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Commentaire de texte : la nuit de mai (Alfred musset)

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musset

 

I- La souffrance du poète

A. La solitude

1. La trahison des sens qui renforce la solitude.

-  la vue dans les vers 10 à 15 : « J’ai cru qu’une forme voilée / [...] Elle s’efface et disparaît» ;

- l’ouïe dans les vers 31-35 : « Ne frappe-t-on pas à ma porte ? / [...] Qui vient? qui m’appelle ? — Personne.

2. La souffrance engendrée par la solitude.

-  souffrance physique ( tout mon corps frissonne »? v. 34)

-  souffrance morale (analyse des exclamatives déploratives: « Ô solitude!

Ô pauvreté », v. 37).

 

B. Une parole inquiète

Instabilité et fragilité de la parole du poète:

- emploi d’un mètre relativement bref (l’octosyllabe)

- accumulation de phrases courtes (Qui vient? Qui m’appelle ? — Personne. », v. 35)

- ponctuation expressive abondante qui transforme la parole en un cri

(« Pourquoi mon cœur bat-il si vite ? », v. 27).

 

II - L’appel à la poésie

A. La Muse, nouvelle amante

1. Une rencontre amoureuse

La Muse propose au Poète de prendre la place laissée vide à ses côtés (champ lexical de l’amour : « baiser », v. 1 et 7, répété deux fois et placé à la rime; « bien-aimée », v. 21, 

« amour », v. 25, « deux jeunes époux », v. 26).

2. la sensualité. 

Sensualité de la description de la nature qui fait appel à tous les sens

- vue ( buissons verts », v. 6, « le frelon nacré », v. 20)

-odorat (« La fleur de l’églantier », v. 2, « voile odorant », v. 17, « « La  rose », v. 19, 

« parfums », v. 25)

- toucher (» les vents vont s’embraser », v. 3)

- ouïe (« murmure », v. 25).

 

B. La poésie, un nouveau départ

1. Conseils de la Muse.

 La Muse conseille au poète de se remettre à écrire (récurrence des impératifs : « prends », « donne »).

2. La poésie et le printemps.

 L’écriture est comme l’annonce d’un renouveau, associé au printemps (vers 3) et au jour (vers 4) qui met fin à la nuit (vers 14 et 20) de la souffrance. Récurrence du futur proche (vers 3 et 21).

 

 

Conclusion

« La Nuit de mai » s’ouvre sur un discours optimiste de la Muse qui offre l’espoir d’un renouveau au Poète. Ce dernier, aveuglé par la souffrance, n’entend pas encore cet appel à la création mais l’écriture même du poème suggère qu’il finira par entendre les conseils de l’« immortelle »

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