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Philosophie le sujet

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Le sujet Le sujet est l’être pensant, considéré comme le fondement des perceptions qu’il reçoit et comme l’origine des actions qui lui sont attribuées. En principe, en Français, le mot peut avoir deux significations : politique ou grammaticale. En phie il peut désigner ce à quoi une propriété est attribuée. La condition requise pour remplir la fonction de sujet est d’être doué de conscience. Les animaux n’ont aucun recul par rapport à leur perception et les opérations qu’ils accomplissent sont faites sur le coup de l’instant. La conscience permet à chacun d’entre nous de contempler le monde extérieur d’un point de vue qu’il lui ai propre. On peut comparer le sujet à un spectateur qui depuis son siège pense que le spectacle est fait pour lui. La conscience rend chacun d’entre nous capable d’être responsable de ses actions, donc le sujet n’est pas seulement spectateur c’est aussi un acteur qui peut laisser son empreinte dans le monde qui l’entoure. I. Comment l’être humain accède-t-il au statut de sujet ? Il devient sujet en prenant conscience de lui-même, pour Kant il y accède quand il commence à différencier le “moi” et le “je”, selon lui le sujet est un être capable de se penser, il ne faut pas confondre, foyer de toutes les perceptions et l’objet. Un sujet doit être capable de trier ses perceptions, de différencier ce qui rapporte au monde extérieur, à son corps et ce qui vient de sa conscience. Mais il peut conquérir le statut de sujet en agissant sur le monde extérieur. Pour Hegel ce n’est pas seulement par sa conscience mais aussi par son activité que l’être humain peut accéder au titre de sujet. En transformant le monde qui l’entoure par l’action, il s’en démarque puisqu’il agit sur lui. Pour lui, l’être humain est capable d’être à l’origine d’un projet dont sa réalisation indique la présence d’un sujet (ce n’est pas le cas de l’art pour lui). Mais attention, cette action n’est pas seulement matérielle. D’après Camus, cette action peut être aussi le refus de l’aliénation* et la défense de son droit. L’être humain affirme son statut de sujet à travers ses relations avec d’autres sujets : l’intersubjectivité**. Selon Camus, l’esclave en se révoltant ne refuse pas seulement la tâche dégradante qu’il lui a été imposée, il déclare aussi qu’il n’est pas instrument mais sujet. Il affirme sa dignité, c’est à dire, un sujet moral qui a des droits et des devoirs. L’aliénation* = perdre sa dignité, sa liberté, bref son identité. Intersubjectivité**= relation entre les autres (penser à la honte) “L’enfer c’est les autres” Sartre LE SUJET A UNE CONSCIENCE, IL PEUT ÊTRE SPECTATEUR COMME ACTEUR. II. À quelles conditions le sujet peut-il être objectif ? Pour Alain, pour être objectif le sujet doit écarter ce qui s’interpose entre l’objet et lui. Il doit faire abstraction de tout ce qui lui appartient en propre. Selon lui, le sujet qui reçoit des connaissances devrait lutter contre sa tendance a les admettre sans les contrôler. C’est aussi ce que pense Platon. L’objectivité suppose que le sujet résiste à sa tentation de croire ce qu’il n’a pas vérifié. Selon Platon la communication se fait entre l’âme et soi-même. Pour être objectif le sujet doit consulter les autres afin de vérifier que l’idée qu’on se fait des objets n’est pas subjective, il faut confronter notre perception à celle des autres. Ceci passe par le dialogue. Pour Alain (Émile Chartier de son prénom), il faut la communication avec les autres. Ce que les autres ne voient pas est peut être une déformation du à leur subjectivité. La communication et le dialogue peuvent être entre nous et nous même. Pour Piaget le sujet peut être objectif à condition d’adopter un point de vu général et non particulier. Accorder à l’objectivité il doit mettre de côté sa subjectivité afin de privilégier sa connaissance de l’objet : il doit quitter son point de vue indivi “égocentrique” “narcissique” pour adopter un point de vu plus général “epistémique”* Epistis*= la science III. Peut-on mettre en doute l’existence du sujet ? Il n’est pas impossible de mettre en doute la réalité du sujet. Son existence est une hypothèse incertaine, d’après Nietzsche c’est le mot “je” qui donne l’illusion d’un sujet unique et identique à lui même. Pour lui le sujet contient une telle diversité de sentiments, d’aspirations, de pensées, qu’on ne peut point tester son unicité. Une personne peut être tiraillée entre sa volonté de travailler et son désir de regarder la télé. Comme le sujet change au cours du temps on peut contester son identité. Pour lui l’expression “je pense” doit être remplacée par “quelque chose pense”. Pour Sartre le sujet peut aller jusqu’a ce démarquer de lui-même “je ne suis pas celui que je prétends être”. Pour lui, si j’essaie de me définir par exemple par ma tristesse, je me dissocie de ce moi que je prétends définir. Il est pourtant nécessaire d’admettre l’existence du sujet. Mais il paraît difficile de renoncer à ce considérer comme un sujet. L’unité et l’identité sont au fondement de l’activité intellectuelle. Elles sont au fondement de la responsabilité morale. D’après Platon, une âme peut d’ailleurs se connaître à travers la pensée et la réflexion d’une autre âme. Par le dialogue le sujet peut se connaître lui-même. “Toute vie humaine est comédie” Sartre

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