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Fiche de lecture: Michel AZAMA, Iphigénie ou le péché des dieux

Publié le 29/07/2010

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I. Présentation de l’auteur :

Biographie : Michel AZAMA est né à Villelongue-de-la-Salanque en 1947. C’est un inspecteur d'académie, écrivain et dramaturge français, toujours en vie actuellement. Après des études de lettres et de philosophie à Montpellier, il suit une formation de comédien à l’école nationale de théâtre Jacques Lecoq et au cours Simon. Il écrit son premier texte, Bled, au terme d'un séjour de deux ans au Maroc. Aujourd’hui, il est dramaturge au nouveau théâtre de Bourgogne, conseiller littéraire auprès du centre national des écritures du spectacle et préside actuellement les EAT (Ecrivains Auteurs de Théâtre). Il enseigne aussi les lettres et le théâtre au lycée, et conduit des ateliers d'écriture en France, Italie, Espagne, Colombie et au Chili. Il traduit de nombreux auteurs et écrit ses propres œuvres. Ces dernières sont traduites et représentées en Europe et en Amérique Latine. C’est lui-même d’ailleurs qui traduit tous ses textes en Espagnol. Bibliographie : Voici toutes les œuvres de Michel AZAMA, dans l’ordre chronologique de leurs parutions : - Bled, L'avant-scène Théâtre, 1984 - Vie et mort de Pier Paolo Pasolini, L'avant-scène Théâtre, 1986 - Le Sas, L'avant-scène Théâtre, 1989 - Croisades, Théâtrales, 1989 - Iphigénie ou le Péché des dieux, Théâtrales, 1991 - Aztèques, Théâtrales, 1991 - Les deux terres d’Akhenaton, Théâtrales, 1994 - Zoo de nuit, Théâtrales, 1995 - Fait divers, Théâtrales, 1998 - Saintes Familles, Théâtrales, 2002. Michel AZAMA est, sans aucun doute, un représentant actif de l’école théâtrale. Celui-ci n’appartient pas à un mouvement littéraire précis, même si ses œuvres sont principalement dramatiques. Mais on pourrait dire qu’il est lyrique. Iphigénie est une tragédie moderne. « Iphigénie ou le péché des dieux « a été publié en France en 1991, sans conditions particulières à signaler.

II. Présentation de l’œuvre :

Le cadre : L’histoire débute au Mont Olympe, où les dieux se lamentent puisqu’il ne se passe plus rien chez les humains depuis quelques temps. Ils s’ennuient et commencent donc à proposer des sacrifices ou une guerre pour les distraire. Le sacrifice de la jeune et belle Iphigénie, fille d’Agamemnon, est choisi pour assoiffer les dieux. Les noces que lui préparait son père se transforment prématurément en offrande, totalement à l’insu de la principale intéressée…

Les personnages : Dans ce drame, il y a trois types catégorie de personnages distincts : - Les personnages intégrants du texte, qui font avancer l’histoire autour d’Iphigénie, - Le chœur, qui apparaît de temps en temps pour commenter l’action, et ceux qui apparaissent pour compléter l’histoire, pour que l’on comprenne mieux certains faits, - Les dieux, qui permettent le déroulement de cette histoire par leur jugement. Tous les personnages : - IPHIGENIE, fille d’Agamemnon et de Clytemnestre. C’est elle « l’élue « des dieux, totalement à son insu, puisqu’elle, se prépare à son mariage avec Achille qu’elle attends depuis si longtemps. C’est une femme extraordinairement belle à l’âme pure qui, malgré sa perfection, est destinée à mourir. - ACHILLE, jeune guerrier grec. Il est le promis d’Iphigénie jusqu’au changement de programme qu’il n’apprend qu’en fin de texte, en même temps que l’intéressée. Il a d’ailleurs du mal à accepter ce mariage, tant la mort de son précédent bien-aimé l’a troublé. - PATROCLE, jeune guerrier grec. Il n’apparaît que sous la forme d’un spectre. C’est l’homme qu’Achille aimait avant sa mort. Lors de sa seule apparition, il pousse Achille à refaire sa vie, et de faire son deuil, quoiqu’il arrive. - TIRESIAS, jeune berger aveugle. Athéna le rend aveugle pour avoir osé la regarder dans son bain. La déesse lui donne aussi l’ordre de dire à Agamemnon le choix des dieux au sujet d’Iphigénie. Il sait que le sacrifice d’Iphigénie va amener la guerre. - ELECTRE, petite sœur d’Iphigénie. Elle est insouciante de ce qu’il se passe. Elle croît vraiment au mariage de sa grande sœur, et vient même lui faire part qu’elle a aperçu Achille, alors qu’Iphigénie ne l’a toujours pas vu. - AGAMEMNON, roi d’Argos et père d’Iphigénie. Organisant d’abord ce qui devait d’abord être le plus beau jour de la vie d’Iphigénie, il est obliger de transformer ces noces en un sacrifice qu’il ne peut contester. Il n’ose pas le dire à sa fille. Il est pourtant considéré comme le roi des rois. - CLYTEMNESTRE, reine d’Argos et mère d’Iphigénie. Elle n’accepte pas ce sacrifice et crie tout le long du texte son amertume. Elle prend comme seul coupable Agamemnon, qui malgré son statut de roi des rois, ne fait rien pour sauver sa propre fille. C’est d’ailleurs elle qui dira à sa fille ce qui l’attends à l’issue de ce jour maudit. - LE CHŒUR, adolescentes, toutes amies d’Iphigénie. Il accompagne le texte en commentant et en résumant les actions. - LA CHORYPHEE, vieille femme. Elle fait partie de certains dialogues, et ce qu’elle dit nous explique pourquoi un tel dit ça, ou pourquoi un tel se lamente d’un fait. - LE TREMBLEUR, vieillard. Il démontre que la vieillesse et la mort sont des choses dure, mais que l’on aime chacun à sa façon, par la vie qu’on a mené, et par ce que l’on pense de la vie en elle-même. Il meurt pendant qu’Achille lui parlait. - KALKHAS, grand prêtre. C’est l’homme qui est chargé de tué Iphigénie. Il le fait suite à une cérémonie, où Iphigénie lui demande l’asile. - LES DIEUX : Dionysos, Apollon, Kronos, et d’autres dieux grecques. C’est eux qui décident, du haut du Mont Olympe, le sacrifice d’Iphigénie, faute de distraction. - ARTEMIS, déesse grecque. Elle fait aussi partie du jugement des dieux, et, prenant la place du reflet d’Iphigénie dans un miroir, répond à toutes les questions de cette dernière sur elle-même, sans qu’elle ne s’en perçoive pour autant. - ATHENA, déesse grecque. C’est elle qui est responsable de l’état de Tirésias, le punissant d’une erreur.

Le résumé :

Les dieux s’ennuient. Plus de distraction, plus de guerres, plus de morts. Ils décident alors le sacrifice d’Iphigénie, la jeune et belle fille d’Agamemnon, roi d’Argos, pour assoiffer leurs lamentations et pour qu’il y ait une guerre. Il aura donc lieu le jour où le mariage d’Iphigénie à Achille, jeune guerrier grec, était initialement prévu. Personne n’ose dire à la principale intéressée ce qu’il l’attend vraiment. Même pas son père, Agamemnon, qui préfère pleurer devant sa fille que de lui avouer ce qu’il ne peut empêcher malgré son statut de roi des rois. Celle-ci croit toujours à son alliance avec Achille, et à ce jour qui devait être le plus beau de sa vie. Achille, lui, a d’abord eu du mal à accepter Iphigénie, portant toujours le deuil de son précédent bien-aimé, Patrocle. Mais grâce à ce dernier qui, sous forme de spectre, le pousse à refaire sa vie, et aux sentiments d’Iphigénie envers lui, elle réussi à le convaincre. Ils se connaissent à peine et voient déjà grand pour leur avenir. Tous deux croient à cette union. Tellement proche pour eux, mais pourtant si loin…

Les thèmes :

Le mythe d’Iphigénie nous offre plusieurs thèmes, interprétés par cette tragédie. Voici les quatre qui m e semblent les plus importants : Le sacrifice : Ce mythe qu’est « Iphigénie ou le péché des dieux « tourne sensiblement autour du sacrifice. Avec celui-ci, Euripide tout d’abord, puis Michel Azama, ont sûrement voulu dénoncer toutes les personnes dans le monde qui meurent injustement, de force, sans qu’il n’y ait de raisons particulières à ce que leurs morts soient provoquées. En effet, Iphigénie est, entre autre, le modèle de tous ces gens assassinés, condamnés à mort, ou qui ont perdu la vie à la guerre, après qu’ils y aient été envoyé de force.

L’amour : Iphigénie est persuadée qu’elle va être lié par le mariage à Achille. Et ce qu’elle ressent pour lui, même sans ne l’avoir encore rencontré, nous montre l’intégrante importance de l’amour dans cette tragédie. Tout ce dont elle lui fait part lors de leurs discussions est tout à fait digne d’appartenir aux termes expressifs de l’amour. Malgré l’hésitation d’Achille en premier lieu, elle parvient, grâce à tous ses sentiments pour lui, a obtenir son accord. La réaction d’Achille lors de la mort d’Iphigénie est aussi due à la passion qu’il le liait à elle, même s’ils ne se connaissaient à peine.

Le désespoir : Ce sentiment d’injustice et de tristesse est également représenté sous toutes ses formes. Tout d’abord par Agamemnon, qui n’ose même pas dire à sa propre fille qu’elle va être exécuté au lieu d’être marié à Achille tellement il a honte de ne rien pouvoir faire pour la sauver. Puis par Clytemnestre, qui crie son désespoir en repoussant toutes les fautes sur son mari. Elle se lamentera aussi auprès de sa fille, à qui elle fera part de tout l’amour qu’elle portait pour elle dés sa naissance. Par Iphigénie, qui se rend compte qu’elle ne pourra jamais vivre une belle histoire avec son bien-aimé, qu’elle a attendu si longtemps. Par désespoir, elle y viendra même à penser s’enfuir avec Achille, pour éviter la terrible sentence, malgré ce que cela aurait pu engendrer auprès des dieux. Et enfin, par Achille qui, après avoir longuement hésiter à accepter Iphigénie par faute de ne pas avoir fait totalement le deuil de Patrocle, tente tout pour sauver Iphigénie. Lors de la mort de celle-ci, Achille devient comme fou, il enfonce Agamemnon, qu’il accuse d’être roi des rois et de ne rien pouvoir faire pour sa fille, et commence à relancer toute l’armée grecque, pour partir faire la guerre, pour que le sang coule, pour qu’il y ait des morts. La vie n’a plus beaucoup d’importance à ses yeux, sans Iphigénie.

La guerre : Si le sacrifice d’Iphigénie est décidé par les dieux, c’est tout d’abord pour que la guerre reprenne. Pour cela, la mort d’Iphigénie, fille du roi des rois Agamemnon, est cruciale. Durant toute l’histoire, plusieurs passages parlent de la guerre. Tout d’abord lors du jugement, où les dieux se lamentent qu’il n’y ait plus rien pour se distraire, même pas une guerre. Puis lors d’un dialogue entre Achille et Patrocle, jeune guerrier grecque qu’aimait Achille, malheureusement mort à la guerre. Ensuite lors du passage où discutent le Trembleur, Iphigénie et Achille. Ici, le guerrier fait part que la guerre l’attend, mais qu’il n’en a pas besoin pour être un héros. Et enfin lors de la mort d’Iphigénie, puisque le sacrifice de cette dernière révolte Achille, qui pousse l’armée grecque à repartir à la guerre, quoiqu’il arrive, pour que le sang coule et qu’il y ait des morts.

III. Jugement critique :

Mon passage préféré : Le passage qui m’interpelle le plus est sans hésiter la scène 8, de la page 38 à la page 43, entre Agamemnon et sa fille Iphigénie,. En effet, on voit très bien dans ce passage le désespoir d’un père qui ne peut malheureusement rien faire contre cette horrible décision des dieux malgré son statut de roi des rois. A aucun moment il ne fait part à sa fille que c’est elle qui sera sacrifiée sur l’autel, et non un animal. Il préfère pleurer devant elle plutôt que de lui avouer ce qu’il ne peut empêcher. Comme s’il avait honte de ne rien pouvoir faire. Agamemnon est bien un guerrier car il sait que le sacrifice d’Iphigénie permettre à son armée de reprendre la bataille à Troie. Mais tel un père indigne et même s’il on sent qu’il aime sa fille et regrette ce qui va bientôt arriver, il ne fait rien. Tout l’amour d’un père pour sa fille, et vice-versa, est concentré dans cette scène. Dans ce passage, on comprend aussi ce qu’Electre a vraiment voulu dire à sa grande sœur, quand elle raconte ce que les servantes disent au sujet d’Iphigénie. Il y a confusion entre le mariage et la mort dans leurs propos. Par les pleurs du père, jusqu'à ses dernières phrases qui soulèvent tous ses sentiments paternels. Puis par l’inquiétude d’Iphigénie quant aux larmes de son père, jusqu’à son départ qui porte sur la fierté d’un père envers sa fille. Cette scène est donc celle que je préfère, car elle nous fait partager l’amour entre père et fille, mais aussi le bonheur, la naïveté et l’inquiétude de cette fille, et la honte, la non franchise, l’indignité et les pleurs du père.

Ce que je pense de l’œuvre : Pour moi, cette œuvre est totalement représentative de plusieurs choses similaires dans la vie de tous les jours depuis plusieurs siècles. Depuis déjà bien longtemps, des personnes meurent de façons injustes. Cela peut être par leur envoi à la guerre sans qu’ils n’aient le choix. On peut faire référence au massacre des juifs lors de la seconde guerre mondiale, ou au génocide arménien. Ces deux groupes de gens ont été exterminés, tout comme Iphigénie, contre leur gré, sans qu’ils n’aient fait quelque chose de particulier à l’encontre des autres. Ensuite, j’ai trouvé cette œuvre très intéressante par tout ce qui en ressort au niveau familiale. L’amour d’un père et d’une mère envers leur fille est très important et ce texte en est un exemple. Son père veut peut être protéger sa fille en n’osant avouer ce qu’il l’attend, et par la même occasion ne pas souiller son bonheur. Mais, pour moi, c’est plutôt l’acte d’un père indigne,. Sa mère, elle, se rend compte, par ce prochain évènement, combien elle aimait sa fille, combien elle l’a chérie de toutes les manières, et combien elle va lui manquer. Le jugement des dieux est aussi un sujet très démonstratif de la réalité. On peut interprété ce jugement à une dictature, car la décision du sacrifice est prise unilatéralement sans l’accord des autres, pourtant plus nombreux. Enfin, la belle histoire d’amour d’Iphigénie et Achille, pourtant si courte, nous révèlent l’importance de croire à la possibilité d’une union jusqu’au bout, quoiqu’il arrive. Dans cette tragédie, Achille prend le dessus sur un deuil qu’il a du mal à franchir, et se laisse envoûter par les belles paroles d’Iphigénie. Lorsqu’ils apprennent la terrible nouvelle, tous deux cherchent des solutions, pensant même à fuir. Et le fait qu’Achille refuse de la laisser mourir, alors qu’ils se connaissaient à peine, est aussi représentatif de cet amour enflammé. La réaction qu’a Achille lors du sacrifice d’Iphigénie nous démontre ce qu’il ressentait pour elle, puisque sans sa présence, il préfère reprendre la guerre et mourir.

 

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« - LE CHŒUR, adolescentes, toutes amies d'Iphigénie.

Il accompagne le texte en commentant et en résumant lesactions.- LA CHORYPHEE, vieille femme.

Elle fait partie de certains dialogues, et ce qu'elle dit nous explique pourquoi un teldit ça, ou pourquoi un tel se lamente d'un fait.- LE TREMBLEUR, vieillard.

Il démontre que la vieillesse et la mort sont des choses dure, mais que l'on aime chacun àsa façon, par la vie qu'on a mené, et par ce que l'on pense de la vie en elle-même.

Il meurt pendant qu'Achille luiparlait.- KALKHAS, grand prêtre.

C'est l'homme qui est chargé de tué Iphigénie.

Il le fait suite à une cérémonie, oùIphigénie lui demande l'asile.- LES DIEUX : Dionysos, Apollon, Kronos, et d'autres dieux grecques.

C'est eux qui décident, du haut du MontOlympe, le sacrifice d'Iphigénie, faute de distraction.- ARTEMIS, déesse grecque.

Elle fait aussi partie du jugement des dieux, et, prenant la place du reflet d'Iphigéniedans un miroir, répond à toutes les questions de cette dernière sur elle-même, sans qu'elle ne s'en perçoive pourautant.- ATHENA, déesse grecque.

C'est elle qui est responsable de l'état de Tirésias, le punissant d'une erreur. Le résumé : Les dieux s'ennuient.

Plus de distraction, plus de guerres, plus de morts.

Ils décident alors le sacrifice d'Iphigénie, lajeune et belle fille d'Agamemnon, roi d'Argos, pour assoiffer leurs lamentations et pour qu'il y ait une guerre.

Il auradonc lieu le jour où le mariage d'Iphigénie à Achille, jeune guerrier grec, était initialement prévu.

Personne n'ose direà la principale intéressée ce qu'il l'attend vraiment.

Même pas son père, Agamemnon, qui préfère pleurer devant safille que de lui avouer ce qu'il ne peut empêcher malgré son statut de roi des rois.

Celle-ci croit toujours à sonalliance avec Achille, et à ce jour qui devait être le plus beau de sa vie.

Achille, lui, a d'abord eu du mal à accepterIphigénie, portant toujours le deuil de son précédent bien-aimé, Patrocle.

Mais grâce à ce dernier qui, sous forme despectre, le pousse à refaire sa vie, et aux sentiments d'Iphigénie envers lui, elle réussi à le convaincre.

Ils seconnaissent à peine et voient déjà grand pour leur avenir.

Tous deux croient à cette union.

Tellement proche poureux, mais pourtant si loin… Les thèmes : Le mythe d'Iphigénie nous offre plusieurs thèmes, interprétés par cette tragédie.

Voici les quatre qui me semblentles plus importants :Le sacrifice :Ce mythe qu'est « Iphigénie ou le péché des dieux » tourne sensiblement autour du sacrifice.

Avec celui-ci, Euripidetout d'abord, puis Michel Azama, ont sûrement voulu dénoncer toutes les personnes dans le monde qui meurentinjustement, de force, sans qu'il n'y ait de raisons particulières à ce que leurs morts soient provoquées.

En effet,Iphigénie est, entre autre, le modèle de tous ces gens assassinés, condamnés à mort, ou qui ont perdu la vie à laguerre, après qu'ils y aient été envoyé de force. L'amour :Iphigénie est persuadée qu'elle va être lié par le mariage à Achille.

Et ce qu'elle ressent pour lui, même sans nel'avoir encore rencontré, nous montre l'intégrante importance de l'amour dans cette tragédie.

Tout ce dont elle luifait part lors de leurs discussions est tout à fait digne d'appartenir aux termes expressifs de l'amour.

Malgrél'hésitation d'Achille en premier lieu, elle parvient, grâce à tous ses sentiments pour lui, a obtenir son accord.

Laréaction d'Achille lors de la mort d'Iphigénie est aussi due à la passion qu'il le liait à elle, même s'ils ne seconnaissaient à peine. Le désespoir :Ce sentiment d'injustice et de tristesse est également représenté sous toutes ses formes.

Tout d'abord parAgamemnon, qui n'ose même pas dire à sa propre fille qu'elle va être exécuté au lieu d'être marié à Achille tellementil a honte de ne rien pouvoir faire pour la sauver.

Puis par Clytemnestre, qui crie son désespoir en repoussant toutesles fautes sur son mari.

Elle se lamentera aussi auprès de sa fille, à qui elle fera part de tout l'amour qu'elle portaitpour elle dés sa naissance.

Par Iphigénie, qui se rend compte qu'elle ne pourra jamais vivre une belle histoire avecson bien-aimé, qu'elle a attendu si longtemps.

Par désespoir, elle y viendra même à penser s'enfuir avec Achille, pouréviter la terrible sentence, malgré ce que cela aurait pu engendrer auprès des dieux.

Et enfin, par Achille qui, aprèsavoir longuement hésiter à accepter Iphigénie par faute de ne pas avoir fait totalement le deuil de Patrocle, tentetout pour sauver Iphigénie.

Lors de la mort de celle-ci, Achille devient comme fou, il enfonce Agamemnon, qu'ilaccuse d'être roi des rois et de ne rien pouvoir faire pour sa fille, et commence à relancer toute l'armée grecque,pour partir faire la guerre, pour que le sang coule, pour qu'il y ait des morts.

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