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Trois dialogues entre Hylas et Philonous George Berkeley Premier dialogue PHILONOUS.

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Trois dialogues entre Hylas et Philonous George Berkeley Premier dialogue PHILONOUS.-- Mais si les mêmes arguments que l'on a mis en avant contre les qualités secondes valaient encore contre celles-ci, qu'en diriez-vous ? HYLAS.-- Eh bien, je serais alors obligé de croire qu'elles aussi n'existent que dans l'esprit. PHILONOUS.-- Êtes-vous d'avis que la même figure et la même étendue que vous percevez par les sens existent dans l'objet extérieur ou substance matérielle ? HYLAS.-- Précisément les mêmes. PHILONOUS.-- Tous les autres animaux ont-ils d'aussi bonnes raisons pour penser de même de la figure et de l'étendue qu'ils voient et qu'ils touchent ? HYLAS.-- San...

« HYLAS.— Je ne puis nier cela. PHILONOUS.— Et à des créatures plus petites que la mite, ces corps sembleront encore plus grands ? HYLAS.— Certes. PHILONOUS. — Ainsi ce que, vous, vous distinguez à peine, apparaîtra à un autre animal extrêmement petit comme quelque montagne énorme. HYLAS.— Tout cela, je l'accorde. PHILONOUS.— Une seule et même chose peut-elle, au même moment et en elle-même, être de dimensions différentes ? HYLAS.— Ce serait absurde à penser. PHILONOUS.— Mais, de ce que vous avez posé en principe, il suit que aussi bien l'étendue perçue par vous que celle que perçoit la mite elle-même et pareillement celles que perçoivent des animaux plus petits sont chacune l'étendue véritable des pattes de la mite : ce qui revient à dire qu'en vertu de vos propres principes, vous êtes conduits à une absurdité. HYLAS.— Oui, ce point semble offrir quelque difficulté. PHILONOUS.— Autre chose : n'aviez-vous pas reconnu qu'aucune propriété réelle inhérente à quelque objet, ne peut être modifiée sans quelque modification dans la chose même ? »

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