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Le travail n'est-il qu'une contrainte ?

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Neufville Roxane TS4 13 décembre 2018 Dissertation de philosophie « Le travail n’est-il qu’une contrainte ? » Le travail peut se définir comme une action que l’homme a sur un matériau pour le transformer et pour satisfaire des besoins précis. La contrainte est en général considérée comme un obstacle à la liberté, à l'épanouissement de soi : elle limite l’être. Il peut parfois s'agir de la contrainte naturelle ou parfois d’une contrainte sociale qui se relie au travail. Bien que le travail ait une considération négative, à savoir une contrainte, n’y a-t-il pas des exceptions ? Il faut aussi savoir quelles formes prend la contrainte, est-elle exclusivement négative ? ? Dans un premier temps, on analysera les aspects contraignants du travail. Et dans une deuxième phase de la réflexion, on mettra en évidence la positivité du travail. Premièrement, intéressons nous à la contrainte du travail. Tout d’abord, une contrainte peut-être naturelle. Il faut considérer que le travail est une nécessité qui s’impose à l’homme pour produire les conditions et les instruments nécessaires 1 pour sa survie, cela peut aller d’un salaire à un simple sentiment de se sentir utile, ce qui est très satisfaisant. Il est vrai que pour tout travail ou presque, il demande une capacité physique ou intellectuelle se qui contraint l’homme à s’entrainer ou se cultiver, je parle par exemple des études à faire pour arriver à un métier qui est épanouissant. Même sans parler d’un métier, on peut évoquer l’a?rontement de la nature, qui est pareillement contraignant puisque les capacités naturelles de l’homme ne sont, probablement, pas assez développées afin d’a?ronter la nature et la société qui sont si complexes. Aussi, ce qui peut se rajouter à la contrainte naturelle, c’est la contrainte sociale, comme je le disais, elle est également dure à a?ronter et à gérer. En e?et celle-ci exige des individus une certaine forme d'utilité et de productivité. Bien qu’une contrainte importante, lorsqu’elle est correctement a?rontée, l’individu admet un sentiment de bonheur et en autre, l’épanouissement. De plus, il faut travailler pour gagner sa vie et le travail permet aussi d'acquérir par échanges, des choses qu'on ne peut créer soi-même. Il accorde à l’individu une forme d’intégration dans la société, puisque de nos jours, tout le monde travaille et par conséquent, sans travail, l'individu se voit condamné à une certaine forme d’exclusion de la société. Par exemple, un travail débouche sur l’obtention d’un salaire, et donc, sans travail, l’argent peut parfois manquer à l’homme qui peut ressentir un sentiment d’exclusion puisqu’il n’a parfois pas les moyens de pratiquer une activité ou bien d’acquérir un certain bien qu’il lui plait réellement. Enfin, il existe des contraintes spécifiques selon les cas. La contrainte sociale, qui a fait le sujet de l’argument précédent, se repère également dans la nature de travaux, l’organisation dont ils dépendent, mais encore des restrictions appliquées sur le choix d’un travail. Ces restrictions sont liées non seulement aux capacités physiques, mais aussi aux capacités intellectuelles, celles-ci s’acquièrent en étudiant ou en s’entrainant. Il faut aussi savoir que la contrainte du travail dépend de la nature spécifique du travail même, ces derniers soumettent le travailleur à des exigences et des circonstances qui mécanisent son activité ou qui sont contraires à son équilibre physique ou mental. De plus, la liberté de choisir le travail qui correspond le mieux à sa personnalité, est réduite par le jeu de la sélection sociale. 2 En fonction du milieu auquel on appartient, on a plus ou moins de chances de pouvoir exercer une activité satisfaisante. Par exemple, en fonction de la situation sociale de la famille. Deuxièmement, intéressons nous à une autre dimension de l’approche précédente qui mettra en évidence la positivité de la contrainte. Pour commencer, le travail peut paraitre comme un instrument de libération puisque saisir le travail comme une unique contrainte serait bien trop réducteur par rapport à l’influence réelle du travail sur l’homme. En e?et, c'est par le travail que l'homme ébauche et réalise son humanité et forge son existence. L’humanité crée une forme d’existence inédite en se di?érenciant de la nature . Le travail ouvre donc à l'homme une voie hors des contraintes animales. Par lui, il se libère en agissant sur la nature. Cette libération est matérialisée par la création, par la réflexion de sa propre intériorité et par une objectivité de jugement sur soi-même. Sous entendu que le travail est une sorte de créativité qui est propre à une extériorisation de sa pensée ou de sa personnalité. Ensuite, mettons en évidence la dimension positive de la contrainte. E?ectivement, elle fait l’objet d’une stimulation qui entraine l’homme à dépasser ce qui lui est normalement destiné et donc, lui éviter une stagnation dans l’uniformité de sa vie dite animale. En revanche, pour que le travail soit libérateur et satisfaisant, il faut qu’il se mobilise, c’est-à-dire, qu’il soit un parfait reflet de sa personnalité et qu’il soit réellement présent, en quantité su?sante, qui elle même, est propre à chaque individu. Nous avons donc vu di?érents aspects de la contrainte, puis, l’e?et que le travail procure à l’homme, ce qui fait parfois un objet de contrainte. En e?et nous avons prouvé que pour que le travail ait une dimension positive, il faut qu’il soit le reflet de notre personnalité, mais nous savons tous que pour arriver à un travail nous correspondant réellement, il faut travailler. La conclusion que nous pouvons poser face au sujet, qui interroge justement l’aspect contraignant du travail, est donc que le travail n’est pas seulement une contrainte puisqu’il procure parfois à l’homme, une satisfaction que nul autre ne peut procurer. 3

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