreb.

Mais entre-deux-guerres, la production régresseet l'exploitation se modifie par la création de nouveaux puits atteignant des couches plus profondes (Couriot, Pigeot,. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles