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La princesse de Clèves extrait 1 de Mme de la Fayette

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La princesse de Clèves extrait 1 Introduction : Le texte que je vais vous présenter est un extrait du roman de Mme de la Fayette, qui s'intitule « La princesse de Clèves ». Le récit s'inscrit dans un cadre historique précis, celui de la France sous le règne d'henri II Bref présentation du livre: Mme de Chartres introduit a la cour sa fille, Mlle de Chartres, qui se distingue par sa beauté et son esprit. Sur les conseille de sa mère, Mlle de Chartres épouse le princesse de Clèves et deviens La Princesse de Clèves. Peu de temps après elle rencontre le duc de Nemours. Les deux jeunes tombent immédiatement amoureux l'un de l'autre, mais la princesse fait tout pour cacher ses sentiments. Afin d'y arriver elle va se retirer de la cour dans sa maison des coulommiers. A son mari qui ne comprend pas son retrait a la cours, elle avoue qu'elle aime un autre homme, sans mentionner son nom. Le prince de Clèves rongé par la jalousie meurt de chagrin. Face a cette mort la princesse décide de se retirer dans un couvent. Situer l'extrait dans le livre : Cet extrait se déroule lors de la première apparition de Mlle de Chartres a la cour Explication linéaire : 1ère paragraphe : « Il parut alors une beauté à la cour, qui attira les yeux de tout le monde, et l'on doit croire que c'était une beauté parfaite, puisqu'elle donna de l'admiration dans un lieu où l'on était si accoutumé à voir de belles personnes. Elle était de la même maison que le vidame de Chartres, et une des plus grandes héritières de France. » Dans cette première phrase Mme de la Fayette crée un effet d'attente, elle ne révèle pas tout de suite le nom de l'héroine du roman. Le lecteur la découvre a travers le regard intiguer et admiratif des courtisant. Tout est mis en oeuvre afin de retarder son apparition et susciter l'interet : - La forme impersonnelle ( « Il parut alors une beauté a la cour » ), elle permet de donner a cet extrait une tournure de conte de fée. - Les article indéfini « un ; une » (« une beauté », « une beauté parfaite ») qui prolonge le mystère sur son identité. - La convergence de tout les regards tourné vers l'héroine : « qui attira les yeux de tout le monde », « elle donna de l'admiration ». - Afin de faire durer l'attente, Mme de la Fayette ménage une pause dans le récit pour revenir sur le passé et l'éducation de la jeune fille. - L'héroine n'est pas nommé directement dans cet extrait (« Elle était dans la même maison que le vidame de Chartres »). Madam de la Fayette met ainsi son héroine en valeur, dévoilant petit à petit ses multiples qualités. La Princesse de Clèves est présentée comme un modèle de perfection. Elle est désigner la première fois par une métonymie (« une beauté ») qui la consacre d'emblée comme une incarnation de la beauté. Mlle de Chartres apparaît d'autant plus exceptionnelle et distinguée qu'elle se fait remarquer dans un lieu d'exception : la cour. Elle « attira les yeux de tout le monde... dans un lieu ou l'on était si accoutumé a voir de bellles personnes ». On peut également voir des hyperboles et des superlatifs : « une beauté parfaite », « attira les yeux de tout le monde », « admiration ». Son statut social, également exceptionnelle, fait d'elle une personne distinguée. On apprend qu'elle est dans la même maison que le vidame de Chartres et « une des plus grandes héritières de France » « un des plus grand parties qu'il y est eu en France » ( superlatifs ) La beauté de Mlle de Chartres demure tout de même abstrait, aucune présicion n'est donné quant à ses tarits. Sa beauté est davantage suggérée que décrite : « une beauté parfaite ». Les procédés hyperboliques et l'abstarction du portrait participe a l'idéalisation de La Princesse de Clèves. 2ème paragraphe : « Son père était mort jeune, et l'avait laissée sous la conduite de madame de Chartres, sa femme, dont le bien, la vertu et le mérite étaient extraordinaires. Après avoir perdu son mari, elle avait passé plusieurs années sans revenir à la cour. Pendant cette absence, elle avait donné ses soins à l'éducation de sa fille ; mais elle ne travailla pas seulement à cultiver son esprit et sa beauté ; elle songea aussi à lui donner de la vertu et à la lui rendre aimable. » Madame de Chartres est dépeinte comme une mère d'exception qui concentre toutes les qualités, a l'exception de la jeunesse et de la beauté. Ses qualités morales sont énumérées et mis en valeur par l'adjectif hyperboliques « extraordinaires » : « Le bien, la vertu et le mérite étaient extraordinaires ». A contre courant des pratiques de son époque, elle s'est retirée de la cour pour se consacrer à l'éducation de sa fille (« plusieurs années sans revenir à la cour », « pendant cette absence »). A cette époque les jeunes filles recevais une éducation au couvent, Mme de Chartres est donc très impliqué dans le lexique de l'éducation : « donné ses soins », « travailla », « cultiver », « songea aussi à lui donner ». 3ème paragraphe : « La plupart des mères s'imaginent qu'il suffit de ne parler jamais de galanterie devant les jeunes personnes pour les en éloigner. Madame de Chartres avait une opinion opposée ; elle faisait souvent à sa fille des peintures de l'amour ; elle lui montrait ce qu'il a d'agréable pour la persuader plus aisément sur ce qu'elle lui en apprenait de dangereux ; elle lui contait le peu de sincérité des hommes, leurs tromperies et leur infidélité, les malheurs domestiques où plongent les engagements ; et elle lui faisait voir, d'un autre côté, quelle tranquillité suivait la vie d'une honnête femme, et combien la vertu donnait d'éclat et d'élévation à une personne qui avait de la beauté et de la naissance. Mais elle lui faisait voir aussi combien il était difficile de conserver cette vertu, que par une extrême défiance de soi-même, et par un grand soin de s'attacher à ce qui seul peut faire le bonheur d'une femme, qui est d'aimer son mari et d'en être aimée. » A travers Mme de Chartres c'est en réalité Madame de la Fayette qui nous transmet un programme éducatif pour élever les jeunes filles. Elle critique l'éducation traditionnele des filles qui consiste a l'évitement de nombreux sujets, dont l'amour et la galenterie. Ce jugement critique de la romacière transparait dans l'emploi du présent de vérité général : « la plupart des mères s'imaginent », « les malheurs domestiques où plongent les engagements », « qui est d'aimer son mari ». Mme de la Fayette dans ce portrait propose un programme éducatif qui repose sur ces principes : - « cultiver son esprit et sa beauté » afin de plaire en société - Donner de « la vertu » il convient d'inculquer des valeurs morales aux jeunes filles - « parler franchement des danger de la vie » : Mme de la Fayette s'oppose a l'éducation traditionnelle - « mettre en garde contre les dangers d l'amour » et préparer a la vie conjugale - Enseigner « une extrème défiance de soi-même » Mme de Chartres enseigne à ne pas céder a ses sentiments afin d'avoir toujours le controle de soi-même. Mme de Chartres lui fait souvent « les peintures de l'amour » en s'appuyant sur des exemples concrets comme le suggère les verbes relatifs a la vue : « elle lui montrait », « elle lui faisait voir ». Cette éducation est basée sur le dialogue. En attestent les imparfaits d'habitude qui soulignent des conversations maintes fois reprises : « elle faisait », « elle lui montrait », « elle lui faisait voir ». 4ème paragraphe : « Elle lui montrait ce qu'il a d'agréable pour la persuader plus aisément sur ce qu'elle lui en apprenait de dangereux ; elle lui contait le peu de sincérité des hommes, leurs tromperies et leur infidélité, les malheurs domestiques où plongent les engagements ; et elle lui faisait voir, d'un autre côté, quelle tranquillité suivait la vie d'une honnête femme, et combien la vertu donnait d'éclat et d'élévation à une personne qui avait de la beauté et de la naissance. Mais elle lui faisait voir aussi combien il était difficile de conserver cette vertu, que par une extrême défiance de soi-même, et par un grand soin de s'attacher à ce qui seul peut faire le bonheur d'une femme, qui est d'aimer son mari et d'en être aimée. » Madame de Chartres transmet à sa fille une vision pessimiste de l'amour. Les plaisirs de l'amour sont évoqués succinctement, Mme de Chartres s'attarde sur les souffrances de la passion. Elle lui énumère les vices des hommes, dépeignant un monde cruel où l'amour ne mène qu'à la souffrance : « le peu de sincérité des hommes, leurs tromperies et leur infidélité, les malheurs domestiques où plongent les engagements ». Madame de Chartres oppose alors la vertu et l'amour. Elle dresse deux tableaux antithétiques : alorsque l'amour mène aux « malheurs domèstiques », la vertu donne de « l'éclat » et de « l'élévation ». Amour et vertu sont dépeintes comme deux forces antithétiques ne pouvant être concilliées que dans l'amour conjugal « qui seul peut faire le bonheure d'une femme ». Cette éducation rigoriste et moraliste rélève les sympathies jansénistes de Mme de la Fayette et reprend des débats fréquents concernant l'amour dans les salons du XVIIème siècle : faut il parler d'amour aux jeunes filles ? L'amour conjugal peut il rendre heureux ? 5ème paragraphes : Cette héritière était alors un des grands partis qu'il y eût en France ; et quoiqu'elle fût dans une extrême jeunesse, l'on avait déjà proposé plusieurs mariages. Madame de Chartres, qui était extrêmement glorieuse, ne trouvait presque rien digne de sa fille ; la voyant dans sa seizième année, elle voulut la mener à la cour. Lorsqu'elle arriva, le vidame alla au-devant d'elle ; il fut surpris de la grande beauté de mademoiselle de Chartres, et il en fut surpris avec raison. La blancheur de son teint et ses cheveux blonds lui donnaient un éclat que l'on n'a jamais vu qu'à elle ; tous ses traits étaient réguliers, et son visage et sa personne étaient pleins de grâce et de charmes.

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