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La France de 1815 à 1870 par Louis Girard Après une ère de bouleversements politiques et sociaux, de grandes guerres, la France en 1815 entre dans une période de paix qui durera jusqu'à la guerre de Crimée.

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La France de 1815 à 1870 par Louis Girard Après une ère de bouleversements politiques et sociaux, de grandes guerres, la France en 1815 entre dans une période de paix qui durera jusqu'à la guerre de Crimée. Les guerres du Second Empire, brèves, se déroulant jusqu'en 1870 hors des frontières, n'influeront guère sur la vie nationale. Cette longue paix favorisera la croissance économique et le développement de la civilisation au XIXe siècle. Période de paix, donc de stabilité des frontières après la fluidité de l'époque impériale. Après Waterloo, la France retrouve à peu près ses frontières de 1792. La réunion de la Savoie et de Nice ne les modifie guère. Le sentiment gagne d'une France territorialement faite, à laquelle rien ne peut plus être ajouté ou retranché. En 1830, la nation ne désire pas l'annexion de la Belgique, et l'amputation de l'Alsace et de la Lorraine en 1871 sera un égal désastre pour la France et l'Europe. La nation gagne en cohésion grâce à l'unité de législation, à la diffusion de la langue française, à l'action d'une administration centralisée, au brassage effectué au sein des armées napoléoniennes. Cette stabilisation est aussi un arrêt. 1815-1870 : de Waterloo à Sedan. La France pèse moins lourd en Europe à tous égards - et le bref apogée de Napoléon III ne doit pas faire illusion. Elle conserve cependant une influence comme pays de la Révolution française. A ce titre, elle présente un modèle de société à la gauche européenne. D'ailleurs, quel modèle ? Liberté, égalité devant la loi élaborée par la nation souveraine ? Reste que le contraste demeure choquant entre le droit et le fait, qui laisse la nation aux mains d'une classe de notables censitaires. Et cet aspect social complique le problème politique laissé sans solution : découvrir un régime de gouvernement. La solution napoléonienne impliquait la guerre et devait s'achever dans un désastre militaire. Le pays voulait la paix et la liberté politique, garantie de la paix, tout en conservant les institutions formées depuis 1789. Le remplacement de Napoléon vaincu par Louis XVIII, l'octroi d'une Charte constitutionnelle furent d'abord des expédients pour maintenir l'état de choses existant. Mais, en quelques mois, les luttes de la Révolution reprirent vivacité. La crise des Cent Jours est peut-être la plus significative du siècle à cet égard : lutte contre l'étranger, mais aussi guerre civile de deux minorités qui s'affrontent devant une majorité encore silencieuse. L'Empereur revient à la faveur d'un pronunciamiento, mais aussi d'un soulèvement contre les nobles et les prêtres, soulèvement qui ne sera maté que par l'invasion des Alliés. Le roi désormais est restauré par les étrangers ; il ne peut se fier sans réserve au personnel impérial. Bien malgré lui, il est solidaire des hommes de la contre révolution, de l'Église qui veut être restaurée avec lui. Louis XVIII, malgré sa finesse, n'était pas un nouvel Henri IV. Il fit la part belle aux hommes de l'Empire : son favori Decazes ouvrit les voies du pouvoir aux doctrinaires qui tentaient de royaliser la nation en nationalisant la royauté. Dès 1820, il n'en fut pas moins contraint de gouverner avec une partie du pays contre l'autre. La lente mise en marche d'un régime représentatif à la base étroite, dominé, même dans les élections, par les influences administratives, fournissait un cadre au combat politique sans limiter ce dernier à l'intérieur du régime. La stabilité monétaire, le protectionnisme douanier, l'ordre budgétaire, la constitution d'une pratique parlementaire n'empêchaient pas le bouillonnement des passions et des rancoeurs de 1815. Dès 1827, une lutte commence pour subordonner la politique royale à celle de l'opposition de gauche r&eacu...

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