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Définition: CÂLINERIE, substantif féminin.

Publié le 07/11/2015

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Définition: CÂLINERIE, substantif féminin. Action de câliner. A.— Paroles, manières, expressions douces et tendres généralement réservées aux enfants. Synonymes : cajolerie, tendresse. Câlinerie enfantine, puérile; les câlineries de la voix. Sa voix, qui a une câlinerie ravissante (PROSPER MÉRIMÉE, Lettres à Francisque Michel, 1870, page 91) : Ø 1.... les hommes qui ont été élevés par les femmes et parmi les femmes ne ressemblent pas tout à fait aux autres hommes, en supposant même l'égalité dans le tempérament ou dans les facultés spirituelles. Le bercement des nourrices, les câlineries maternelles, les chatteries des soeurs, surtout des soeurs aînées, espèce de mères diminutives, transforment, pour ainsi dire, en la pétrissant, la pâte masculine. CHARLES BAUDELAIRE, Les Paradis artificiels, 1860, page 444. · Par câlinerie. Par tendresse, affection. Sa mère l'appelant Paulet par câlinerie (GUY DE MAUPASSANT, Une Vie, 1883, page 202 ). — En particulier, vocabulaire de l'amour. Tendres ébats, attentions délicates des amoureux. Et elle frémissait, avec des mouvements d'une câlinerie sensuelle (GUSTAVE FLAUBERT, L'Éducation sentimentale, tome 2, 1869, page 65) : Ø 2. MME LÉPINOIS. — Oh! ma fille, tu ne sais pas ce que c'est qu'un mari!... Tâche de conserver son affection par tes soins, tes prévenances, des câlineries même!... J'entends par câlineries les bons procédés qu'on se doit entre époux! EUGÈNE LABICHE, Un Mari qui lance sa femme, 1864, I, 1, page 355. B.— Péjoratif. Action de flatter, d'amadouer par des démonstrations de fausse amitié. Synonymes : flatterie, flagornerie. Elle mettait en oeuvre toutes ses câlineries et ses ruses (ALPHONSE DAUDET, Fromont jeune et Risler aîné, 1874, page 219 ). Cette câlinerie gentiment hypocrite (ALPHONSE DAUDET, L'Immortel, 1888, page 130) : Ø 3.... Luce me plaît, au fond, plus que je ne veux me l'avouer : j'ai beau me répéter son peu de beauté vraie, sa câlinerie animale et traîtresse, la fourberie de ses yeux, n'empêche qu'elle possède un charme à elle, d'étrangeté, de faiblesse, de perversité encore naïve... GABRIELLE COLLETTE, DITE COLETTE, Claudine à l'école, 1900, page 280. STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 78.

« Risler a?n?, 1874, page 219 ).

Cette c?linerie gentiment hypocrite (ALPHONSE DAUDET, L'Immortel, 1888, page 130) : ? 3....

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