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Philibert Delorme 1505-1510 ?

Publié le 05/04/2015

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Philibert Delorme 1505-1510 ? - 1570 Philibert de L'Orme fut le fondateur de l'architecture classique française et l'un des plus grands représentants de l'humanisme français au XVIe siècle. Des architectes de la génération précédente avaient bien introduit, avant lui, des motifs décoratifs venant de l'Italie, mais ils n'avaient guère transformé les méthodes traditionnelles de la construction. Philibert de L'Orme, bien qu'encore formé aux techniques des maçons médiévaux, combina leurs qualités avec un sens réel de la monumentalité telle que la concevaient les Italiens, de même qu'avec la maîtrise absolue des moyens d'expression classiques. Son architecture demeure toutefois purement française. Il est né probablement entre 1505 et 1510, à Lyon, ville qui fut à cette époque à l'apogée de sa prospérité et de son activité intellectuelle. Après s'être formé dans les chantiers de son père, il passa les années 1533-1536 à Rome, où il acquit une connaissance profonde de l'art antique. Il eut comme protecteurs Marcello Cervini -- le futur pape Marcel II -- et le cardinal du Bellay avec le secrétaire duquel -- François Rabelais -- il était en termes d'intimité. Ensemble, ils étudiaient la topographie de l'ancienne Rome et Philibert mesurait et dessinait l'architecture antique. Il semble à peu près certain que la description de l'abbaye de Thélème donnée par Rabelais fut inspirée directement par l'architecte. En 1536, de L'Orme retourna en France en passant certainement par Florence et en ayant vu probablement...

« personnel.

Le portail est une variante monumentale et classique de l'entrée fortifiée telle qu'on la pratiquait dans les châteaux de la fin du Moyen Âge.

Mais il est plus personnel avec son traitement libre des masses et son usage des matières riches, telles que le marbre et le bronze, dont certains éléments ont malheureusement disparu.

La chapelle est le premier édifice circulaire en France qu'on puisse comparer avec le Tempietto de Bramante ; la simplicité de ce dernier est remplacée par un raffinement calculé.

Le plan, composé de cercles concentriques où interfèrent des carrés, peut avoir influencé Palladio. Les courbes entrelacées des caissons intérieurs du dôme suggèrent un mouvement marqué qui se répète dans le pavement du sol.

Les autres parties du château témoignent plus fortement de tout ce que de L'Orme doit à l'architecture médiévale.

La trompe qui supportait le cabinet attenant à la chambre du roi était construite entièrement d'après les principes médiévaux.

La voûte à pénétration du crypto-portique et les arêtes qui couvrent l'entrée principale ont, elles aussi, une origine gothique.

Le château tout entier porte néanmoins au plus haut degré la marque de la personnalité de l'artiste. A la mort de Henri II, en 1559, la carrière de Philibert de L’Orme semble définitivement interrompue.

Il fut destitué de sa charge de Surintendant, forcé de rendre quelques-unes des riches abbayes qu'il avait reçues et même soumis à des violences physiques par les ennemis qu'il s'était faits.

Pendant plusieurs années, en effet, il garda la retraite, consacrant son temps à écrire, mais en 1563 la reine mère le rappela et le chargea de continuer et d'agrandir le château de Saint-Maur qu'elle avait acheté aux héritiers du cardinal du Bellay.

Elle lui demanda aussi de lui construire un palais aux Tuileries.

Aucun de ces travaux ne fut achevé d'après les projets de Philibert de L’Orme et nous en sommes réduits, pour en prendre connaissance, à nous référer aux gravures de du Cerceau qui — dans le cas des Tuileries du moins — sont manifestement inexactes.

D'après ces gravures, toutefois, comme d'après les fragments du palais qui subsistent à Paris et en Corse, il est possible de déduire que le style de Philibert de L’Orme changea dans sa dernière période. Aux Tuileries, il y a des éléments qui peuvent être définis comme maniéristes et la décoration extérieure est de beaucoup plus riche que dans les œ uvres antérieures de l'architecte. La réalisation la plus remarquable de ses dernières années fut un traité dont deux livres parurent en 1561 sous le titre de Nouvelles Inventions pour bien bastir et à petits Fraiz et dont neuf autres livres furent publiés en 1567.

Le traité est très nouveau dans sa conception et il constitue une combinaison unique d'enseignement théorique et d'expérience pratique personnelle.

Il est, d'une part, un répertoire systématique des traditions médiévales de la construction ; de l'autre, il apparaît comme le premier livre en France qui donne aux architectes une science détaillée des ordres classiques et de la méthode du dessin classique. L'influence de Philibert de L'Orme sur ses successeurs ne peut pas être assez soulignée. Salomon de Brosse fait dériver les plans de ses châteaux les plus importants des projets du Château-Neuf de Saint-Germain et du second projet de Saint-Maur et sa façade de Saint-Gervais est une adaptation directe du portique d'Anet.

Celui-ci revient en outre, avec des variations subtiles, chez François Mansart à Maisons où beaucoup d'autres détails remontent également à l'architecte du XVI esiècle.

Brosse pourtant — aussi bien que Mansart — a contracté envers Philibert de L'Orme une dette plus importante que celle qui consiste à emprunter ces détails.

Philibert a inventé un langage qui était basé sur la. »

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