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l'homme politique et l'homme d'Etat

Publié le 23/01/2017

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L'homme politique et l'homme d'État Souvent, la classe politique est brocardée pour son incapacité à trouver les solutions à la hauteur des défis présents. Et chacun d'appeler de ses vœux l'homme d'État qui, quasi providentiellement, remettra la société sur des chemins plus sereins. On ne saurait critiquer l'homme politique lorsque celui-ci expose ses idées et les défend avec volontarisme dans l'expression et dans l'action. On connaît trop de discours qui, à force d'esprit de consensus, sont vides de sens. La démocratie a besoin pour vivre de la confrontation des points de vue émis par les meneurs d'opinions armés de leurs convictions tout autant que de leurs expériences personnelles dans le vécu de la société. Il est légitime que les positions prises par les hommes politiques prennent leurs racines dans l'expérience qu'ils détiennent de la vie sociale, dans l'entreprise, le quartier, l'association, le voisinage ou la famille. Ces expériences forment, au total, le miroir kaléidoscopique de notre vie collective, mult...

« Parmi toutes les affaires susceptibles d'encombrer l'agenda d'un décideur public, l'homme d'État reconnaîtra celle, ayant trait aux valeurs façonnant la communauté nationale tout au long d'une histoire ancestrale, dont la résolution aura un impact essentiel pour l'avenir.

Pour l'homme d'État, rien de ce qui constitue l'avenir potentiel de la communauté nationale ne doit être sacrifié au présent. La perception d'un intérêt commun, ensuite. Quoiqu'ayant participé aux luttes parfois sévères qui parcourent la vie politique des temps ordinaires, l'homme d'État saisira les affaires dont la résolution aura un impact fort sur la cohésion sociale minimum nécessaire à toute société.

Il saura mesurer ce qui peut relever d'une légitime victoire politique d'une majorité sur son opposition et ce qui constituera une atteinte aux valeurs essentielles, fondatrices du consensus social.

Il consentira alors à mettre en réserve ses convictions personnelles ou partisanes et donnera droit à la préservation de l'indispensable consensus social.

Bien qu'habité de fortes convictions personnelles, l'homme d'État a l'intelligence de l'éthique sociale et politique transcendante. L'abnégation et la transcendance, enfin. En politique, la transcendance est une charge.

Elle donne à connaître et à défendre des solutions politiques hors de portée de l'entendement commun.

Celui-ci, quand les rigueurs du temps commanderaient des solutions vigoureuses sur le plan de l'éthique politique, se laisse aller à des solutions relevant du consensus mou, faussement respectueuses de la diversité des positions sociales, mais sans perspective autre que celle d'assurer la tranquillité immédiate. Quand les temps politiques sont incertains, il convient qu'une volonté puissante vienne forcer le destin et emporter une société qui, sans elle, ne cesserait de louvoyer sans cap et sans conviction.

Seuls les hommes d'État possèdent la puissance et le désintéressement qui conviennent à l'accomplissement d'une telle mission.. »

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