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1) Les professionnels de l’écrit (imprimé et manuscrit) A la

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1) Les professionnels de l’écrit (imprimé et manuscrit) A la fin du Moyen-Âge et au début de la Renaissance, même si l’imprimerie est inventée, il reste toutefois des copistes car l'imprimerie ne s’est pas encore imposée. Il y a deux types de copistes ; les copistes professionnels qui peuvent être des notaires ou bien des hommes d’Église et les copistes occasionnels qui sont souvent des artisans, des bourgeois etc.. et qui le font souvent pour leur usage personnel. Ils sont à l’origine d’une circulation du livre manuscrit limitée à la famille et aux cercles d’amis. Les maîtres d’écriture sont souvent au XVème siècle de modestes artisans ambulant qui organisent des cours et recensent des exemples d'écritures dans des livrets tandis qu'au XVIème siècle, les maîtres d'écritures publient des traités d'écriture, ils cherchent ainsi à se distinguer et à surmonter la médiocrité de leur statut social. Cette entreprise des maîtres d’écriture sera un échec. Les petits manuels/fascicules n’eurent qu’une diffusion limitée, certains tentent alors de se reconvertir et d’acquérir un statut social nouveau avec la maîtrise des écritures de grand apparat comme les écritures épigraphiques. Par exemple Giovanni Battista Palatino devient scripteur des lettres antiques romaines de la Commune de Rome et grâce à cela, il connaît une véritable ascension sociale depuis son statut initial de maître écrivain. Les maîtres écrivains sont présents dans la plupart des grandes villes marchandes en France ; des affiches publicitaires précisent le type d’écriture qu’ils enseignent. Il s’agit généralement d’écritures livresques, d’écritures documentaires cursives pour la rédaction d’actes privés ou publics ou pour les correspondances. En France les maîtres écrivains accèdent à un statut spécifique suite à une affaire qui met en cause la chancellerie royale. Par exemple en 1569, les maîtres écrivains sont mobilisés pour démasquer un secrétaire qui avait imité la signature du roi. Il obtiennent en contrepartie une réglementation de leur profession. La corporation des maîtres écrivains parisiens possède dès lors une fonction importante d’expertise graphique couplée à celle d’enseignement. Ils perdent toutefois ce monopôle en 1714. Les maîtres d’école mettent au service de la société leurs compétences dans le domaine de l’écrit. Par exemple des régents des petites écoles du Languedoc sont souvent les greffiers des communautés. La maîtrise de l’écrit constitue un enjeu de plus en plus important. Les écrivains publics constituent une corporation avec des droits reconnus. Tous ceux qui savent écrire peuvent exercer le métier d'écrivains public et ils peuvent ouvrir une échoppe. A Paris, les écrivains publics se regroupent dans des endroits particuliers comme par exemple les galeries du cimetière des St Innocents. Les écrivains publics participent souvent à la copie de billets, libelles, pamphlets, placards manuscrits ou nouvelles à la main et font payer leurs services à des illettrés et en particulier à des femmes. Suite au progrès de l’alphabétisation au XIXe s, ce métier va disparaître. Les secrétaires écrivent des lettres pour le compte de certains seigneurs ou bien ils peuvent travailler dans le secteur de la justice et faire des extraits des procès d'un conseiller. Le rôle d'un secrétaire est d'écrire et de faire des lettres ou des dépêches pour celui pour qui il travail. Il existe trois classes de secrétaires ; ceux au service du roi, ceux au service de grands seigneurs ou de gens de robe ainsi que les scribes qui écrivent pour les domestiques ou pour les personnes qui ne savent pas écrire. Les scribes écrivent à la main des textes administratifs, religieux et juridiques ou des documents privés. Parfois, les secrétaires n’écrivent que ce qu'on leur dicte mais quelques fois ils disposent d’une autonomie comme par exemple dès fois les secrétaires d’État discutent avec le souverain des réponses à effectuer. Les secrétaires du roi expédient et signent, à la chancellerie, tous les actes publics du roi. Ces professionnels de l’écrit vivent de cette compétence à des degrés différents. Cela va du simple fait de savoir former les lettres et peut aller jusqu’à la maîtrise de formes documentaires tel que les documents juridiques. Certains ont une plus grande autonomie rédactionnelle que d'autres. L'imprimerie contribue à fixer les textes et permet de répandre les idées, notamment celles des humanistes, puis celle de la Réforme. Les livres imprimés sont beaucoup moins coûteux que les manuscrits. L’apprentissage de la lecture est stimulé par la diffusion des livres. L'imprimerie royale a été créée en 1640. Dans le domaine de l'imprimerie il y a quatre professionnels de l'écrit. Tout d'abord il y a l'imprimeur, c'est lui qui s'occupe de la fabrication du livre. Ensuite il y a le libraire qui s'occupe de la commercialisation du livre et de la coordination de l'ensemble de la production. Il s'occupe également de l'achat du papiers, c'est lui qui établie le contact avec l'imprimeur, il est en contact avec les auteurs et il assure la commercialisation du livre en boutique, par correspondance ou sur des foires international. Le libraire a une position stratégique. Il connaît une envergure sociale variable. Les libraires peuvent être des colporteurs qui parcours les campagnes, ou bien ils peuvent être stationnaires (boutiques ambulantes) ou encore ils peuvent être des libraires d'envergure international qui sont en relation avec des auteurs, des clientèles et d'autres libraires à l’échelle européenne. Le libraire vend sa propre production mais il peut aussi vendre des livres qui proviennent de d'autres libraires ou de d'autres imprimeurs. Il achète des lots à un autre libraires-imprimeurs ou bien il échange un titre à lui avec un titre d'un autre libraires, il fait du troc. Les libraires publient des catalogues qu'ils vont faire imprimer ou qu'ils mettront dans leur livre ; les catalogues vont ainsi circuler entre libraires et sur les foires. L'éditeur quant à lui choisit et prépare le texte pour le transmettre à l'imprimeur. Il peut aussi être imprimeur et libraire. Puis il y a aussi le relieur, qui est parfois aussi imprimeur, c'est lui qui relie le livre. Le livre se commercialise sans reliure, c'est l'acheteur/ l’acquéreur qui va le faire relier en choisissant la matière (cuir...), cela représente un coût important. Les fonctions d'imprimeur, de libraire et d'éditeur peuvent être exercé par une seule et même personne, cela est assez fréquent. Il y a une place pour les femmes dans ce métier avec comme exemple Charlotte Guillard, qui est une imprimeuse française du XVI e siècle.

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