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COMMENTAIRE DE TEXTE « LES FORME DE LA PAUVRETE EN EUROPE » S.

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COMMENTAIRE DE TEXTE « LES FORME DE LA PAUVRETE EN EUROPE » S. PAUGAM Le document que nous allons étudier est rédigé par Serge Paugam, dans lequel il s’intéresse aux différentes formes de la pauvreté en Europe. La méthode utilisée par l’auteur pour son analyse, est une méthode comparative, qualitative et quantitative, et s’appuie sur l’étude de plusieurs sociologues, comme Tocqueville, Simmel, Leisering, et de sa propre recherche pour réaliser son étude. Serge Paugam est un sociologue français né en 1960, directeur d’Etudes à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et directeur de recherche au CNRS. Il s’intéresse à l’étudier sur les thèmes de la pauvreté et la précarité, cette orientation, qui s’inscrit dans le prolongement de la sociologie d’Émile Durkheim, le conduit à étudier la tessiture de la société et à identifier et comparer ce qu’il appelle « des régimes d’attachement ». Il fait l’analyse de la reproduction et du renouvellement des inégalités, et l'étude des fondements des liens sociaux, pour comprendre leurs ruptures. Son enquête lui permettra de définir trois formes de pauvreté en Europe, la « pauvreté marginal », la « pauvreté disqualifiant » et la « pauvreté intégrée ». On peut définir la pauvreté de manière générale, comme un terme pouvant caractériser les individus d’un groupe de personne ou d’une société. Ces individus n’ont pas suffisamment de ressources pour satisfaire leurs besoins fondamentaux, ne leur permettant pas une alimentation correcte, l’accès à un logement décent, toutes ces conditions qui leurs apporteraient un niveau de vie convenable donnant accès aux soins de santé et à l’éducation. Dans cet extrait Serge Paugam nous explique selon les pays, la manière dont les individus vivent la pauvreté, et il fait démontre également le lien qu’a l’Etat avec la pauvreté. Le poid de l’Etat providence selon les pays permet de distinguer plusieurs formes de pauvreté qu’il analyse et explique. C’est à travers son étude qu’on peut comprendre que la pauvreté est étroitement liée à la conjoncture économique, et au niveau de la protection sociale que l’Etat met en place dans les différents pays d’Europe. Ainsi on peut se demander, qu’est ce qui permet d’expliquer que les pays d’Europe vivent la pauvreté de manière différente, et donc comment expliquer que le chômage soit vécu d’une manière différente d’un pays à un autre ? Pour répondre à cette problématique nous verrons dans une première partie (I) l’approche de la pauvreté différente selon les pays en Europe, et dans une seconde partie (II) nous verrons en quoi la pauvreté est corrélée au niveau de l’emploi, mais également au niveau de la protection sociale en d’Europe. Une approche de la pauvreté différente selon les pays de l’Europe La « pauvreté traditionnelle » et « la pauvreté nouvelle » S. Paugam entend par « pauvreté traditionnelle » les pauvres qui subissent leurs statuts comme situation inévitable, une situation qui « se reproduit de génération en génération tel un destin » auquel ils ne peuvent rien y faire, le subissant comme une pauvreté inévitable. Analyse faite grâce à un Eurobaromètre permettant d’analyser l’intensité de la pauvreté selon les pays. Dans les pays du sud la tendance est de dire que la pauvreté est « traditionnelle », les personnes ayant répondu à l’enquête ont tendance à dire que les personnes pauvres de leurs quartier ou village ont toujours été pauvres, il s’agit d’une pauvreté hérité. Ce constat est variable selon les périodes, 1976 cette tendance est plus importante comparé aux années 1993. Cette tendance s’atténue et s’explique par une baisse des emplois. Pour S. Paugam « la pauvreté nouvelle » qu’il distingue de « la pauvreté traditionnelle » se définit, par les individus qui seraient subitement victime de la pauvreté, vécu comme une situation nouvelle et humiliante. Ces individus passeraient d’une situation confortable à une situation de contraintes matériels. Inversement la « pauvreté nouvelle » est plus observée dans les pays du nord de l’Europe. La pauvreté est subit différemment selon « le type de développement économique et le niveau de la protection sociale ». Selon la période de l’enquête la proportion de personnes qui estiment que les pauvres qu’ils ont vu dans leurs quartier/village, est subi après une chute, est variable. Cette pauvreté subite est forte en 1993 puis diminue en 2001. La persévérance de la pauvreté dans le temps L’intensité de la pauvreté est mesuré aux enquêtes longitudinale que l’autre à réalisés, on enquête plusieurs fois dans un même lieu à des périodes différentes. Selon certaines études sociologiques faite par les sociologues Leisering et Leifried, la tendance et de dire que la pauvreté est une période temporaire qui ne dure pas dans le temps, à l’exception des pays du sud de l’Europe, ou la pauvreté est durable, car elle est mieux acceptée par ces pays, il y a une forme d’acceptation de la pauvreté. Grâce aux donnés issu du panel européen des ménages, sur la période de 1994 à 1998 on distingue trois catégories de pauvres : Ceux n’ayant jamais connu la pauvreté Ceux ayant connu la pauvreté au moins une fois Et les individus ayant connu la pauvreté plus d’une année On constate grâce au tableau intitulé « l’intensité de la pauvreté monétaire selon sa persistance dans le temps » sur une période 1994 à 1998, que la pauvreté est plus importante dans les pays ou les régions rurales peu développés. On constate la même chose dans les pays ou les systèmes de protection sociale est faible, notamment dans les pays du sud. On observe dans les pays du sud une certaine stabilité dans l’intensité de la pauvreté monétaire, qui peut s’expliquer du fait que la pauvreté soit à l’origine d’un effet générationnel. Constat différent pour les pays du nord de l’Europe ou l’intensité de la pauvreté monétaire et plus variable est moins important (exemple : la Grande-Bretagne, l’Allemagne de l’est et les Pays Bas) Dans les pays du sud il y a plus d’inégalité de revenus comparé au pays du nord, les écarts de revenus trop importants renforce le phénomène de la « pauvreté traditionnelle ». Des populations plus « habituée » à la pauvreté que d’autres On constate une corrélation de la pauvreté avec le niveau de l’emploi et la conjoncture économique. La pauvreté est importante dans les pays ou le niveau de l’emploi est faible (notamment dans les pays du sud), et ou la protection sociale est limitée. Dans les pays du sud, la pauvreté est vécu comme une situation normale car elle dure dans le temps, c’est une situation à laquelle la population c’est habitué, qui tend à se reproduire de génération en génération. L’individu est persuadé qu’il ne pourra changer sa situation : forme d’acceptation. Ainsi lorsque le marché de l’emploi dégringole la population plus vulnérable face à la pauvreté et à la chute sociale. On considère donc que la pauvreté est mieux vécu dans les pays du sud car elle est comme intégré, considérée comme « un phénomène ordinaire ». La pauvreté corrélation avec le niveau de l’emploi, mais également avec le niveau de la protection sociale en Europe Lien qu’a la pauvreté avec la conjoncture économique et les rapports sociaux le sentiment du pauvre et leurs concentrations plus ou moins importantes selon les pays s’explique par le développement économique, le marché de l’emploi, par les rapports sociaux et par la nature du système de protection sociale dans les différents pays d’Europe. Tocqueville, Mémoire sur le paupérisme, 1935, nous explique qu’être pauvre dans un pays pauvre est diffèrent qu’être pauvre dans un pays prospère. Ainsi il faut tenir compte de l’état de l’économie et du niveau de production, pour comparer la pauvreté entre les pays. S. Paugam constate un lien entre la pauvreté et les rapports sociaux. En France on constate, que la pauvreté entraine la rupture des liens sociaux. Cependant, dans les pays on l’on résiste à la pauvreté de manière collective, grâce à la famille qui tisse des liens sociaux, on constate que les individus pauvres ne sont pas exclus et reste intégré au tissu sociale. Selon les pays de l’Europe la pauvreté est acceptée de manière différente selon le niveau d’assistance de l’Etat et son intervention. Simmel, « Les pauvres », 1907, l’Etat dans son rôle de protection sociale permet de différencier les pauvres et les assistés. On considère les pauvres, les individus assisté par l’Etat providence qui retient «  dans le filet générale de la protection sociale » les plus vulnérables de la population. La diversité des formes élémentaire de la pauvreté inspirée par Simmel Selon Simmel on dissocie trois formes de pauvreté : On a une forme de pauvreté d’ordre économique lié au marché du travail. Une forme de pauvreté d’ordre sociale, lié à la forme et aux liens sociaux. Une forme de la pauvreté d’ordre politique lié au système de protection sociale. On distingue donc : La pauvreté intégrée : Décrit la situation de pays ou de régions économiquement en retard. Comme la pauvreté est depuis longtemps largement rependue, les pauvres ne sont pas stigmatisés et bénéficient de la solidarité familiale ou de la socialisation par une pratique religieuse qui reste intense. L’économie informelle est particulièrement développée, c’est une pauvreté sans exclusion. Ainsi cette pauvreté englobe une localité, ou une région, ou pays ayant connus un retard économique lors de la pré industrialisation. Comme nous l’avons démontré précédemment, concernant les pays du sud ou la pauvreté est comme acceptée, la pauvreté est durable et reproductible à l’inverse des pays du nord. Dans la pauvreté intégrée il n’y a pas d’exclusion sociale car il y a une forme de solidarité familiale, et une socialisation par les pratiques religieuses. Dans les pays à fort chômage ou la pauvreté est intégrée, pas de dévalorisation grâce aux moyens de l’action sociale, créant un sentiment d’appartenance à un même groupe, que l’on retrouve dans les pays du sud. La pauvreté marginale : C’est la pauvreté d’une petite partie de la population au sein d’une société prospère. Ces pauvres sont considérés comme des « cas sociaux » « inadaptés au monde moderne », ils sont fortement stigmatisés. La pauvreté marginale est une « pauvreté minimisée ». On a considéré en 1960 et 1970, en Allemagne et dans les pays scandinave, ces pauvres comme étant des individus jugés inadaptés. Ainsi dans les pays du nord le système préventif est très développé et maintien le niveau de vie des pauvres au prix d’un contrôle étroit de leurs vies privées. Correspond en France à la situation des années 1960 et 1970. C’est une pauvreté réelle même si parfois elle est niée, elle touche des populations particulièrement vulnérables, subissant les accidents de la vie. La pauvreté disqualifiant : Concerne les sociétés post-industrielles, touchées par des difficultés économiques. Les pauvres sont considérés comme tel à travers l’image de la chute ou de la déchéance. Ainsi l’angoisse du chômage et de l’exclusion, touche une grande partie de la société. Ils sont mis hors de la sphère productive, ainsi les difficultés augmentent, « Elle ne renvoie pas à un état de misère stabilisée, mais à un processus qui peut toucher des franges de la population jusqu’à lors parfaitement intégrées au marché de l’emploi. ». La population touchée par des conditions de vie qui se détériorent (revenus, logement, santé) et dégradation de la participation à la vie sociale. Il existe une relation réelle d’interdépendance, entre les pauvres et la société dans laquelle ils vivent. La montée du chômage favorise l’exclusion sociale Avec le chômage de masse la population a peur de l’exclusion, « sentiment d’insécurité sociale ». Il est également à l’origine de l’affaiblissement du lien social et de l’isolement. La pauvreté est à l’origine d’un processus de handicapes cumulées, chômage, pauvreté économique et isolement sociale. Dans les pays du sud l’isolement sociale est faible, processus fort en France. Notamment dans les pays les plus industrialisés d’Europe «  celles qui ont connu des restructurations d’envergure et des pertes d’emplois considérables ». On recherche dans ces pays de nouvelles formes d’actions sociales. Mise en place de solutions d’insertion et d’accompagnement sociale qui restent insuffisantes pour réduire le niveau du chômage et de la pauvreté. La pauvreté est donc en lien avec la conjoncture économique, notamment le niveau de l’emploi, et le poids qu’à la protection sociale dans les différentes sociétés.

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