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Comment comprendre l'expression : « L'erreur est humaine? » ? (Pistes de réflexion seulement)

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erreur

 

Une formulation assez originale d'un sujet classique sur la vérité et l'erreur. Celle-ci est-elle une composante intrinsèque de la condition humaine, et l'homme peut-il lutter contre elle ? Cherchez à bien caractériser chacune des attitudes philosophique ( ou pratiques) qui se dessinent derrière les trois interprétations. Dans le cas de la condamnation, examinez bien ce qui est condamné et au nom de quoi. éléments de réflexion • Cela signifierait-il que l'erreur est « excusable «, « pardonnable « ? • Cela ne signifierait-il pas que l'erreur est une faute, « ma faute «? • Le sens commun et son langage (emploi du pronom réfléchi) m'avertissent que je me trompe plutôt que je ne suis trompé. Cf. "la problématique cartésienne attribuant l'erreur à la disproportion entre l'infinité de la volonté et la limitation de l'entendement. Cf. la distinction bien connue entre l'idée — qui n'est ni vraie ni fausse — et le jugement. La défaillance constitutive de l'erreur relèverait (toujours ?) d'un mauvais usage de la volonté, d'une altération de l'attention qu'il serait légitime de m'imputer. Toute erreur toujours, en un sens, serait « ma faute «, dépendrait de moi. • Pourtant (en un autre sens ? parfois, voire le plus souvent ?), il apparaît que l'erreur semble exclure le consentement de mon vouloir et se produire — pour ainsi dire en moi, sans moi ou malgré moi. Elle peut être considérée comme le résultat d'un processus objectif, fondé sur un ordre réel du monde et qui, à la limite, ferait s'évanouir comme une illusion l'autonomie du moi. • Cela ne signifierait-il pas que l'être humain est un être qui peut être rationnel (raisonnable ?), mais qui n'est pas rationnel (raisonnable ?). lectures • Descartes, Quatrième méditation métaphysique. • Éric Weil, Logique de la philosophie, notamment l'Introduction (Vrin).

 

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