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Les Francais de XXIe siècle

Publié le 26/05/2013

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Qui sont les Français du XXIe siècle ? Sexualité, vie de couple, famille, homosexualité, vieillesse... Les moeurs des Français ont été bouleversées ces dernières années. Les femmes se sont émancipées, les hommes ont réinventé le rôle du père. Moins de mariages, plus de divorces, et le pacte social de solidarité tire son épingle du jeu. Loin de disparaître, les normes sociales changent pour façonner le visage du Français d'aujourd'hui. Portrait d'une société en évolution. Le mariage : une institution menacée ? Début janvier, l'Insee a publié le bilan démographique de la France pour 2007. L'année dernière, 266500 mariages ont été enregistrés. Ce sont 7584 unions de moins qu'en 2006. Le repli amorcé après le pic observé en 2000 (305 385 mariages) se confirme donc. Dans ces unions, la part de remariages augmente : dans 29% des cas, l'un des conjoints est divorcé. En cinq ans, l'âge moyen au mariage, de 31,3 ans pour les hommes et 29,3 pour les femmes, a augmenté d'une année. Mais l'écart d'âge entre les époux est resté stable (deux ans). Le mariage en désuétude ? Aujourd'hui, le mariage vient le plus souvent comme un second temps dans la vie d'un couple. Il est de plus en plus rare que le couple attende d'être marié pour partager le même logement. Ce qui minimise l'aspect sacré du mariage et pourrait expliquer que 6 mariages célébrés sur 10 ne donnent pas lieu à une cérémonie religieuse. Mais les cohabitations se transforment aussi de moins en moins en mariage. Le mariage n'est plus non plus un préalable pour avoir un enfant. S'il y a trente ans, seuls 6% des naissances étaient "hors mariage", 2007 a marqué une étape : pour la première fois, les naissances hors mariage étaient plus nombreuses que les autres selon le tableau démographique de l'Insee. Une conception traditionnelle du mariage Pour les heureux mariés, la signification du mariage a peu changé. Il s'agit de l'entrée dans une certaine norme et la reconnaissance d'un statut social. Reconnu par tous publiquement, le mariage est un engagement dans le temps et permet de rattacher le couple à une histoire familiale. La cérémonie du mariage reste aussi l'occasion de faire la fête. Une véritable industrie s'est mise en place autour de cette institution : des agences organisent la cérémonie, des compositions florales des centres de table à la liste de mariage. Pour autant, la plupart des Français ne tombent pas dans la démesure : ainsi, le budget moyen d'un mariage est de 11 800 euros avec une fourchette comprise de 9 000 à 12 000 euros (Insee). Le divorce banalisé En 2006, près d'un mariage sur deux s'est soldé par un divorce. Dans les années 1970, on recensait seulement 12 divorces pour 100 mariages. Le divorce s'est donc banalisé, l'union s'est fragilisée. C'est au quatrième anniversaire de mariage que le risque de divorce est aujourd'hui le plus élevé, avec 30,2 de divorces pour 1 000 unions. Comment expliquer cette fragilité du couple ? Divorce et émancipation féminine Les procédures de divorces telles que nous les connaissons aujourd'hui sont récentes. En 1884, la loi Naquet autorisait le divorce pour des fautes précises (adultère, sévices, injures graves), mais le divorce par consentement mutuel n'existe que depuis 1975. En 30 ans, le divorce est donc entré les moeurs. Il accompagne aussi d'autres évolutions sociales comme le travail des femmes. Elles sont de plus en plus nombreuses à avoir acquis leur indépendance financière. Aujourd'hui, dans huit cas sur dix, la rupture est une initiative de l'épouse. Pour le sociologue Jean-Claude Kaufmann, lorsque les femmes demandent le divorce, "elles expriment leur insatisfaction de ne plus exister en tant que personne, d'être un rouage de la machine familiale". Depuis 2005, le divorce par consentement mutuel est aussi plus rapide et donc moins coûteux. Avec l'aide de leurs avocats, les deux conjoints rédigent leur convention de divorce et la transmettent au juge des affaires familiales. En cas de consentement mutuel, le dossier peut être traité en deux ou trois mois pour moins de 2 000 euros. Les avocats constatent que leurs clients font, depuis, beaucoup moins d'efforts pour sauver leur union. Fin 2007, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il souhaitait aller plus loin dans la réforme du divorce par consentement mutuel : les époux pourraient faire enregistrer leur séparation devant un notaire, sans passer devant un juge. La réforme est contestée par les avocats et reste en suspens pour le moment. Portrait-robot des divorcés Selon une enquête de l'Insee menée par Mélanie Vanderschelden en 2006, plus les conjoints se sont rencontrés et mariés jeunes, plus les risques de divorce sont accrus. Mais ceux qui ont vécu plusieurs années en célibataires avant de se marier sont eux aussi plus enclins à divorcer, la solitude ne les effrayant pas. Enfin, loin de cimenter le couple, l'arrivée d'un enfant peut le fragiliser. De même, en 20 ans, les inquiétudes sur les séquelles psychologiques qu'un divorce pouvait avoir sur un enfant ont diminué. Selon, Claude Martin, sociologue et chercheur au CNRS, des études de psychologues et de sociologues ont montré que huit enfants de divorcés sur dix n'ont aucun retard scolaire. Un taux égal à celui des enfants de parents non-divorcés. Mais les avis des experts divergent. Pour les associations d'aide aux parents divorcés, le constat est le suivant : si le parent qui a la garde fournit à l'enfant le cadre nécessaire à son épanouissement, l'épreuve de la séparation et ses conséquences sont vite dépassées. Le pacs concurrence le mariage Depuis sa création en 1999, le Pacte civile de solidarité est de plus en plus plébiscité par les couples français. En augmentation de 25 % en moyenne chaque année, le nombre de couples pacsés s'élevait à 97000 en 2007. 93 % des couples unis par le pacs étaient hétérosexuels l'année dernière, alors qu'en 2002, les couples homosexuels représentaient un quart des pacsés. Avec un pacs pour trois mariages, cette nouvelle union est-elle appelée à s'imposer dans les années à venir ? Le pacs poursuit son envolée Le succès du pacs ne se dément pas et cette union tend même à "se banaliser" comme le constate Valérie Carrasco dans une étude d'Infostat justice. Moins solennel que le mariage, le pacs semble être la bonne alternative pour les couples qui souhaitent bénéficier d'avantages fiscaux, sans pour autant passer devant le maire. Plus souple, le pacs peut être dissout par une simple déclaration conjointe enregistrée au tribunal d'instance. Malgré cela, le pacs n'est pas devenu une "union Kleenex" comme le présageaient ses détracteurs au moment de son adoption. Toujours selon les informations du ministère de la Justice, l'indicateur de rupture des pacs n'est que légèrement plus élevé que celui des mariages. Comme pour le mariage, les partenaires optent pour l'union par le pacs autour de 31 ans en moyenne (32 ans pour les hommes). Mais la tranche d'âge qui y a le plus recours se situe entre 25 et 30 ans, et représentait ainsi 35 % des pacsés en 2006. Cette ressemblance avec les couples mariés se poursuit jusque dans la saisonnalité : ils choisissent de s'unir plutôt en juin et en juillet, et n'hésitent plus, les papiers signés, à faire la fête avec famille et amis. Une situation intermédiaire pour les couples hétérosexuels Situation intermédiaire entre le concubinage et le mariage, le pacs offre un certain nombre d'avantages fiscaux, comme la possibilité de faire une déclaration d'impôts commune. A l'inverse, pour le logement, le pacs n'offre pas plus d'avantages aux deux partenaires que le concubinage. Si l'un achète seul un appartement, l'autre sera alors simplement considéré comme hébergé et ne bénéficiera d'aucune protection particulière contre les actes du propriétaire. Pour les enfants aussi, la situation est la même, que les parents soient pacsés ou concubins. Mais contrairement aux couples homosexuels, le pacs reste une solution intermédiaire puisqu'un couple h&eacu...

« on recensait seulement 12 divorces pour 100 mariages.

Le divorce s'est donc banalisé, l 'union s'est fragilisée.

C'est au quatrième anniversaire de mariage que le risque de divorce est aujourd'hui le plus élevé, avec 30,2 de divorces pour 1 000 unions.

Comment expliquer cette fragilité du couple ? Divorce et émancipation féminine Les procéd ures de divorces telles que nous les connaissons aujourd'hui sont récentes.

En 1884, la loi Naquet autorisait le divorce pour des fautes précises (adultère, sévices, injures graves), mais le divorce par consentement mutuel n'existe que depuis 1975.

En 30 a ns, le divorce est donc entré les mœurs.

Il accompagne aussi d'autres évolutions sociales comme le travail des femmes.

Elles sont de plus en plus nombreuses à avoir acquis leur indépendance financière.

Aujourd'hui, dans huit cas sur dix, la rupture est une initiative de l'épouse.

Pour le sociologue Jean-Claude Kaufmann, lorsque les femmes demandent le divorce, "elles expriment leur insatisfaction de ne plus exister en tant que personne, d'être un rouage de la machine familiale".

Depuis 2005, le divorce pa r consentement mutuel est aussi plus rapide et donc moins coûteux.

Avec l'aide de leurs avocats, les deux conjoints rédigent leur convention de divorce et la transmettent au juge des affaires familiales.

En cas de consentement mutuel, le dossier peut être traité en deux ou trois mois pour moins de 2 000 euros.

Les avocats constatent que leurs clients font, depuis, beaucoup moins d'efforts pour sauver leur union.

Fin 2007, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il souhaitait aller plus loin dans la réforme du divorce par consentement mutuel : les époux pourraient faire enregistrer leur séparation devant un notaire, sans passer devant un juge.

La réforme est contestée par les avocats et reste en suspens pour le moment. Portrait-robot des divorcés Selon une enquête de l'Insee menée par Mélanie Vanderschelden en 2006, plus les conjoints se sont rencontrés et mariés jeunes, plus les risques de divorce sont accrus .

Mais ceux qui ont vécu plusieurs années en célibataires avant de se marier sont eux aussi plus enclins à divorcer, la solitude ne les effrayant pas.

Enfin, loin de cimenter le couple, l'arrivée d'un enfant peut le fragiliser.

De même, en 20 ans, les inquiétudes sur les séquelles psychologiques qu'un divorce pouvait avoir sur un enfant ont diminué.

Selon, Claude Martin, sociologue et chercheur au CNRS, des études de psychologues et de sociologues ont montré que huit enfants de divorcés s ur dix n'ont aucun retard scolaire.

Un taux égal à celui des enfants de parents non-divorcés.

Mais les avis des experts divergent.

Pour les associations d'aide aux parents divorcés, le constat est le suivant : si le parent qui a la garde fournit à l'enfant le cadre nécessaire à son épanouissement, l'épreuve de la séparation et ses conséquences sont vite dépassées. Le pacs concurrence le mariage Depuis sa création en 1999, le Pacte civile de solidarité est de plus en plus plébiscité par les couples français .

En augmentation de 25 % en moyenne chaque année, le nombre de couples pacsés s'élevait à 97000 en 2007.

93 % des couples unis par le pacs étaient hétérosexuels l'année dernière, alors qu'en 2002, les couples homosexuels représentaient un quart des pacsés .

Avec un pacs pour trois mariages, cette nouvelle union est-elle appelée à 2 | P a g e. »

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